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( 28 février, 2009 )

Présidentielle de 2009:Ibrahima Moctar Sarr jauge sa cote de popularité

On l’annonçait comme l’un des meetings les plus importants de la vie politique de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (Ajd/mr) marquée ces derniers temps par des dissensions internes depuis le coup d’Etat du 6 août 2008.

Ibrahima Moctar Sarr a fait un faux bond à tous ceux qui attendaient qu’il déclare officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 6 juin 2009. Il a préféré maintenir le suspens sur sa candidature à l’échéance électorale de 2009.

Pour ce meeting attendu, l’Ajd/mr avait tout prévu pour plaire. Du monde, il y en avait. Ceux qui l’attendaient aussi sur le terrain du déballage et de la polémique sont restés sur leur faim. Les militants sont venus nombreux. On se croirait presque à une campagne électorale !

Ibrahima Moctar Sarr n’a pas pu cacher tout son contentement devant ses militants en délire. Ce meeting intervient à une période où l’Ajd/mr traverse des zones de turbulences. Pour le leader de l’Ajd/mr, la mobilisation du 31 janvier 2009 des militants est l’illustration que le parti tient toujours. »Cette mobilisation est une réponse excessivement importante à tout ce qui a été dit de mauvais sur notre parti », dit-il.

Au sujet de la crise actuelle, que vit la Mauritanie depuis le coup d’Etat du 6 août 2008, Ibrahima Moctar Sarr a laissé entendre que la responsabilité de trouver une solution à cette crise incombe à la classe politique mauritanienne. « Nous sommes dans une situation de crise dont les tenants et les boutissants ne sont pas connus mais nous devons chercher une porte de sortie. Celle-ci ne peut pas venir de la communauté internationale mais des mauritaniens d’eux-mêmes », explique-t-il en dénonçant les positions immobiles des uns et des autres qu’il accuse de prendre le peuple mauritanien en otage.

Par rapport à l’élection présidentielle du 6 juin 2009, M. Ibrahima Moctar Sarr a exigé des autorités militaires qu’elles l’organisent dans la ransparence et surtout de respecter la volonté populaire à l’issue de ce scrutin. C’est de cette condition seulement que dépendra sa candidature. « Au niveau de l’Ajd/mr, nous n’avons pas peur d’aller aux élections et si Mohamed Ould Abdel Aziz et son équipe veulent organiser des élections transparentes nous sommes convaincus que nous pouvons les battre », a-t-il déclaré devant une foule en liesse scandant son nom inlassablement.

Ibrahima Moctar Sarr a appelé aussi les partis politiques, regroupés autour du Front National pour la Défense de la Démocratie, de peser de tout leur poids afin que l’élection présidentielle se déroule correctement et sans contestation. « Les acteurs politiques (sans exception) doivent dépasser leurs contradictions et savoir que si la Mauritanie entre dans une situation de crise interminable, c’est le peuple qui va en souffrir », a-t-il affirmé.

Pour Ibrahima Moctar Sarr, le peuple mauritanien doit refuser de se laisser entraîner dans des théories fumeuses et dans des divisions stériles.

Babacar Baye Ndiaye 

( 28 février, 2009 )

Fortune du général, affaire Air Mauritanie, Riz avarié : Le Fndd livre ses secrets…

De l’affaire d’Air Mauritanie en passant par la fortune d’Aziz mais aussi du PSI, le Fndd publie une série de révélations en guise d’éclairage à l’intention de l’opinion publique dans une note d’information. Autant d’éléments qui viennent s’ajouter aux  récentes confessions du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi pour relancer la machine de la confrontation entre le pouvoir et le Fndd. Cette démarche du Front National pour la Défense de la Démocratie dénote d’une nouvelle stratégie de réplique. 

Et, dans ce sens, le Fnnd tient à tout prix à rétablir la vérité à l’intention  de  l’opinion publique nationale et internationale et prouver ainsi que le général Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas aussi blanc que  neige. Car, Mohamed Ould Abdel Aziz est devenu en peu de temps, sans pour autant donner des chiffres à l’appui pour  crédibiliser les allégations relatives à la fortune du général limogé comme il le surnomme, l’un des hommes les plus riches en Mauritanie. 

Le Fndd s’est limité à citer en exemple le ranch de Mohamed Ould Abdel Aziz qui se situe entre El Agar et Benichab. Dans ce ranch, on y élève des outardes, des autruches et autres gibiers rares. Ce ranch, toujours selon le Fndd, serait alimenté par un sondage d’eau réalisé par l’ONG (sans citer le nom de cette ONG, Ndlr) de l’actuel Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Le document du Front National pour la Défense de la Démocratie révèle que Mohamed Ould Abdel Aziz serait aussi détenteur d’un important lot d’immobiliers : au mois 6 maisons au Maroc, un bâtiment près de la fourrière d’Arafat, une maison au Ksar, une série de hammam éparpillés à Nouakchott et le marché du Ksar près de l’école II. 

Ainsi, donc, aux dires du Fndd, Mohamed Ould Abdel Aziz ne peut pas se prévaloir le titre de donneur de leçons en termes de lutte contre la gabegie et l’enrichissement illicite. 

Le Front National pour la Défense de la Démocratie est revenu aussi sur l’ «Affaire d’Air Mauritanie ». Dans le document publié, on y apprend que la faillite d’Air Mauritanie aurait commencé en 1997 et que les personnes (Sidi Mohamed Ould Biya, Isselmou Ould Khattry, Moustapha Ould Hamoud et Yahya Ould Ahmed Waghf) qui sont actuellement détenues ne sont pas responsables de la programmation de cette faillite, comme l’ont laissé entendre les nouvelles autorités du pays. 

En ce qui concerne la redynamisation d’Air Mauritanie, Yahya Ould Ahmed El Waghf, qui a pris les commandes de cette entreprise en pleine agonie, avait démontré que le seul moyen d’assurer la pérennité de la compagnie était de trouver un partenaire stratégique qui accepte de prendre une participation majoritaire dans la société. 

En outre, le gouvernement de la transition selon le document du Fnnd, aurait aussi une grande responsabilité dans la faillite d’Air Mauritanie car il aurait attribué des droits de trafic à Mauritanie Airways. 

Dans la foulée des révélations, le Fndd n’a pas manqué de mots pour mettre en doute tout le montage politique qui entoure cette affaire et d’ironiser en s’adressant à Mohamed Ould Abdel Aziz en ces termes : «mangez donc de ce riz périmé et nous vous reconnaîtrons, mon général limogé… ». 

Dans le collimateur de la justice du Haut Conseil d’Etat (HCE), le document du Front National pour la Défense de la Démocratie a révélé qu’Ely Ould Mohamed Vall serait la prochaine cible. 

Babacar Baye Ndiaye 

( 28 février, 2009 )

Accusé de vol d’enfants, Ould Victor nous écrit depuis le Togo pour nier les propos de son ex-compagne

Décidément, entre Semah Ould Victor et Kadia Ndiaye, c’est la guerre des nerfs. Après les récriminations de la deuxième accusant le premier d’avoir volé ses enfants en prenant la fuite pour aller rejoindre sa nouvelle campagne à Togo, chacun des deux côtés tente de légitimer sa position. Depuis le Togo, Semah Ould Victor nous a écrit pour apporter des éclaircissements sur sa vie de couple avec Kadia Ndiaye, son ex-compagne. 

C’est en réaction à la campagne d’intoxication et d’indélicatesse menée par son ex-campagne à son insu que Semah Ould Victor a décidé d’apporter un démenti contre les allégations de Kadia Ndiaye qui l’accuse de tous les péchés d’Israël, parce que tout simplement, il a amené avec lui leurs enfants à Togo. 

Semah Ould Victor a expliqué les motivations de son agissement en alléguant qu’il ne pouvait pas laisser ses enfants entre les mains de son ex-compagne qu’il a accusé d’avoir toujours «fui ses responsabilités de mère de famille ». 

Cette situation était aggravée par le fait que Kadia Ndiaye fréquentait, malgré ses nombreux avertissements, ses «copines divorcées » qui ne cessaient pas de mijoter dans ses oreilles des propos susceptibles de changer son comportement vis-à-vis de lui. D’ailleurs, à chaque fois, elle demandait le divorce parce que, dit-elle, elle en avait ras-le-bol. 

Il a révélé en outre que c’est lui qui s’est toujours préoccupé de l’éducation de ses enfants. Pendant ce temps-là, renseigne-t-il, son ex-compagne, Kadia Ndiaye, se comportait en irresponsable. Ce qui n’était pas de son goût. Il a aussi balayé d’un revers de la main les affirmations de son ex-compagne qui l’accable d’avoir kidnappé ses enfants. 

Et, ce n’est pas la première que Semah Ould Victor a maille avec Kadia Ndiaye ou qu’il en arrivait aux extrêmes. Son départ précipité cette fois-ci de son foyer traduit une certaine exaspération de sa part. En effet, Semah Ould Victor et Kadia Ndiaye se sont séparés à 3 reprises. Et, à chaque fois, elle a eu l’ingéniosité de faire disparaître leur certificat de divorce et de mariage. Selon lui, son ex-compagne souffrait de crise de jalousie. 

Les histoires de kidnapping colportées par son ex-compagne et le déballage calomnieux fait sur sa nouvelle compagne française avec qui il s’est marié légalement sont un chantage et un prétexte destinés à vouloir récupérer les enfants, a-t-il précisé. 

Semah Ould Victor reproche à son ex-compagne de vouloir exciser leurs deux filles. Et il est prêt, nous a-t-il confié, à donner son âme à Lucifer pour s’opposer à une telle pratique qu’il juge ignoble. D’ailleurs, il accuse la famille de son ex-compagne de complicité dans cette tentative d’exciser leurs filles au nom d’une prétendue tradition. 

Ce qui explique qu’il n’a pas voulu laisser la garde des enfants à leur maman. Et, ses déboires avec son ex-compagne étaient connus de ses amis qui sont intervenus à plusieurs reprises dans leurs chamailleries de couple. 

Semah Ould Victor est prêt à lâcher du lest si Kadia Ndiaye accepte, dans le but de trouver un compromis à leur différend, de retirer sa plainte introduite au niveau de l’afcf qui est en train de mobiliser ses lobbies pour l’appréhender.  

Soutenue par l’Association des Femmes Chefs de Famille (afcf), Kadia Ndiaye a mené, en début de cette semaine, d’importantes démarches pour pousser Semah Ould Victor à ramener les enfants à Nouakchott. 

La coordinatrice de l’afcf, Siniya Mohamed Saleck, vient de porter cette affaire au niveau du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération et au Ministère de la Condition Féminine. 

Toutes les structures pouvant agir dans ce sens ont été saisies par l’Association des Femmes Chefs de Famille : la Commission Nationale des Droits de l’Homme et «Terre des Hommes» pour qu’elle suive de près cette affaire au niveau de sa représentation de Lomé. 

Par Babacar Baye Ndiaye 

( 28 février, 2009 )

Petit Centre:Une vingtaine de professeurs vacataires renvoyés sans motif

Le torchon brûle entre Bonaventure le directeur de l’établissement scolaire privé «Petit Centre» et ses professeurs vacataires. Tout serait né d’une demande d’augmentation du taux d’horaires. Insatisfaits, ils ont décidé, pensant qu’ils vont obtenir gain de cause, de cesser volontairement et collectivement leurs cours.

A la suite de cette grève, Bonaventure prît la décision de congédier ces professeurs qui sont au nombre d’une vingtaine. «Le fait de demander son droit le plus absolu ne constitue point un mal », explique M. Wane Mamadou, professeur d’Histoire et Géographie et d’Instruction Civique.

Lui aussi, il fait parti des professeurs vacataires congédiés par Bonaventure. Depuis, les cours au «Petit Centre» sont au ralenti. Et ces professeurs d’accuser le directeur de l’établissement qui, au lieu de chercher à éviter cette grève, a envenimé la situation.

Selon leurs assertions, Bonaventure n’aurait pas toléré qu’ils se constituent en délégation pour défendre leurs intérêts. Du coup, il les a renvoyés illico presto de l’établissement sans motif. Cette manière forte utilisée par leur employeur n’a pas été du goût de ces professeurs qui ont aussitôt décidé de boycotter les cours jusqu’à ce que leur direction revienne à de meilleurs sentiments.

Cette vingtaine de professeurs vacataires, de toutes disciplines confondues, sont entre l’enclume et le marteau. D’ailleurs, l’un des professeurs, en l’occurrence M. Wane Mamadou, contacté à se sujet, n’a pas dissimulé leur crainte de perdre leur poste et du coup de se retrouver dans la rue comme chômeur.

Ils ont aussi laissé entendre que leurs mensualités ne sont pas des plus enviables comparées à celles de leurs collègues des autres établissements scolaires privés de Nouakchott. Au «Petit Centre», un professeur vacataire est payé 800 UM à l’heure. «On a demandé à notre directeur en la personne de Bonaventure s’il ne peut pas proposer mieux que les autres écoles privées, il n’a qu’à s’aligner sur les tarifs horaires », a rappelé Wane Mamadou.

Pour ces professeurs, M. Bonaventure ne veut pas entendre parler d’augmentation ou de rehaussement de leur niveau de vie et de leurs conditions de travail. Ils regrettent une telle attitude de la part de leur directeur qui n’a pas voulu satisfaire leur demande.

Tout ce que ces professeurs réclament, c’est l’augmentation du taux d’horaires à 200 UM. C’est ce point qui constitue la pomme de discorde entre la direction du «Petit Centre » et les professeurs vacataires. Car, sur ce point, M. Bonaventure a opposé son niet catégorique.

Autre décision ayant suscité l’ire de ces professeurs et leur mouvement de grève: la fusion des classes par M. Bonaventure. Cela n’arrange pas d’ailleurs l’affaire de ces professeurs qui se voient ainsi leurs horaires diminuer et par conséquent leurs salaires. Ils y voient un véritable manque à gagner. «C’est vraiment odieux », dit M. Wane Mamadou.

Du côté de ces mêmes professeurs, on ne comprend pas pourquoi leur direction campe sur sa position alors que dans d’autres établissements, c’est ce taux qui est en vigueur. Pour la plupart d’entre eux, ils ont servi plus de deux ans au «Petit Centre».

Blessés dans leur conscience professionnelle, ces professeurs vacataires semblent suspendus à la rencontre entre la présidente des parents d’élèves et la direction du «Petit Centre » qui décidera de leur sort. Ces professeurs risquent aujourd’hui leur emploi pour avoir demandé leurs droits ! Dans quel pays sommes-nous ?

Babacar Baye Ndiaye 

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