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( 21 février, 2008 )

Unicef: Lancement du rapport 2008 de la situation des enfants dans le monde

Contenant 154 pages, le rapport de l’UNICEF sur la situation des enfants dans le monde 2008 a  examiné les principales questions, problématiques et sujets relatifs aux enfants et présenté les statistiques économiques et sociales en lien avec le bien-être des enfants de tous les pays. Ce lancement du rapport s’est déroulé devant les représentants du Ministère chargé de la Promotion Féminine, de l’Enfance et de la Famille, du Ministère de la Santé, de la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies, le Représentant de l’OMS et le Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Monsieur Christian Skoog. 

Le thème de cette année 2008 porte sur ‘la survie de l’enfant’. Le choix du thème s’explique par la situation dramatique que vivent les enfants notamment ceux de l’Afrique subsaharienne qui connaît un fort taux de mortalité infantile très élevée. «En Afrique subsaharienne, la situation est particulièrement alarmante et à plutôt tendance à empirer : 1 enfant sur 6 meurt dans cette région avant d’atteindre l’âge de 5 ans », déclare Christian Skoog, dans sa présentation sur la situation des enfants dans le monde 2008.

Parmi les raisons invoquées par les experts de l’UNICEF figurent les conflits, les catastrophes naturelles, le SIDA, la pauvreté, le manque d’infrastructure physique et les faibles capacités des systèmes de santé qui entravent les progrès vers de meilleures chances de survie de l’enfant en Afrique subsaharienne.

En termes de taux de mortalité infantile, la Mauritanie occupe la 28ième  place mondiale devant de nombreux pays de la sous-région. Même si dans ce cadre, les résultats sont assez encourageants, ils demeurent toutefois insuffisants pour pouvoir atteindre la cible 4 des objectifs du millénaire pour le développement relatif à la mortalité des enfants.

Ceci est d’autant plus vrai que l’enquête nationale sur les indicateurs du bien-être et de la santé surtout de l’enfant a montré que le taux de mortalité infanto-juvénile reste élevé en Mauritanie.  Ainsi donc, mesurant l’importance de la protection de l’enfant et de sa survie, le gouvernement a souscrit et adopté en partenariat avec l’UNICEF et l’OMS une stratégie accélérée pour la survie et le développement de l’enfant qui prévoit une batterie de dispositions susceptibles de réduire le pourcentage des décès des enfants.

Ces mesures vont de la présence d’un personnel soignant qualifié lors de l’accouchement et soins au nouveau-né à l’utilisation optimale des moustiquaires traités à l’insecticide et médicaments efficaces pour prévenir et soigner le paludisme en passant entre autres par l’amélioration de la qualité de l’eau et des installations sanitaires et à la vaccination contre les 6 grandes maladies que l’on peut éviter par un vaccin.

Cela passe en outre par l’application des stratégies suivantes qui peuvent avoir des impacts réels sur la réduction de la mortalité infantile : instaurer des conditions favorables à la survie et à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, renforcer le continuum de soins dans l’espace temporel et géographique, mettre en œuvre à grande échelle des panoplies de services essentiels en renforçant les systèmes de santé et les partenariats communautaires, développer les données, les recherches et les conclusions sur lesquelles s’appuie l’action, mobiliser des ressources pour les mères, les nouveau-nés et les enfants et enfin faire de la survie des mères, des nouveau-nés et des enfants un impératif mondial.

«La survie de l’enfant n’est pas seulement un impératif sur le plan des droits de l’homme, c’est aussi un impératif sur le plan du développement », a dit Joy Phumaphi, vice-présidente du réseau du développement humain à la banque mondiale qui pense qu’ «investir dans la santé des enfants et de leurs mères, c’est une bonne décision d’un point de vue économique et l’une des voies les plus sûres qu’un pays pourrait choisir vers un avenir meilleur ».

Encadré: Les principales causes immédiates des décès d’enfants

Les pays et les régions dans lesquels les enfants de moins de 5 ans meurent en grand nombre sont bien connus et les principales causes immédiates de décès prématurés et de problèmes de santé sont elles aussi bien établies.

Environ 40% de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans ont lieu durant la période néonatale, le premier mois de la vie, des suites de complications( sida, blessures, rougeole, paludisme, maladies diarrhéiques, tétanos, asphyxie à la naissance, anomalies congénitales, naissance prématurée…). Sur ces décès néonatals, environ 26%  sont imputables à des infections graves. Une proportion non négligeable des infections est causée par la pneumonie et la septicémie. Environ 2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de pneumonie chaque année- environ 1 décès sur 5 à l’échelle mondiale. De plus, jusqu’à un million d’enfants meurent d’infections graves, dont la pneumonie, durant la période néonatale. Malgré les progrès accomplis depuis les années 1980, les maladies diarrhéiques représentent 17% des décès d’enfants de moins de 5 ans. Pris ensemble, le paludisme, la rougeole et le SIDA sont responsables de 15% des décès d’enfants.

De nombreux facteurs se conjuguent pour accroître la mortalité des enfants au-delà de leurs impacts individuels, la dénutrition étant responsable de 50% des décès d’enfants. Une eau insalubre, un assainissement insuffisant et des installations sanitaires inadéquates sont non seulement responsables de l’incidence élevée des maladies diarrhéiques mais aussi un important facteur de mortalité des enfants de moins de 5 ans par suite de pneumonie, de troubles néonatals et de dénutrition.

Source : Rapport de l’UNICEF 2008 sur la situation des enfants dans le monde 

Babacar Baye Ndiaye

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