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( 20 septembre, 2010 )

Gratuité de l’aide au logement, de l’assurance-maladie… : Les avantages qui expliqueraient la difficulté pour les étudiants à obtenir le visa français

Les étudiants mauritaniens ne sont pas les seuls à se voir refuser le visa dans le cadre de leurs études par les ambassades françaises implantées un peu partout en Afrique. Comme la plupart des étudiants des autres pays africains notamment francophones, les étudiants mauritaniens effectuent un véritable parcours du combattant avant d’obtenir le précieux visa français.

Aujourd’hui, de plus en plus, la France de Nicolas Sarkozy restreint le nombre de visas délivrés aux étudiants africains. Mais, qu’est-ce-qui dicterait cette politique d’austérité pour limier le nombre de visas octroyés aux étudiants africains ?

Lors de leur rencontre avec la presse, le 7 septembre 2010, François Dall’Orso, Daniel Jimenèz, Sylvain Fourcassié, Julien Rouyat  et Armand Marcarian de l’ambassade de France en Mauritanie avaient défendu leur refus d’octroi du visa français aux étudiants mauritaniens par le fait que la plupart d’entre eux ne disposent suffisamment pas de ressources pour vivre en France d’une part et d’une connaissance suffisante de la langue française d’autre part. En réalité, ces formalités ne sont que les parties visibles de l’iceberg.

A elles seules, elles ne pourraient justifier ce refus. Car, la réalité est beaucoup plus profonde que cela. En effet, depuis, quelques années, la France fait face à une sollicitation de plus en plus accrue de la part des étudiants africains. Soumise à une forte pression et assaillie de toute part par les ressortissants des pays africains,
la France n’admet plus dans ses universités réputées pour leur qualité d’enseignement que des étudiants triés à la volée.

En engageant une politique très sélective, la France qui est le troisième pays d’accueil d’étudiants étrangers veut préserver sa sécurité sociale. Les raisons de cette politique de rigueur sont à rechercher aussi dans la crise financière que traverse actuellement ce pays comme du reste les autres pays de l’Europe. Du coup, tout est fait pour imposer des conditions d’octroi très contraignant du visa aux étudiants africains.

Ce système, unique en son genre, est très généreux et a pour fonction de protéger les individus des conséquences de divers évènements ou situations généralement qualifiés de risques sociaux comme les soins de santé, la maladie (y compris maternité, invalidité, décès), les accidents du travail, les maladies professionnelles, la vieillesse, le veuvage (retraite), le chômage.

Au même titre que les français, les étudiants africains bénéficient gratuitement de nombreux avantages sociaux tels que l’aide au logement, la réduction des frais du transport, l’assurance maladie…Tout ceci est supporté par l’Etat français.

Du coup, les Français commencent à penser qu’ils supportent trop les africains. D’ailleurs, le président Nicolas Sarkozy veut casser ce système social qui fait que c’est l’Etat qui doit tout supporter. Et, pour faire dans le politiquement correct, l’Etat français applique une politique très sélective en matière d’obtention du visa. Cette politique cadre parfaitement avec la vision des français dans leur globalité.

Mais, du côté des gouvernements africains, on ne semble pas presser le pas pour mettre en place une politique éducative de qualité en vue de contenir le flux de leurs étudiants vers la France.

Babacar Baye NDIAYE 

( 20 septembre, 2010 )

Birame Ould Dah s’attaque à Sidi Mahmoud Ould Sidi Amar

Venu témoigner sa solidarité aux familles qui ont été déguerpies de leur lot de terrain dans le cadre du recensement de l’Agence de Développement Urbain (A.d.u.), ce 20 septembre 2010, dans les Kebbas Mendèz d’El Mina, Birame Ould Dah Ould Abeid en a profité pour vouer aux gémonies Sidi Mahmoud Ould Sidi Amar, directeur de la cellule chargée de la réhabilitation des quartiers précaires à l’A.d.u.

Le président de l’I.r.a. ne s’est pas privé de le tancer et surtout de le sermonner, à la suite des opérations de démolition et de déguerpissement, en estimant qu’ »il ne devait pas faire cela » car « il est lui-même issu des pratiques esclavagistes et du droit de cuissage sacralisé par le code musulman arabo-berbère ».

Birame Ould Dah Ould Abeid, dans une déclaration volumétrique, n’a pas manqué de dénoncer l’accaparement des terres viables, habitables et cultivables dans le milieu rural comme dans les centres urbains.

Dans le même ordre d’idées, il a également fustigé la connivence de l’Etat mauritanien avec ceux qui qualifient les groupes dominants qui continuent les expropriations massives et systématiques des Harratines et des négro-mauritaniens au profit des lignages tribaux que des hommes d’affaires de l’agro-business, des marabouts, des officiers supérieurs de l’armée et de la Gendarmerie.

Babacar Baye NDIAYE

( 20 septembre, 2010 )

Des dizaines de familles jetées en pâture dans la rue aux Kebbas Mendèz d’El Mina

Les opérations de recensement engagées par l’Agence de Développement Urbain (A.d.u.) dans les Kebbas Mendèz d’El Mina ont plongé les habitants de ce quartier dans le désarroi et suscité des réactions d’indignation.

Après le passage des équipes de recensement de l’Agence de Développement Urbain (A.d.u.), des dizaines de familles ont été jetées en pâture dans la rue. Le spectacle est désolant : des dizaines de baraques en fortunes démolies ainsi que leurs biens accumulés pendant de longue période complètement détruits. Ce bric-à-brac montre la manière avec laquelle les opérations de déguerpissement et de démolition se sont déroulées. Sous l’œil vigilant des éléments de la Garde Nationale.

Les habitants n’y sont pas allés de main morte pour dénoncer vivement le recensement de l’Agence de Développement Urbain qui s’est déroulé, selon eux, dans des conditions peu transparentes. « La majorité des gens n’ont pas été recensés. Ce n’est pas sérieux. Depuis 2000, je vis ici. On a attribué des terrains à certains alors qu’ils n’ont jamais vécu dans la zone. Mon travail connait un coup d’arrêt à cause de cette situation », confie Fodé Seck. « On nous a dit d’attendre. Mais, attendre qui ? On attend quoi », fulmine-t-il.

Comme Fodé Seck, de nombreux pères de famille se sont retrouvés dans la même situation que lui. Ici, dans les Kebbas Mendèz d’El Mina, la plupart des habitants vivent dans l’extrême pauvreté. C’est avec beaucoup de difficulté qu’ils sont parvenus à acheter leurs baraques aujourd’hui complètement démolies.

En attendant d’être édifiés sur leur sort, ils ont commencé à trinquer au supplice de l’errance et de l’expropriation. Et, pour le moment, ils ne savent pas dans quel autre endroit ils seront relogés.

Face à ce désespoir des populations des Kebbas Mendèz d’El Mina, des organisations de défense des droits de l’Homme comme l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste sont montées au créneau pour se solidariser des familles abandonnées dans la rue et victimes d’expropriation foncière, de destruction de leurs demeures, de leurs baraques par les services de l’Agence de Developement Urbain (A.d.u.).

Le président de cette organisation, Birame Ould Dah, a dénoncé le manque de soutien de ces habitants de la part de certains érudits comme Mohamed Hacen Ould Dedew qui avait fait un geste à l’endroit des populations de Palestine en leur donnant deux millions d’ouguiyas.

Mais, il a surtout attaqué le directeur de la cellule de l’A.d.u. chargée de la réhabilitation des quartiers précaires Sidi Mohamed Ould Sidi Amar qu’il accuse d’user les « services et autorité de l’Etat » pour déguerpir injustement les habitants de ce quartier précaire situé à El Mina.

Babacar Baye NDIAYE 

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