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( 7 octobre, 2007 )

Promotion de la femme mauritanienne:Les prémices d’un renouveau

Notre Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, serait-il devenu le Président des femmes mauritaniennes, leur avocat, leur Ami ?

Car, depuis quelques temps, depuis qu’il est devenu Président de la République, il ne cesse de surprendre les hommes, tous les jours, sa pugnacité de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, de montrer qu’il n’est pas fesse-mathieu en terme de progrès, de promotion et d’émancipation féminine.

Après leurs nominations aux postes d’ambassadrices, les voilà maintenant promues aux postes de walis. Des précédents dans l’histoire politique et sociale de notre pays qui vient de sortir d’une époque d’obscurantisme et de fanatisme qui a toujours entravé la bonne marche de la République, de notre état et de notre peuple.

La promotion des femmes de plus en plus accentuée sonnerait-elle le glas d’une époque? Nos femmes, longtemps marginalisées et enchaînées dans des clichés infondés, seraient-elles en train de vivre dans le meilleur des mondes ?

La seule fausse note- incompréhensible et impardonnable !-c’est qu’il n y a pas eu parmi toutes ces nominations officielles esquissées ces derniers temps modernes, des femmes issues de la communauté négro-mauritanienne.

Sans aucun esprit de sectarisme ni aucune idée revendicatrice, c’est pour signifier simplement que la Mauritanie n’appartient pas uniquement à une seule communauté. C’est pour dire aussi, qu’au moment où la problématique sur la réconciliation nationale suscite beaucoup de débats, d’engouement et d’inquiétudes simultanément, il faut pratiquer et promouvoir une politique non discriminatoire et égalitaire qui constitue des gages d’intégration et de justice.

Ceci dit, non «avec cœur », Monsieur le Président de la République, continuez sur cette lancée de gloire pour faire rêver nos femmes, surtout celles qui se battent inlassablement et de manière convaincue pour leur reconnaissance et leur acceptation dans les sphères de décision de l’administration !

En tout cas, ce ne sont pas les associations de défense des droits de la femme mauritanienne qui ne vont pas ovationner des deux mains et des deux pieds. La femme mauritanienne est aussi capable d’accomplir de bonnes choses contrairement à ce que pensent certains esprits malveillants.

D’ailleurs, la compétence n’est pas l’apanage exclusif de l’un ou l’autre des deux sexes. C’est une question de jugement du reste relatif.

Aujourd’hui, personne ne pourra reprocher au Président de la République l’attention particulière qu’il porte ou qu’il est en train de porter sur la femme mauritanienne. Ce qu’elle n’a jamais osé rêver. On est tenté de brailler «Enfin ! Les femmes ont-elle trouvé leur véritable avocat ?» en la personne du Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi himself qui est en train de bouleverser -c’est une impression- les mœurs et les traditions et les coutumes séculaires.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi serait-il un Président iconoclaste ? Les historiens sans doute nous apporteront des éclaircissements à cette question ?

 

Babacar baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Assainissement : Enfin, les autorités ont trouvé chaussures à leurs pieds !

«Dragui-transport ». C’est cette société française désormais qui se chargera de l’assainissement du centre-ville de Nouakchott et de Ksar. Pour les autres localités de Nouakchott ou de l’intérieur du pays, elles peuvent encore patienter.

 

En terme de création d’emplois, l’état peut bien se frotter les mains car hormis l’assainissement dont elle aura en charge, cette société créera plus de 600 emplois permanents.

 

Même si le montant de l’accord signé entre les autorités et la société «Dragui-transport » membre du groupe français «Pizzorno Environnement » n’a pas été dit. Maintenant, les privilégiés des quartiers chics de Nouakchott peuvent pousser «un Ouf de soulagement !».

La gestion de l’assainissement doit aussi concerner les collectivités locales qui ont assurément un rôle à jouer dans ce secteur où c’est le capharnaüm qui fait ravage dû principalement à une absence d’études sérieuses et viables.

 

Cette gestion ne doit pas être considérée comme un «domaine réservé ou exclusif» autrement dit, il ne faut pas faire endosser toute la responsabilité à la Communauté Urbaine de Nouakchott qui ne dispose pas suffisamment de moyens financiers et techniques pour pouvoir répondre aux exigences et aux besoins des populations de Nouakchott en terme d’assainissement.

 

C’est pour cela qu’on parle de décentralisation pour un peu alléger les domaines d’intervention de l’état et surtout responsabiliser les collectivités locales dans certaines prises de décisions qui ne doivent impliquer qu’elles-mêmes.

 

Cette fois, espérons que la bonne solution a été trouvée et que Nouakchott longtemps abandonnée à elle –même va enfin se présenter comme une ville propre dans un environnement salubre. Et c’est une honte pour l’image du pays de voir notre capitale où tout est concentré patauger dans les ordures.

 

La capitale Nouakchott est la seule capitale des capitales de l’Union du Maghreb Arabe où les problèmes d’assainissement sont récurrents parce qu’il n y a jamais eu dans ce domaine des signes qui montrent réellement que les autorités ont à l’esprit et au cœur l’assainissement de la ville de Nouakchott.

 

Et malgré les efforts qui ont été toujours consentis dans ce secteur très malade par les pouvoirs publics, notre capitale n’a pas changé et les problèmes sont restés les mêmes voire plus préoccupants.

 

La problématique de l’assainissement ne devrait même pas constituer un obstacle pour nos autorités car l’agglomération de Nouakchott n’est pas très vaste de même que sa population qui est très restreinte contrairement à d’autres capitales de la sous région où le taux de pourcentage en terme de chiffres est très élevé.

 

Les populations de Nouakchott sont tellement indisciplinées et dénuées de l’esprit de citoyenneté et de civisme qu’il faudra à cette société du temps et de la patience pour venir à bout du problème de l’assainissent.

 

Le développement urbain ce n’est pas seulement l’affaire des pouvoirs publics. C’est aussi celle des citoyens qui doivent en premier lieu montrer leur adhésion au projet de tout développement urbain.

 

Babacar Baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Submersions au sud de la Mauritanie : SOS en faveur des populations

Depuis quelques jours, les populations du sud de la Mauritanie vivent un calvaire dramatique pour ne pas dire dans un enfer, consécutif à d’importantes quantités de pluie enregistrées ces derniers jours.

Alors que même nous avons encore en mémoire les images choquantes de la ville de Tintane complètement submergée, alors que même la situation dans cette moughata a semblé excéder les pouvoirs publics et les autorités locales pour xyz raisons, voila que d’importantes quantités de pluies viennent encore de tomber sur les wilayas du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha rendant presque ces localités inaccessibles ou difficiles à vivre.

Déjà, selon certaines informations, les dégâts seraient assez importants : beaucoup d’habitations effondrées, d’importantes familles déplacées, trois personnes gravement blessées. Les populations semblent être oubliées par les autorités de la République qui tardent encore à tirer la sonnette d’alarme, à se mobiliser en temps réel pour secourir ces populations désemparées.

Il semblerait aussi que les autorités locales n’ont pas estimé ou senti la nécessité de sonner l’alerte ni de mobiliser les aides alimentaires et médicales pour secourir les sinistrés.

Ce qui est curieusement incompréhensible. Même si déjà, sur place, la fondation de la première dame, madame Khattou Bint Boukhary et le commissariat à la protection sociale et à la sécurité alimentaire sont sur pied d’œuvre pour alléger les souffrances des populations consécutives aux dernières intempéries en leur distribuant des produits alimentaires, des vêtements, des tentes, les lenteurs constatées dans le traitement de cette situation sont assez inquiétantes.

On se rappelle encore qu’au lendemain des intempéries qui avaient submergé la moughata de Tintane, tout le gouvernement (presque enfin!) s’était mobilisé en premier lieu le Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi himself.

Même notre marine nationale, notre gendarmerie nationale, notre police nationale et notre garde nationale s’étaient mobilisées et impliquées dans les secours.

On se croyait même dans un tournage de film digne des américains. C’est pour dire que notre gouvernement avait vraiment mouillé le maillot comme disent les sportifs.

Ce n’est pas aller trop vite en besogne en pensant que le gouvernement n’accorde pas d’attention sur ce qui se passe là-bas ou dédramatise la situation qui prévaut actuellement dans le sud du pays!

Ou alors -c’est souvent le cas- il attend que la situation devienne catastrophique, lui échappe, se pourrisse ou le transcende pour qu’il réagisse promptement.

Babacar baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Quelle est cette force qui se dissimule derrière toute action de changement ?

Plus que jamais, la Mauritanie a besoin des hommes et des femmes capables de relever les défis qui ont pour nom : réconciliation nationale, justice sociale, développement économique et social, démocratie, bonne gouvernance,…pour cela, il faudra s’armer d’impétuosité et de ténacité.

Car, apparemment, à chaque fois qu’une bonne action est annoncée ou entamée, il y a une force obscure, une force sans âme et sans état d’âme qui se présente pour barrer ou empêcher toute initiative allant dans le bon sens du changement des mentalités et des comportements.

Passif humanitaire, retour des déportés, la question de l’esclavage, sur l’émancipation des femmes mauritaniennes, des personnes d’une nature pas catholique et suspecte qui se dérobent toujours derrière leur visage de pierre créent le désordre et sèment la frousse dans l’esprit des citoyens en brandissant des menaces ou des propos de tout acabit.

Certainement qu’ils sont malades et c’est un danger de laisser ces gens le monopole de l’action et de l’intimidation qu’ils assènent à longueur de journée dans les médias ou autres supports de communication. Avec tout ce qu’elle a connu, la Mauritanie actuellement a besoin de s’apaiser, de rejoindre le ban des nations civilisées et démocratiques.

De montrer qu’elle est peut bien s’en sortir ! Sauf si elle ne le veut. Que ce qu’elle a traversé ne fait partie désormais que de l’histoire ancienne, une histoire qui était irréversible !

On doit pouvoir maintenant sortir de ce canevas pour avancer. Il faut presser le pas déjà que nous avons perdu presque un quart de siècle dû à la folie d’une poignée de personnes sans préoccupation morale et sans vergogne et surtout racoler les mille tessons de la bouteille.

D’ailleurs où est-ce qu’elle nous a mené sinon à la décadence et au déchirement du tissu social, des stigmates non encore cicatrisés ? Fort heureusement hélas, qu’il y a des personnes de bonne foi et épris de paix et de justice qui s’attèlent à cette tache gigantesque et noble. Comme quoi, les temps ne sont pas loin. Il ne servira pas à grand-chose de mettre des bâtons dans les roues.

Ces grands fanatiques risquent de nous obstruer la voie si l’on n’y prend pas garde ! Pour qui se prennent-ils ? Ne parvenant pas toujours à accepter l’histoire et le cours de l’histoire, cette force rétrograde continue de se replier sur elle-même en oubliant qu’il ne sert à rien de courir en tous azimuts en braillant «non, jamais !».

Pourquoi ont-ils toujours peur ? Peut être qu’elle a perdu son flegme. Qu’elle éprouve elle aussi une peur instinctive. Qu’elle sait qu’elle a le couteau sous la gorge. Qu’à tout moment, les choses peuvent basculer. Les exemples sont légion.

S’il y a des personnes qui doivent nécessiter une cure spirituelle c’est bien celles là. Et comme c’est de leurs mœurs, de leur mode de pensée, de leur stratégie, conséquence de leur étroitesse d’esprit, elles sont certainement en train de bourdonner dans l’oreille des populations pour empêcher sans doute que le Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ne crée lui aussi son propre parti politique.

Car, et d’ailleurs, ne l’ont-elles pas fait avec le retour des déportés, la loi criminalisant l’esclavage ou l’égalité des sexes. Ce ne serait pas alors surprenant de leur part qu’elles prennent leur gourdin et leur tambour !

Babacar Baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

L’affaire de la drogue : où en sommes-nous ?

Celle-ci défraye encore la chronique. Pour preuve, les saisies se suivent. La drogue suscite beaucoup d’inquiétudes, d’interrogations, de supputations créant beaucoup de remous dans l’opinion.

Au vu de la lenteur judiciaire qui entoure cette affaire peut-on donc penser qu’elle a été classée dans la layette des «affaires indésirables » ? Ou alors les autorités en charge de cette affaire sont-elles en train de faire un travail de fourmi pour pouvoir appréhender les personnes concernées de près ou de loin par cette affaire ? La question taraude les esprits de tous les mauritaniens : où en est l’affaire ?

Jusqu’à présent, ils n’ont rien compris de cette affaire nébuleuse, leur lanterne n’étant pas toujours éclairée. On se demanderait même si elle ne serait pas purement et simplement étouffée par les pouvoirs publics qui, pourtant, au début de son éclatement avaient affiché leur ferme volonté de «faire toute la lumière », leur détermination à remuer ciel et terre pour trouver les responsables qui avaient introduit frauduleusement ces importantes quantités de drogue dans notre pays et de les traduire en justice qui qu’ils soient.

Certainement, ce n’était pas un spectacle de chahut que nous offraient les pouvoirs publics. Car, depuis lors, les mauritaniens n’ont rien «entendu » sur cette affaire.

Même si, il y a eu des suspects qui ont été appréhendés, nous serions tentés de croire que nous sommes en train d’assister à un étouffement «complice » de cette affaire extrêmement complexe et encombrante parce que tout simplement, selon certaines rumeurs, certaines présomptions, beaucoup de personnalités, de grandes personnalités, civiles, politiques ou militaires, bien connues, seraient mêlées jusqu’à la moelle de leurs os dans cette affaire.

Nous savons tous que ce ne sont pas les pauvres qui font ou feront entrer d’importantes quantités de drogue dans le pays par le biais des frontières, du port ou de l’aéroport.

Nous savons aussi que des pots de vin sont souvent reçus par les responsables de ces sites pour faire passer invisiblement la drogue. Dans ce pays, par le biais de ce commerce illicite, beaucoup de personnes sont devenues millionnaires ou milliardaires.

Nous cacherait-on des vérités fracassantes dans cette affaire ? Des têtes vont-elles tomber ? Pour le moment, rien ne présage qu’on assistera à l’implosion de la vérité vue les lenteurs et les «obstacles » qui obstruent cette affaire dense de mystères.

Sauf si les autorités accéléraient le pas en mettant les bouchées double. La drogue, c’est une affaire, un cercle de réseaux hyperstructurés difficiles à démanteler.

Mais là n’est pas le véritable problème. D’où les questions suivantes : les autorités vont-elles faire profil bas au détriment de la vérité ? Où vont-elles combattre l’enrichissement illicite de cette catégorie qui s’enrichit d’un coup de baguette magique ?

Les autorités en charge de cette affaire auraient-elles desserré le poing ? Tout porte à le croire sauf si…on nous disait où en est l’affaire ?

 

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

Quel scénario pour le second tour ?

L’élection présidentielle du 11 mars passé aura été l’élection des grandes surprises, des révélations mais aussi des déceptions imprévisibles et inopinées. Avec le second tour, nous nous retrouvons sans savoir pourquoi dans une période cruciale de notre histoire politique et sociale. Qu’on ne se leurre pas, nous sommes dans une impasse avec tous les ingrédients et risques que ce second tour pourrait engendrer ?

On murmure qu’au sein de l’armée des allégeances tribales commencent à faire leur apparition .Chaque candidat aurait obtenu le soutien de hauts gradés de sa tribu .Si une telle rumeur se confirme on serait assis sur une poudrière ; Ce que personne ne souhaite.

Les scénarii sont loin d’être joués contrairement à ce que pensent certains. Loin s’en faut. Chacun des deux candidats a les potentialités avec des forces et des faiblesses bien sur de remporter ce second tour vu leur électorat respectif et les soutiens qu’ils peuvent bénéficier même si dans ce domaine Sidi Ould Cheikh Abdallahi part favori pour plusieurs raisons. Quel scénario nous réservera le duel Sidi Daddah ?

Le peuple mauritanien sera-t-il épargné de cette confrontation qui sent déjà le roussi ? Par ailleurs, les deux phénix de la scène politique feront-ils basculer la Mauritanie dans l’implosion sociale ? Là-dessus, c’est la pénombre.

Finalement, cette bataille de présage tant attendue des dinosaures sans tonsure aura lieu ce 25 mars. Mais quelque soit l’issue du second tour, la tache sera difficile pour le futur Président qui devra tenir en considération les questions majeures relatives à l’unité nationale et qui constituent autant de mines explosives pour la Mauritanie et pour lesquelles il devra trouver des solutions adéquates. Contrairement à l’élection présidentielle du 11 mars, celle du second tour dégage une atmosphère déjà passionnante et pleine de suspens.

Babacar Baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Un pas en avant, deux pas en arrière et un pas à coté

Cela peut paraître invraisemblable. Mais quelque soit le futur Président de la République qui sera élu au soir du 25 mars prochain, il n’y aura rien de nouveau, ni de spécial. Je ne dirai même pas d’air nouveau pour la Mauritanie.

Ces deux candidats ont en commun d’avoir connu dans le passé les arcanes du pouvoir et ont eu à une époque donnée de notre histoire participé à la gestion de ce pays. Et dans ce domaine, tous les deux traînent des casseroles. Ils ont fait leur temps mais aussi leurs preuves. Alors que peuvent –ils vraiment apporter à la démocratie et à la justice sociale ?

Pour le moment, les mauritaniens (même pas la majorité) ont fait leur choix et l’ont assumé en choisissant ces deux candidats. Le taux d’absentions risque de surprendre beaucoup d’observateurs pour deux raisons majeures vu les scores qu’ils ont réalisé lors du premier tour de l’élection présidentielle.

Premièrement, l’indiscipline des électeurs des malheureux candidats à moins qu’il n y ait des consignes de vote risque de peser lourd sur la balance électorale.

Deuxièmement, l’abstention de l’électorat négro-africain ne sachant sur quel joker se rabattre risque là aussi de faire tache d’huile sans oublier les 30% des mauritaniens qui se sont abstenus.

Avec Sidi, c’est le retour à l’ancien régime que craignent beaucoup de gens même s’il dit être le président qui rassure. Ahmed lui ne fait pas l’unanimité à cause de ses sorties jugées discriminatoires par certains. Entre Sidi Ould Cheikh Abdallahi et Ahmed Ould Daddah, les mauritaniens auront-ils l’embarras du choix ?

Avec un électorat aussi dispersé, qui des deux réussira-t-il à faire le consensus autour de sa personne et tirer le maximum de profit ? Qui sera le lièvre ? Et qui sera l’hyène dans cette partie de pêche ? Les enjeux seront énormes malgré leur impopularité (35 mauritaniens sur 100 ont voté pour les deux candidats favoris).

Avec une configuration politique sans précédente, jusqu’où nous mènerons le second tour du 25 mars prochain ? Zeidane, Messaoud, Ibrahima Saar…, derrière qui se rangeront-ils ou feront- ils monter les enchères en vue d’un gouvernement de larges consensus issu de sensibilités différentes ?

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

Promesses

Je ferai ceci…je ferai cela et patati et patata. Deux semaines durant, les mauritaniens ont entendu toutes sortes de promesses et de slogans. Chaque candidat s’est prétendu être l’avocat ou le sauveur du peuple, le Messie, l’homme providentiel, l’incarnation du changement et je ne sais quoi encore. L’argent a été au rendez vous. Et dans ce domaine là, malheur à ceux qui ont traîné le diable par la queue.

D’ici quelques heures, les feux seront au rouge. Ce sera maintenant au peuple de départager les dix neuf candidats en lice. On sait d’ores et déjà que l’élection présidentielle du 11 mars connaîtra des fortunes diverses Et l’on peut claironner sans être un démagogue que les quatre vingt dix pour cent voir plus qui caractérisaient les scrutins présidentiels ne seront pas au rendez vous.

Mais aussi et j’aimerai bien le croire que les mauritaniens ne sont pas des moutons de panurges même si ceux qui pratiquent la politique au plus haut degré sont des moulins à paroles et excellent parfois dans la pantalonnade. Jusque là, les candidats ont été irréprochables. Pas de phrases assassines ni de d’attaques personnelles même si on a constaté qu’il n’y avait pas d’idées nouvelles et des projets de grande envergure.

Coté pronostics, d’un jour à l’autre, les estimations font boule de neige. Pour le moment, ne gageons rien et serrons nous le kiki. Deux semaines durant, la campagne présidentielle a transformé des centaines de milliers de mauritaniens en autistes que rien n’intéressait hormis l’atmosphère qui prévalait partout dans les campagnes et dans les villes du pays. Journaux entre les mains, post-radio collé à l’oreille et yeux rivés sur les écrans de la télévision nationale.

Il y a un temps nous étions comme l’oiseau sur la branche. Aujourd’hui, nous sommes dans le registre de l’espoir et le monde est entrain de nous observer. Le Mali sous Amadou Toumani Touré a connu une transition réussie. Reste la Mauritanie. Les années à venir seront une mise à l’épreuve à la démocratie aussi bien pour le peuple mauritanien que pour celui qui va occuper le fauteuil présidentiel.

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

Prix des denrées de première nécessité: Cauchemar des ménages!

Rares sont les pères de famille qui ne sont pas en proie à la cherté des denrées de première nécessité. Et ce n’est pas donné à n’importe qui d’assurer la dépense quotidienne qui est un véritable casse-tête

Se nourrir devient pour les Nouakchottois une véritable préoccupation. Les denrées de première nécessité sont onéreuses et les prix ne cessent de grimper. La plupart des femmes rencontrées au marché estiment que la vie à Nouakchott est trop dure.

C’est le cas de Aïssata Wane, mère de quatre enfants, demeurant à la Médina 3.  » C’est difficile. Mais bon que faire ? C’est toujours les pauvres qui en pâtissent. Mon mari, lui, est un mécanicien, parfois, il rentre bredouille à la maison. La situation, actuellement, est pénible pour tout le monde notamment pour nous les pauvres.

C’est aussi le sentiment de cette dame qui pense qu’il faudrait diminuer les denrées de première nécessité puisque les pères de famille ne tiennent plus la barre haute.

A la place  » Khar Yalla  » située à quelques mètres du carrefour clinique, nous avons trouvé des ouvriers désoeuvrés sans travail, assis sur des emmarchements ou sur des arbres, à l’attente d’une clientèle. Ils viennent en partie des quartiers défavorisés de Nouakchott.

Fuyant la misère et la pauvreté, ils viennent ici monnayer leur expertise contre des sommes dérisoires. Ici, les avis sont unanimes : le train de vie est cher.

Pour voir du bon poisson ou de la bonne viande, il faut décaisser 2400 UM sans parler de l’huile, du riz, du lait, du sucre. Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Les ménages souffrent du fait de la cherté des denrées de première nécessité.

Les pères de familles sont-ils malheureux?

Titi Hassan et El Hadj Sarr, tous deux ouvriers de leur état, font partie de ceux-là.  » Pour assurer la dépense quotidienne, il faut au moins 2000 UM sans compter le transport, le loyer, l’eau.

Et, pire encore, on peut rester des jours sans trouver de clientèle. La concurrence est devenue rude. Le métier de journalier est très difficile et ne permet pas de satisfaire entièrement nos besoins. « 

Ce n’est pas seulement les ouvriers qui se plaignent de la cherté des prix des denrées de première nécessité. Il y a aussi les fonctionnaires de l’Etat. C’est le cas de Ahmed Salem, père de famille et fonctionnaire au ministère de l’Education nationale qui pense qu’il faut augmenter les salaires, diminuer les prix des denrées de première nécessité et d’ajouter  » nous attendons du gouvernement la prise en charge des préoccupations des citoyens.

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

Université de Nouakchott : Les étudiants en colère!

Depuis des semaines, l’université de Nouakchott est dans le tourbillon. Hier, une fois de plus, ce sont les étudiants de la faculté des Sciences et Techniques, suivis de leurs camarades des autres facultés qui ont renoué avec les grèves. Ils ont tenu un sit-in à l’intérieur du Rectorat devant les autorités universitaires. Pour en savoir plus, nous avons tapé à la porte du rectorat en vain…

L’université de Nouakchott est l’université des pauvres. Cette triste réalité illustre bien les conditions extrêmement difficiles voire insupportables dans lesquelles vivent les étudiants mauritaniens. L’université de Nouakchott n’est pas digne d’une véritable université. La situation est alarmante. Les toilettes sont lamentables, les bibliothèques mal équipées, le restaurant n’existe que de nom. Les normes d’hygiène ne sont pas souvent respectées.

Sur le plan équipements modernes, l’université de Nouakchott est en retard considérable par rapport aux autres universités africaines et maghrébines. Les étudiants ne disposent même pas de salles informatiques. Dans ce domaine, aucun effort n’a été fait par les autorités universitaires. Les étudiants ont abandonnés à eux-mêmes.

Pour dix mille étudiants, l’université de Nouakchott n’offre pas un service de santé digne de ce nom encore moins de bibliothèque universitaire (B.U), ni de salles de sport. Pour venir à l’université, c’est tout un tas de problèmes. Les étudiants n’ont pas de moyens de transport satisfaisants, les bus sont souvent vieux et délabrés. Beaucoup de ces problèmes rendent la vie des étudiants très difficile.

Les étudiants attendent des autorités universitaires, du ministère de l’Enseignement supérieur, qu’ils fassent des efforts quand les situations sont tendues. La capacité d’accueil du restaurant universitaire est très faible pour un nombre d’étudiants estimés à 10.000. Prendre le repas à midi ou à 13 heures, relève de l’exploit.

Les bibliothèques de la plupart des facultés sont délabrées. Les ouvrages manquent, ou s’il en existe les éditions sont anciennes et pire encore il est très difficile de trouver des ouvrages qui correspondent au programme. Il y a aussi la discrimination entre les facultés. Les étudiants de médecine sont mieux favorisés que les autres étudiants.

C’est comme si la Mauritanie n’a besoin que de médecin dans le futur. Les littéraires, les économistes, les juristes, les gestionnaires, les scientifiques sont les oubliés de la nouvelle politique universitaire. L’université a été créée pour les étudiants. Donc les autorités doivent s’occuper des problèmes des étudiants.

La collaboration manque entre les étudiants et les autorités universitaires. Les étudiants sont désespérés puisqu’il n’y a aucune perspective pour l’avenir. Les professeurs s’absentent beaucoup et les cours tardent à reprendre. La plupart de nos autorités ont leurs progénitures à l’étranger puisqu’elles savent bien que l’université de Nouakchott ne vaut pas tripette. C’est ça qu’on appelle manquer de respect au citoyen, celui-là même qui est le détenteur du pouvoir.

Revendications en attente Les étudiants réclament la généralisation des bourses, au cas échéant, une bourse obligatoire pour les étudiants qui passent en deuxième année, augmenter le nombre de boursiers des quatrièmes années pour le troisième cycle. Ils veulent que les autorités universitaires prennent au moins cinq à six étudiants.

Ils réclament aussi l’augmentation des bourses jusqu’à 15.000 UM puisque tous les fonctionnaires de l’Etat ont bénéficié des augmentations considérables sur leur salaire. De 1981 à 2006, le montant de la bourse n’a pas évolué. Les salaires grimpent pourquoi donc ne pas penser aux étudiants qui ne demandent que le minimum, estiment- ils. Et de rappeler  » qu’il ne faut pas oublier que les étudiants constitueront les futurs cadres de ce pays. « 

Certains étudiants, c’est le cas de Mar, estiment qu’ils sont libres de réclamer leurs droits si on les en prive. Les autorités étatiques, en premier lieu, le chef de l’Etat, avec les autorités universitaires doivent prendre en charge les problèmes que rencontrent l’université et les étudiants.

Il y va de la crédibilité de cette institution. Espérons qu’il y aura bientôt une issue heureuse et que les étudiants regagneront le chemin des amphithéâtres.

Babacar Baye Ndiaye

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