• Accueil
  • > SOCIETE
  • > Réfugiés rentrés à partir de 1993: Bientôt une commission d’identification ?
( 27 juin, 2008 )

Réfugiés rentrés à partir de 1993: Bientôt une commission d’identification ?

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale du réfugié, du 20 juin dernier, le directeur des droits de l’Homme, au ministère de la Justice, Cheikh Tourad Ould Abdel Malick, a annoncé la mise en place prochaine d’une commission chargée d’identifier ceux qui sont rentrés à partir de 1993.  Cette commission a été maintes fois exigée par les associations de défense des intérêts des réfugiés mauritaniens. C’est déjà un pas de gargantua dans la résolution des problèmes nés des événements de 1989 à la suite desquels beaucoup de mauritaniens ont perdu, ou plutôt, étaient radiés de la fonction publique de manière injuste et sans fondement légal. 

Cette nouvelle, passée inaperçue, ce jour-là, vient de confirmer aussi la volonté politique du Président de la République de régler toutes les questions relatives au problème des déportés mauritaniens. Du coté des réfugiés, et notamment, des organisations de défense des droits de l’Homme, comme le FONADH, on appelle déjà à la mobilisation afin de contribuer à la réussite et fonctionnement de cette commission.  Encore, il faudrait la doter de moyens substantiels pour mener à bien ses objectifs. C’est vrai que c’est un vieux vœu qui vient d’être exaucé. C’est vrai aussi que cette demande a été toujours formulée par les réfugiés eux-mêmes. Mais, ce n’est pas une raison supplémentaire pour brûler les étapes au point d’alourdir le processus de résolution du dossier des déportés. 

Déjà, avec le retour des déportés, beaucoup de manquements et de dysfonctionnements ont été relevés ça et là dans les différents sites des réfugiés rapatriés. Il est vrai que le problème des déportés évolue à pas de tortue ! Ainsi, donc, il ne faudrait pas que les choses se fassent dans la précipitation. Et, il s’agit surtout de ne pas commettre des erreurs en tombant malencontreusement encore dans les mêmes pièges.  Jusqu’ici, tout s’est fait dans le consensus. Là, aussi, par rapport à la mise en place de cette commission, il ne faudrait pas qu’il y ait une gestion exclusive, sans qu’on essaie de se concerter au préalable avec ceux qui sont là pour défendre les intérêts matériels et moraux des réfugiés. Il ne s’agit pas là de faire un semblant dans son fonctionnement, et par conséquent, bâcler, sa mise en œuvre pratique pour aboutir en fin de compte à des résultats stériles. 

Le problème essentiel à esquiver, serait-ce, sans doute le manque de coordination qui pourrait être préjudiciable comme on l’a vu avec la gestion des opérations de retour des réfugiés. En attendant de voir la commission s’installer, les Organisations de défense des intérêts des réfugiés mauritaniens se délectent déjà de ce nouveau pas franchi par le pouvoir de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.  Certainement, la mise en place de celle-ci, après celle de l’ANAIR, permettra de faire un saut encourageant dans la suite de la résolution de tous les problèmes intrinsèques à la question des réfugiés qui attendent beaucoup du gouvernement qui, sans doute, osera franchir d’autres paliers, dans l’intérêt des réfugiés, et notamment, de celui des fonctionnaires.

Car, qui peut nier que des fonctionnaires ont été injustement radiés de l’administration sans qu’ils ne sachent pourquoi ? Alors, c’est tout à fait normal qu’on les rétablisse dans leurs droits ! Pour qu’un nouvel état d’esprit puisse naître ! 

Non plus, il ne faudrait pas après l’accumulation des inadvertances de l’ANAIR dans les opérations de retour des réfugiés que cette commission qui sera chargée d’identifier ceux qui sont rentrés à partir de 1993 s’enfonce, elle aussi, dans le même sillage.  Babacar Baye Ndiaye 

Pas de commentaires à “ Réfugiés rentrés à partir de 1993: Bientôt une commission d’identification ? ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|