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( 27 février, 2009 )

Raids israéliens sur Gaza:Indignation des élus et exigence de rupture des relations diplomatiques

Pendant qu’Israël intensifie ses opérations militaires sur la bande de Gaza, où vivent plus d’un million de palestiniens, les parlementaires et maires du pays, excepté ceux du Front National pour la Défense de la Démocratie, se sont donné rendez-vous, ce lundi 5 janvier, à l’hémicycle, pour exprimer leur indignation au sujet des massacres que l’Etat hébreu est en train de commettre sur des civils palestiniens, sans la moindre impunité sous le regard impuissant de la communauté internationale.

Les raids israéliens sur la bande de Gaza en Palestine continuent de susciter des réactions à travers le monde. La Mauritanie, par le biais de ses élus, vient de se joindre à la liste des pays condamnant l’attaque militaire d’Israël sur la bande de Gaza. A l’unanimité, les élus du peuple mauritanien ont fustigé l’attitude belliqueuse d’Israël qui continue de poursuivre ses offensives militaires sur la bande de Gaza. Ils n’ont pas manqué de verve pour assimiler l’Etat d’Israël à un Etat criminel qui ne respecte pas les droits de l’Homme.

Les élus, qui viennent d’emboîter le pas au peuple mauritanien qui est sorti dans la rue pour demander la rupture des relations diplomatiques avec Israël, commencent à perdre patience face à l’attitude de l’Etat hébreu. Ils ont d’ailleurs fait savoir qu’ils allaient rédiger une résolution demandant au Chef de l’Etat de rompre définitivement avec Israël dès l’instant que ce dernier n’œuvre pas pour l’instauration de la paix au Moyen-Orient.

Pour sa part, Ould Hanenna a dénoncé le comportement de la communauté internationale et notamment du monde arabe qui laisse Israël faire ce qui lui semble bon. Se fondant sur la position du peuple mauritanien, il a soutenu que nos relations diplomatiques avec Israël ne se justifient pas, ni politiquement, ni moralement.

La Mauritanie demeure, avec la Jordanie et l’Egypte, l’un des pays dans le monde arabe à entretenir des relations diplomatiques avec Israël. Aux yeux de Hanenna, les relations diplomatiques qu’entretient la Mauritanie avec Israël sont humiliantes et inopportunes étant donné que le peuple mauritanien a montré toute sa désapprobation par rapport à ces relations.

D’autres élus sont allés plus loin dans leurs condamnations. Le député Ould Abdallahi, par exemple, en a appelé à la résistance du monde arabe face à l’oppression d’Israël sur le peuple palestinien qui vit l’injustice du fait de la passivité et de l’inaction de la communauté internationale.

«Le silence de la communauté internationale a favorisé le massacre qui est en train de se faire sur Gaza », a soutenu Camara Ali Guéladio en demandant au gouvernement mauritanien de ne ménager aucun effort, à travers les Nations Unies, la Ligue Arabe, l’Union Africaine, pour que ce ses collègues considèrent comme étant un «crime contre l’humanité » le massacre de Gaza.

Les élus du peuple ont appelé le Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz à franchir le Rubicon en faisant sienne la volonté du peuple mauritanien qui s’est élevé contre les attaques israéliennes sur la bande de Gaza et rompre les relations diplomatiques avec Israël. Ils ont en outre demandé à ce que l’Etat mauritanien rappelle son ambassadeur à Tel-Aviv. Aux dernières nouvelles, on a appris la confirmation de cette information qui confortera certainement les élus du peuple.

———-Encadré

Deux questions à….

Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall dit Ghrini, S.G du PRDR

« Notre relation avec Israël doit servir la paix »

Le Rénovateur Quotidien: Au-delà des condamnations de principe, allez-vous emboîter le pas au peuple mauritanien qui est sorti dans la rue pour demander la rupture définitive des relations diplomatiques entre la Mauritanie et Israël ?

Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall dit Ghrini : Nous n’emboîtons le pas à personne. Notre parti a une position de principe sur cette question depuis qu’il est redevenu Parti Républicain pour la Démocratie et le Renouveau. Nous l’avons fait savoir en marge de notre 3ème congrès, tenu en octobre 2005. D’ailleurs, la déclaration de politique générale de notre parti comportait parfaitement cette question des relations diplomatiques entre la Mauritanie et Israël. Nous avions précisé et répété, de façon constante, que la relation de notre pays avec Israël doit servir la paix. Autrement dit, servir la cause juste du peuple palestinien sur la base de la reconnaissance du principe de la paix contre la terre.

Ce principe qui fonde notre position est aujourd’hui consacré par la communauté internationale et qui fait partie ipso facto du droit international. Tant qu’Israël n’exploite pas notre relation dans l’intérêt de la paix et de la sécurité dans le monde, tant que cette relation entre la Mauritanie et Israël ne sert ni la paix ni la justice, nous demanderons toujours la rupture des relations diplomatiques avec Israël. Nous réitérons notre demande à l’Etat mauritanien de rompre ses relations diplomatiques avec Israël car elles n’ont aucune influence sur la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

Le Rénovateur Quotidien : On a toujours demandé cette rupture, mais jamais l’Etat mauritanien ne s’est aventuré à prendre une telle décision. Comment pouvez-vous expliquer cela ?

SMOMV dit Ghrini : Nous ne sommes pas à la tête de l’Etat. Nous ne sommes pas, non plus, au sein du Gouvernement. Nous sommes des parlementaires, des partis politiques. Nous avons des positions et nous les avons librement exprimées dans les colonnes de la presse, comme dans l’hémicycle du Parlement. C’est tout ce que nous pouvons faire et c’est un bon début. Cette question pèse beaucoup sur la scène politique nationale.

L’année dernière, j’étais parmi les cinq chefs de partis à demander au président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, à la suite d’une marche, de rompre nos relations diplomatiques avec l’Etat hébreu. Nous lui avions d’ailleurs transmis une doléance de tous les partis politiques pour rompre avec Israël ou au moins permettre l’ouverture d’un débat à ce sujet entre l’exécutif et le Parlement. L’ancien président n’avait pas donné de suite à notre requête. Et pourtant, il en avait fait la promesse pendant sa campagne électorale. Avant hier (4 janvier, Ndlr), j’étais avec d’autres groupes de partis politiques qui ont posé les mêmes problèmes au Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz. Nous attendons la suite et nous sommes sûrs que l’Etat mauritanien sera influencé peu ou prou par la position de ses parlementaires.

Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye

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