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( 7 novembre, 2008 )

Nicole Vignote, artiste peintre:Une amoureuse de la Mauritanie !

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«Je suis très attachée à ce pays, j’aime bien le désert, les cultures mauritaniennes et je trouve que les gens sont chaleureuses, respectueuses et fidèles en amitié.» Ces paroles pleines de sincérité et dites avec beaucoup d’émotion sont de Nicole Vignote, une française à la fois peintre, sculpteur, poète et artiste nomade, installée en Mauritanie depuis octobre 1998. Lorsqu’elle parle de la Mauritanie, c’est avec beaucoup d’affection.

Son dada : aller à la rencontre des autres, découvrir d’autres publics ! Tout comme Ulysse et le chevalier à la triste figure, elle part à la quête des autres, d’elle-même et de l’aventure. Animée par «un désir culturel» insatiable, elle voyage au Maroc, au Burkina Faso, au Cap Vert, en Espagne, en Suisse, au Canada, en Tchéquie et au Sénégal. Pas étonnant donc quand elle écrit : «voyage, voyage et fertilise ton regard car le soleil n’éclaire pas que la beauté».

Elle laissera son instinct l’a guidé. Là voilà qui découvre la Mauritanie, cette «autre planète» où elle parviendra à tisser et avoir de bonnes relations amicales. Bourlingueuse dans l’âme, elle multiplie ses expériences et fait beaucoup d’échanges avec des «gens, des enfants, des publics en difficultés, des enfants psychotiques».

L’art, laisse-t-elle entendre, doit être au service de toutes les causes puisqu’elle s’inscrit dans le développement. Très dynamique dans le milieu artistique mauritanien mais peu loquace, caractéristique des artistes, elle a eu à travailler avec beaucoup d’autres artistes de diverses origines comme elle.

D’ailleurs, son CV, très éblouissant et bien fourni témoigne d’un parcours assez singulier et truffé de moments exceptionnels.

En Mauritanie, elle sera à l’origine des premiers «Ateliers pour enfants», de la première «Maison des artistes». Elle co-fondera la première «Association des Artistes Mauritaniens». Elle est aussi à l’origine du «Cercle des poètes». Bref, une femme impliquée et qui a beaucoup joué dans la mutation de l’espace artistique mauritanien.

Parce qu’un artiste, pense-t-elle, doit être impliqué dans la société. Et elle est encore plus optimiste qu’auparavant, elle qui a presque participer à l’éclosion de certains mauritaniens aujourd’hui.

«Je crois, dit-elle, que les choses vont bouger. J’ai déjà vu les choses bouger depuis que je suis là puisqu’il n y avait pratiquement rien quand je suis arrivée. Je pense que ça évolue mais les artistes mauritaniens doivent savoir qu’ils ont encore beaucoup à apprendre».

Autodidacte, elle abandonnera cette voie pour, dit-elle, «se concentrer à son travail d’artiste» qui avait pris place dans son cœur. Ce qui préoccupe Nicole Vignote ? Les enfants, leurs droits. Elle a été à l’origine en collaboration avec l’Ecole Diam-Ly et « Terre des Hommes » de nombreuses manifestations et expositions portant sur les droits des Enfants. Une vraie artiste !

C’est à partir de 1981 véritablement qu’il côtoie le milieu des artistes, des peintres, des sculpteurs et des musiciens dans le quartier de la Bastille à Paris où ses aptitudes artistiques qui dormaient se révélèrent en elle. L’art, pour elle, c’est une manière de s’ouvrir au monde, une façon de restaurer mais surtout d’aller vers les autres, d’appartenir «au regard des autres et à tous». Cette «envie de se confronter à d’autres cultures» reflète parfaitement sa personnalité, sa nature. Elle s’intéresse à tout : à la poésie, au théâtre, au patrimoine.

En un mot, tout ce qui est culturel. «La culture, dit-elle, c’est un facteur de développement. Un pays ne peut pas se développer sans culture. C’est impossible ! Il faut préserver d’une part son patrimoine car la création d’aujourd’hui est le patrimoine de demain. C’est aussi l’image d’un pays à l’extérieur.». Voilà presque 10 ans qu’elle est en Mauritanie ! Et c’est avec beaucoup de connaissance qu’elle parle de ce pays qui l’a adoptée, de la société mauritanienne dans laquelle elle se sent bien et à l’aise.  

 «La Mauritanie, affirme-t-elle, est en train de bouger. Et c’est bien parce qu’on assiste depuis août 2005 à l’émergence de beaucoup d’initiatives. Il y a vraiment beaucoup de gens qui veulent faire beaucoup de choses et c’est bien de les encourager.»

Cependant, «j’ai beaucoup de choses à apprendre encore en Mauritanie. J’en apprends tous les jours», avoue-t-elle. Très édifiant non ! La France son pays, sa famille et ses amis lui manquent beaucoup. Et ce n’est pas l’argent sans doute qui l’a retenue en Mauritanie. «Il y a très peu d’artistes qui gagnent beaucoup d’argent, précise-t-elle. Même en Europe, il y a beaucoup d’artistes en difficultés ».

Malgré certaines contraintes, des moments «de petits découragements», elle ne pense pas qu’elle va abandonner ce noble métier au profit d’un autre. La raison ? L’amour de la peinture et la création sont plus forts que tout !  Pour elle, la liberté est fondamentale dans la création, dans l’art et dans l’œuvre. «Un artiste doit être quelqu’un de libre, quelqu’un qui doit pouvoir exprimer tout ce qu’il pense». Même si elle est en Afrique, elle garde pour autant «sa manière de s’exprimer» dans le domaine artistique. Et là aussi, il n y a pas d’ordre précis. Tout est fait dans un engrenage. Les choses s’enchaînent les unes dans les autres. 

Babacar Baye Ndiaye 

( 7 novembre, 2008 )

Récupération politique:Un député de l’Ufp dans les filets du HCE!!!

Surprise ou non, Zéine Ould El Bechir Ould Kebady a décidé de lâcher ses camarades de parti pour rejoindre le mouvement de rectification du 6 août 2008. Dans une déclaration rendue en la circonstance, Zéine Ould El Bechir Ould Kebady est revenu sur les raisons qui ont expliqué sa démission de l’Union des Forces de Progrès (UFP). 

« Après une analyse approfondie de la situation politique du pays et les positions de tous les acteurs politiques à la lumière du changement survenu le 6 août 2008, j’ai eu la ferme conviction que le changement opéré le 6 août 2008, sous la conduite du général Mohamed Ould Abdel Aziz chef du Haut Conseil d’Etat, chef de l’Eta, est le choix de la majorité écrasante du peuple mauritanien », dit-il dans sa déclaration. 

Séduit par « les orientations engagées par les pouvoirs publics en place », Zéine Ould El Bechir Ould Kebady n’y est pas allé par quatre chemins pour rejoindre la majorité parlementaire soutenant le mouvement de rectification du 6 août 2008. 

Au lendemain de l’annonce du député de Barkéol de rejoindre le camp du Haut Conseil d’Etat, l’Union des Forces de Progrès, coïncidence ou non, a tenu une réunion d’information, comme aussi pour resserrer les rangs. A la sortie de la réunion qui a duré un tour d’horloge, les parlementaires ont fait savoir que le départ de Zéine Ould El Bechir Ould Kebady ne les surprend pas. Mieux encore, ils ont qualifié son départ de non évènement. 

« Tout le monde savait qu’il allait quitter (l’Union des Forces de Progrès, Ndlr) », renseigne Soumaré Oumar qu’on a accroché à la fin de la réunion ». Depuis des mois, on savait qu’il était un point faible et qu’il partirait. On sait aussi pourquoi, il est parti », rajoute-t-il en laissant croire que Zéine Ould El Bechir Ould Kebady a été acheté par la junte militaire. 

« Tous les médias de la République ont été mobilisés à l’hôtel Halima pour couvrir cet évènement parce que tout simplement un individu dit qu’il rejoint la junte militaire », ironise-t-il tout en fustigeant l’instrumentalisation de l’Etat et du Parlement par la junte militaire au pouvoir pour atteindre ses ambitions. 

Zéine Ould El Bechir Ould Kebady, star de la nuit du 1er Novembre, était accompagné de Sidi Mohamed Ould Maham, député d’Atar et de Mohcen Ould El Hadj, vice-président du Sénat et sénateur de Rosso. Ce dernier, très enthousiaste et tout sourires, n’a pas manqué, à la fin de la déclaration du nouvel allié, de tirer à boulets rouges sur les responsables politiques du Front National pour la Défense de la Démocratie.  

« C’est nous, les défenseurs de la démocratie. Et non, le fameux Fndd, composé en majeure partie de la voyoucratie qui a dirigé ce pays, qui l’a mis à sac pendant plus de 30 ans. Les véritables défenseurs de la démocratie, ce sont les élus et les personnes qui, pendant que l’ancien président (Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Ndlr) était là en place et qu’il dirigeait ce pays avec son gouvernement et des moyens, s’étaient opposées à lui directement (…) en disant non à l’implication des forces obscures qui existent dans ce pays, non à la confusion des pouvoirs, non à la gabegie… », s’exclame-t-il. 

Cette hémorragie de l’Union des Forces de Progrès est, à n’en pas douter, un coup dur pour ce parti d’autant plus qu’elle intervient à un moment crucial de la vie politique nationale. Cependant, ce n’est pas la première fois que l’UFP connaît ce genre de départ. Mais, cela n’a jamais ébranlé ce parti.  

Comme pour se gausser de leurs adversaires, les parlementaires soutenant le mouvement de rectification du 6 août 2008, ont mobilisé la télévision nationale et Radio Mauritanie pour immortaliser cette adhésion du député de Barkéol qui croit en la « ferme volonté de redressement et d’amélioration des conditions de vie des couches les plus démunies » du Haut Conseil d’Etat. 

Du côté de l’Alliance Progressiste Populaire (APP) qui appartient au même titre que l’Union des Forces de Progrès au Front National pour la Défense de la Démocratie, on ne craint pas « l’effet Zéine Ould El Bechir Ould Kebady ». 

« Le nomadisme politique touche tous les partis politiques sauf à priori l’APP parce que nous ne prenons pas n’importe qui dans les choix des candidats. Un parti comme l’UFP a beaucoup souffert du nomadisme politique même en faveur de l’APP (…). Nous, en ce qui nous concerne, nous n’avons pas peur des soi-disant vagues en faveur du HCE. La position de l’APP ne souffre d’aucune ambiguïté par rapport au coup d’Etat du 6 août 2008″, a expliqué Ladji Traoré, Secrétaire Général de l’Alliance Progressiste Populaire. 

Entre les soutiens du HCE et les partis politiques composant le Front National pour la Défense de la Démocratie, c’est de bonne guerre. Sur ce point, tous les coups sont permis pour faire couler l’embarcation de l’autre et surtout gagner la course. Alors, que le meilleur gagne !

Babacar Baye Ndiaye

( 7 novembre, 2008 )

Crise politique:Au-delà des sanctions, la communauté internationale peut-elle rétablir la démocratie en Mauritanie ?

Depuis le 6 août  2008,
la Mauritanie vit un isolement diplomatique sans précédent. L’Organisation Internationale de
la Francophonie (OIF) est la première organisation internationale à avoir suspendu
la Mauritanie de ses activités. S’en est suivi de son exclusion du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs. A leur tour, les américains publièrent leur liste noire dans laquelle certaines autorités militaires et civiles sont frappées de « restrictions de voyage » et d’éventuel « gel de leurs avoirs ». 
 

Quant à
la France qui préside actuellement l’Union Européenne souffle le froid et le chaud. Pour sa part, l’Union Européenne, après l’échec de Paris, a accordé à la junte militaire un délai supplémentaire à la suite duquel l’ordre constitutionnel doit être rétabli. Mais, au-delà des condamnations et des sanctions, la communauté internationale peut-elle rétablir la démocratie en Mauritanie ? Comment pourra-t-elle y parvenir ? Et, y’a-t-il des mécanismes prévus dans ce sens ?

———————–Par Babacar Baye Ndiaye

 

Jusqu’à présent, le Front National pour
la Défense de
la Démocratie et le Haut Conseil d’Etat ont du mal à mettre de côté leurs divergences et s’asseoir autour d’une table de négociations pour trouver une issue à la crise actuelle née du renversement de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. 
 

Il n’y a aucun doute que le coup d’Etat qui est intervenu le 6 août 2008 est un « changement anticonstitutionnel ». Mais, concrètement, les auteurs de ce coup d’Etat savaient-ils pertinemment ce qui adviendrait après ? Certainement, ils ont pensé que leur « mouvement de rectification » serait vite avalisé par la communauté internationale. Ce qui ne fut pas le cas. Aussi, ignoraient-ils les différents instruments que la Mauritanie a souscrit et interdisant ce genre de changement.  

A y voir de près, on peut penser que le coup d’Etat du 6 août 2008 s’est déroulé dans la précipitation et par conséquent sans précaution particulière. Les auteurs ne s’imaginaient pas un seul instant que la suite du coup d’Etat allait faire couler beaucoup d’encre et notamment des réactions sans complaisance. D’habitude, les coups d’Etat ne faisaient pas grincher les dents de la communauté internationale. Cette fois-ci, les putschistes de Nouakchott n’ont pas tenu compte d’un certain nombre de considérations relatives à l’évolution de la sphère diplomatique.  

Dans la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, on peut lire au chapitre 2, à l’article 2, à l’alinéa 4 que la charte a pour objectif d’ »interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de gouvernement dans tout Etat membre comme étant une menace grave à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement ». En signant cette charte et en l’incluant dans son arsenal juridique,
la Mauritanie s’est engagée solennellement à mettre en œuvre : »l’accès au pouvoir et son exercice, conformément à la constitution et au principe de l’Etat de droit » et « le rejet et la condamnation des changements anticonstitutionnels de gouvernement ». Les auteurs du putsch auraient-ils agi en méconnaissance de ces dispositions contenues dans cette charte ?
 

Les Etats ne vivent plus en autarcie. Ils sont tenus de respecter les engagements qu’ils ont pris devant la communauté internationale. Ce ne fut donc pas une grande surprise si
la France, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies, l’Organisation Internationale de
la Francophonie…ont condamné, au nom des valeurs et principes démocratiques, le coup d’Etat du 6 août 2008 sur toute la ligne sans avoir pris langue avec leurs auteurs.
 

 

Toujours, dans la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance à l’article 25, à l’alinéa 4, il est stipulé que : »Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer au élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat ».  

Par rapport à ce point, Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas encore livré son secret. Il préfère pour le moment laisser les commentaires et les supputations aller bon train. En outre, la résolution de l’assemblée nationale en date du 14 septembre 2008 que le Front National pour
la Défense de
la Démocratie avait rejeté interdisait aux militaires de se porter candidat à une quelconque élection présidentielle et à « tous ceux qui, pendant cette période (de transition, ndlr), exercent des responsabilités exécutives susceptibles d’influencer les électeurs ».
 

En plus, cette résolution proposait en gage de transparence de l’élection présidentielle, la « réactivation de la Commission électorale nationale indépendante « . En Mauritanie, les élections présidentielles n’ont jamais été transparentes mais en février 2007, il y a eu mieux. Peut-on espérer cela en 2009 ? 

Encore, dans la résolution de l’Assemblée Nationale, un certain nombre de mesures ont été proposées pour que cette élection ne soit pas entachée d’irrégularités…Ces mesures peuvent-elles ne pas influencer les électeurs ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’on prête au Haut Conseil d’Etat de chercher « son » candidat pour l’élection présidentielle de 2009. C’est dire que la Mauritanie n’est pas encore sortie de la prééminence et du diktat des militaires sur le pouvoir. 

Mais, pour le moment, il s’agit d’abord de sortir de cette crise actuelle. Mais comment ? En l’absence de compromis, de consensus, quels sont les mécanismes qui sont prévus dans ce sens ? Ne serait-elle pas mieux pour la classe politique d’accepter cette résolution de l’Assemblée Nationale en date du 14 Septembre qui prévoit une transition de 12 à 14 mois à l’issue de laquelle une élection présidentielle sera organisée ? A défaut de cela, la communauté internationale peut-elle rétablir la démocratie en Mauritanie comme le réclament  corps et à âme le Front National pour
la Défense de
la Démocratie pour qui le retour de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi n’est pas négociable ? 
 

Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des Forces des Progrès (UFP), dans un entretien avec un quotidien sénégalais Walfadjri se réjouissait du fait que « c’est la première fois qu’un coup d’Etat (en Mauritanie, Ndlr) rencontre une résistance politique aussi farouche, ouverte et populaire ». Cependant, pour décrisper la crise, il a préconisé qu’on se réfère à
la Constitution : « Les divergences politiques qui existent doivent être résolus par les moyens constitutionnels existants ».
 

Au début de la crise, l’Union Africaine avait ébauché des initiatives diplomatiques dans le but de rétablir la démocratie. Mais, elles ont toutes échoué. Et, pourtant,
la Mauritanie n’a pas été suspendue, par le Conseil de Sécurité et de Paix de l’Union Africaine, aux activités de l’Union en vertu des dispositions des articles 30 de l’acte constitutif et 7(g) du protocole. Mohamed Ould Abdel Aziz et sa bande peuvent-ils échapper à l’alinéa 5 de l’article 25 qui stipule que : »Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement peuvent être traduits devant la juridiction compétente de l’Union ». 
 

La communauté internationale, au lieu de jouer un rôle d’arbitre ou d’intermédiaire, semble pencher du côté de ceux qui réclament le retour à l’ordre constitutionnel. Cette attitude ne fait qu’exacerber la situation actuelle qui peut déboucher, si ce n’est pas le cas déjà, sur une instabilité politique à cause des tiraillements entre le HCE et les partis politiques, les organisations syndicales et la société civile…Sans user d’une intervention militaire (improbable), on ne voit pas comment la Communauté internationale pourrait-elle rétablir la démocratie en démocratie ? 

Tout ce qu’elle peut faire, à défaut de pouvoir faire partir Mohamed Ould Abdel Aziz, est d’imposer un embargo à la Mauritanie ou de procéder à des sanctions qui peuvent aller de l’interruption complète ou partielle des relations économiques à la rupture des relations diplomatiques, comme le prévoit l’article 41 de la charte du Conseil de Sécurité et de Paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui peut aussi entreprendre toute action qu’il juge nécessaire au maintien et au rétablissement de la paix.

 

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