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( 31 mai, 2008 )

Point de presse de M. Khalil Ould Ennahoui: Le PSI à l’heure du bilan. Quelles perspectives ? La Primature fait une évaluation du niveau d’exécution

La Primature a rendu public un communiqué de presse récapitulatif des aspects inhérents à l’exécution de la première partie du Programme Spécial d’Intervention (PSI). Selon le document, sur 5497 tonnes de denrées alimentaires et de produits de bétail, seulement 17,9% sont parvenus aux populations bénéficiaires, bien qu’on en soit à la fin de la première phase du PSI dont le lancement a été donné il y a un mois. Le document indique que les autorités locales ont également réceptionné 59% des quantités destinées à la distribution gratuite ou à la vente à des prix abordables contrôlés par les banques de céréales. Les 5497 tonnes précitées ont été distribuées gratuitement au profit des populations les plus nécessiteuses.  

Les responsables en charge du Programme Spécial d’Intervention (PSI) ont tenu une conférence de presse sur le niveau d’exécution du programme lancé au début du mois de mai. Ce programme est composé de 5 volets : aide alimentaire et filets de sécurité, agriculture et élevage, formation et emploi des jeunes, mise en place en place d’activités génératrices de revenus et enfin un volet hydraulique. 

En ce qui concerne la mise en place du stock de sécurité, plus de 17.000 tonnes sur 25.000 tonnes ont été distribuées. Le reliquat est attendu avant le 31 août 2008. Par rapport aux quantités totales à expédier toutes formes confondues, 21.541 tonnes ont été réceptionnées au niveau des Moughatas ciblées dans le plan d’urgence concocté par le gouvernement. Néanmoins, il a été constaté une lenteur dans l’approvisionnement des SAVS. Lequel approvisionnement a dépassé toutes les prévisions de stockage. 

Pour rattraper le retard au cours du mois de juin 2008, les responsables du PSI comptent accélérer les distributions gratuites prévues et les mesures de renforcement des capacités en cours. 

Le plan d’urgence a aussi prévu l’ouverture de 108 boutiques témoins dont 32 à Nouakchott, 6 à Nouadhibou, 2 à Rosso et 2 à Maghama pour atténuer les effets de la spéculation sur les denrées de premières nécessités. Les stocks sont en cours de transfert et toutes les boutiques seront opérationnelles avant la fin de la semaine, donc début juin. 

En ce qui concerne le volet agriculture et élevage, plusieurs travaux ont été réalisés,  notamment la réhabilitation des périmètres PPG2, de barrages, de digues et diguettes. Dans ce cadre, 12.000 ha seront aménagés dans le Walo. Le protocole d’accord a été signé avec le génie militaire pour les travaux d’extension qui vont s’achever dans deux mois. La lutte anti aviaire, ainsi que contre la sésamie, vise à protéger les cultures contre les oiseaux granivores. Sur 500 tonnes de semences prévues, 100 tonnes ont été envoyées au Hodh Chargui, au Guidimakha  et en Assaba. 

Les 400 restantes sont en cours d’envoi. Des matériels agricoles, des semences et des insecticides seront distribués au profit des coopératives de maraîchage. L’évaluation du marché est en cours au niveau de la CCM. Le Programme d’Intervention Spéciale prévoit également ‘le retour au terroir’ qui aura lieu entre le 15 juin et le 15 juillet. Plus de 50 techniciens seront recrutés pour l’appui et l’encadrement dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage.  

Quant au volet Formation et Emploi des Jeunes, plus de 2000 jeunes ont été identifiés à Nouakchott, 500  à Nouadhibou  et 1.500 dans les autres wilayas. Dans ce cadre, des conventions de formation ont été signées avec 10 structures de formation au niveau des 9 wilayas ainsi que des conventions d’emploi à Nouakchott en cours de préparation avec les entreprises, les organisations professionnelles et certains départements ministériels.  

Pour ce qui est de la mise en place des activités génératrices de revenus, les groupements féminins et les ménages ont été le plus privilégiés. Sur 640 AGR prévues, seules 164 restent. L’identification a été déjà réalisée et les fonds transférés à la wilaya de Nouakchott. 

En ce qui concerne le volet hydraulique, des forages au profit des populations rurales et des forages à visée pastorale ont été réalisés. Au total, 13 forages dans les wilayas du Hodh El Gharbi, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha.   

Dans l’ensemble, les responsables en charge du Programme Spécial d’Intervention sont satisfaits du niveau d’exécution du programme. 

Babacar Baye Ndiaye 

( 31 mai, 2008 )

Une étonnante love story à la mauritanienne!

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Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat et Mariem Mint Mohamed Mahmoud Ould Jily sont un couple originaire de Kiffa. Le premier est issu de la caste des Oulad Sidi El Wavi. La seconde de la caste des Oulad Sidi Boubacar. Leur tort, c’est de s’aimer. Leur malheur a commencé le jour où ils ont décidé de se marier. Cette union conjugale est mal vue par les parents de Mariem Mint Mahmoud Mohamed Ould Jily parce que tout simplement ils ne sont pas du même rang social.

Pour eux, Mohamed Ould Ahmed a franchi le Rubicon en osant se marier contre leur volonté avec leur fille qui est issue de sang supérieur au sien. Par une décision judiciaire en date du 9 janvier 2007 émanant du tribunal départemental de Kiffa, Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat et Mariem Mint Mohamed Mahmoud Ould Jily se sont mariés.

Cette décision a provoqué le courroux de Mohamed Mahmoud Ould Jily, père de la nouvelle mariée. Considérant cela comme une offense insoutenable, il porte plainte avec l’aide et la pression de Didi Ould Bounama, ex-ministre de la justice, ex-président de la cour suprême et du conseil constitutionnel.  C’est lui qui sera à l’origine de la convocation de Mohamed Ould Ahmed devant le procureur de la République de Kiffa. A son tour, comme un jeu de ping pong, il le renvoie devant le juge d’instruction. Celui-ci, après enquête, rend une décision de non-lieu le 17 janvier 2008. Ainsi déboutés par le tribunal départemental de Kiffa, les parents de la femme portent l’affaire devant le tribunal départemental de Guerrou qui rend un jugement ‘contradictoire’ en l’absence de l’accusé, Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat.

Par la force, les parents de la femme ont fait exécuter ce jugement de première instance susceptible d’appel. Pour enterrer ce mariage ‘illégal’ à leurs yeux, ils proposent à Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat un compromis au terme duquel il va abandonner son épouse qui est actuellement en état de grossesse.  Aux yeux de leur avocat, maître Ahmed Bezeid Ould Mohamed El Mamy, c’est attentatoire aux libertés humaines et à la bienséance. Quant à Aminétou Mint Ely Moctar, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille, s’est dit choquée de voir de telles pratiques perdurer encore dans une société qui se proclame démocratique et se voudrait respectueuse des droits de l’Homme.

Elle a fait savoir que cette volonté des parents de Mariem Mint Mohamed Mahmoud Ould Jily de la séparer de Mohamed Ould Ahmed est une violation de la Constitution et un mépris du Code du Statut Personnel.

Elle a, par ailleurs, dénoncé les pressions exercées sur la personne de Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat par la gendarmerie et le procureur de la République de Guerrou.

Tout en appelant les autorités à prendre leur responsabilité sur cette affaire qui pourrait avoir un impact négatif sur la santé de la femme qui est en état de grossesse avancé (8 mois), la présidente de l’Afcf a exprimé  son inquiétude sur la tournure que cette affaire est en train de prendre. Cette affaire pourrait être une possibilité pour d’autres personnes à tenter la même chose. 

Mohamed Ould Ahmed Ould Alweynat pris en charge par la Commission Nationale des Droits de l’Homme est actuellement recherché par la gendarmerie et risque la prison.  Babacar baye Ndiaye

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