( 4 octobre, 2007 )

Une autre image de Nouakchott

Des égouts qui dégorgent à longueur de journée, de la fumée piquante provenant de déchets carbonisés, des espaces transformés en dépôts d’ordures, des tas d’immondices jonchant les périphéries des routes, des eaux usées déversées partout…Nouakchott ventre-saint-gris ! est en train de s’effondrer sous le poids des saletés.

Nos espaces naturels, s’ils n’ont pas déjà disparu, sont dans un état de décrépitude très inquiétante. Et aucune mesure n’est prise jusque là pour parer à cette prolifération vertigineuse de ses «plaques d’impuretés » dues à la folie et à l’acharnement des hommes sur notre écosystème qui est de plus en plus acculé.

S’il ne l’est déjà. Ajoutée à cela, la pollution atmosphérique qu’engendrent ces «bus », ces tacots, ces vieilles carcasses d’une autre époque. Et en sus, des embouteillages de plus en plus taquinants et insupportables occasionnant ainsi des pertes de temps considérables et inestimables pour notre économie. Sans parler des charrettes qui encombrent les grandes artères de la capitale et des édicules construits souvent à proximité des routes.

A vrai dire, Nouakchott ressemble à tout sauf à une ville propre, une ville écologique, une ville où on peut avoir la certitude de vadrouiller en inspirant et expirant de l’air pur. D’ailleurs, ces temps qui courent, il n’est pas surprenant de constater des personnes «allergiques » aux puanteurs de masquer leur bouche et leurs deux fosses nasales tellement que ça empeste partout.

Nouakchott, naturellement, a besoin d’une cure, des opérations d’embellissement du genre «quartiers propres » ou «ville propre ». Déjà que c’est insupportable, qu’en sera-t-il si des pluies torrentielles tombaient sur notre capitale ?

L’image de Nouakchott est écœurante et désarmante. Ce n’est pas digne d’un pays qui veut se faire respecter. Et voilà des années que ça dure, finalement, on a l’impression que les populations, faute de solutions et de secours, se sont accommodée de cette atmosphère nauséabonde et étouffante.

Pas de protestation ni de marche pour protester contre cette situation. Pendant ce temps, au lieu de nettoyer ces «images sales et irrespectueuses », les autorités compétentes semblent fouetter d’autres chats. Nouakchott ressemble à une femme décatie et dans ce pays, l’hygiène publique ne semble guère préoccuper personne. Dans quelle capitale sommes-nous alors ? Certainement, pas dans une capitale aux charmes irrésistibles !

Babacar Baye Ndiaye

Pas de commentaires à “ Une autre image de Nouakchott ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|