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( 7 octobre, 2007 )

Prix des denrées de première nécessité: Cauchemar des ménages!

Rares sont les pères de famille qui ne sont pas en proie à la cherté des denrées de première nécessité. Et ce n’est pas donné à n’importe qui d’assurer la dépense quotidienne qui est un véritable casse-tête

Se nourrir devient pour les Nouakchottois une véritable préoccupation. Les denrées de première nécessité sont onéreuses et les prix ne cessent de grimper. La plupart des femmes rencontrées au marché estiment que la vie à Nouakchott est trop dure.

C’est le cas de Aïssata Wane, mère de quatre enfants, demeurant à la Médina 3.  » C’est difficile. Mais bon que faire ? C’est toujours les pauvres qui en pâtissent. Mon mari, lui, est un mécanicien, parfois, il rentre bredouille à la maison. La situation, actuellement, est pénible pour tout le monde notamment pour nous les pauvres.

C’est aussi le sentiment de cette dame qui pense qu’il faudrait diminuer les denrées de première nécessité puisque les pères de famille ne tiennent plus la barre haute.

A la place  » Khar Yalla  » située à quelques mètres du carrefour clinique, nous avons trouvé des ouvriers désoeuvrés sans travail, assis sur des emmarchements ou sur des arbres, à l’attente d’une clientèle. Ils viennent en partie des quartiers défavorisés de Nouakchott.

Fuyant la misère et la pauvreté, ils viennent ici monnayer leur expertise contre des sommes dérisoires. Ici, les avis sont unanimes : le train de vie est cher.

Pour voir du bon poisson ou de la bonne viande, il faut décaisser 2400 UM sans parler de l’huile, du riz, du lait, du sucre. Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Les ménages souffrent du fait de la cherté des denrées de première nécessité.

Les pères de familles sont-ils malheureux?

Titi Hassan et El Hadj Sarr, tous deux ouvriers de leur état, font partie de ceux-là.  » Pour assurer la dépense quotidienne, il faut au moins 2000 UM sans compter le transport, le loyer, l’eau.

Et, pire encore, on peut rester des jours sans trouver de clientèle. La concurrence est devenue rude. Le métier de journalier est très difficile et ne permet pas de satisfaire entièrement nos besoins. « 

Ce n’est pas seulement les ouvriers qui se plaignent de la cherté des prix des denrées de première nécessité. Il y a aussi les fonctionnaires de l’Etat. C’est le cas de Ahmed Salem, père de famille et fonctionnaire au ministère de l’Education nationale qui pense qu’il faut augmenter les salaires, diminuer les prix des denrées de première nécessité et d’ajouter  » nous attendons du gouvernement la prise en charge des préoccupations des citoyens.

Babacar Baye Ndiaye

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