( 5 septembre, 2010 )

Conférence de presse de l’ONA : Le bras de fer avec les pouvoirs publics continue

Au cours d’une conférence de presse, organisée à l’hôtel Wissal, ce 24 mai 2008, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, bâtonnier de l’Ordre National des Avocats (ONA), a fustigé la main mise du Ministère de la Justice et du parquet général sur certaines décisions de justice rendues par des magistrats.

Cette conférence de presse fait suite à l’avortement du sit-in que devait tenir, dans la matinée du 24 mai, l’Ordre National des Avocats. L’Ordre National des Avocats a dit son ras-le bol  de voir le Ministère de la Justice et le parquet général continuer à exercer une certaine main mise sur l’appareil judiciaire.  L’interdiction  de tenir  un sit-in pour dénoncer cette situation est venue créer un bras de fer   entre le Ministère de la Justice et l’Ordre National des Avocats qui se regardent maintenant en chiens de faïence.

Derrière cette animosité, la remise en cause de certaines décisions de justice rendues par des juges. « L’Ordre National des Avocats a constaté que certaines décisions de justice devenues définitives particulièrement en matière pénale où nous sommes concernés par les libertés des individus n’ont pas été exécutées alors que les juridictions ont dit leur dernier mot », explique Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny.

Ces décisions de justice sont relatives à des acquittements des cours criminelles, des condamnations avec sursis, des libertés provisoires. Face à cette situation, l’Ordre National des Avocats (ONA) a aussitôt saisi le procureur général de la République par écrit. « Nous avons également essayé de trouver une solution à ce problème sachant que, par ailleurs, on va lui donner une connotation politique mais déterminés que nous sommes à poser ce problème », a soutenu Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny.

La balle semble être donc, à l’en croire, dans le camp du parquet général pour trouver une solution à cet état de fait. Le Ministère de la Justice a aussi été informé dans ce sens. « Nous avons été frappés, dit-il, par l’interprétation que se font ceux-ci (le parquet général et le ministère de la justice, Ndlr) de leur acte (des magistrats, Ndlr). Effectivement, ils (les magistrats, Ndlr) voient dans leurs actions une certaine main mise de la tutelle sur la justice et sur certaines décisions de justice ».

Pour lui, c’est grave et inadmissible. « Il ne faut pas compter sur nous pour le soutenir », dit-il. Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny considère que le parquet général et le Ministère de la Justice n’ont pas le droit de s’immiscer dans certaines décisions de justice rendues par les magistrats. « Il y a des textes qui organisent la justice. En matière pénale, ils sont partie. Et, en tant que partie, ils n’ont que les recours qui sont ouverts à toutes les parties. Sur le reste, ils ont leur devoir qui consiste à appliquer la loi », explique-t-il.

Par ailleurs, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny a fustigé l’attitude du parquet général et du Ministère de la Justice qui ne cessent, depuis quelques temps, de contester certaines décisions rendues par les magistrats. « Si les juges sont laxistes ou si leurs décisions ne sont pas bonnes, il y a des solutions qui sont prévues par la loi. Mais, substituer à tout cela une autorité ou une tutelle du Ministère de
la Justice, nous disons non car ce n’est pas prévu par la loi », affirme Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny qui explique que cela est contradictoire aux principes de l’indépendance de la Justice et de la séparation des pouvoirs.

Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny a réaffirmé enfin que leur action contre l’immixtion du Ministère de la Justice et du parquet général dans certaines décisions de justice n’a aucun caractère politique. « Ce qu’on défend, c’est l’indépendance de la justice, l’autorité des décisions de justice et l’absence de tutelle du parquet, du ministère public, du pouvoir exécutif sur les juges et les décisions des juges », dit-il. « Nous allons continuer à œuvrer par tous les moyens que nous confère le droit pour dénoncer ce genre de choses et pour que les personnes actuellement en détention arbitraire et abusive soit libérées, pour que telles pratiques cessent et pour à l’avenir qu’on sache que cette tutelle ne peut pas être acceptée », conclut-il.

La mise en garde du Ministère Public

Dans un communiqué rendu au lendemain de la conférence de presse de l’Ordre National des Avocats, le Ministère Public a mis en garde ce dernier contre d’éventuels « actes nuisibles à la bonne marche de la justice et de son impartialité ».

En réaction à la tentative d’organiser un sit-in par l’Ordre National des Avocats, le Ministère Public considère que c’est « une dérive flagrante aux statuts, et au fonctionnement de l’Ordre, ainsi qu’aux moeurs et à la déontologie de la profession d’Avocat ».

Du côté du Ministère Public, on soutient, contrairement aux assertions du bâtonnier de l’Ordre National des Avocats, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, que leur sit-in de la matinée du 24 mai finalement dispersé par les forces de l’ordre « reflète leur désir d’impliquer l’Ordre national des avocats dans la lutte politique qui n’a rien à voir avec son rôle juridique tel quel est fixé par la loi ».

Babacar Baye Ndiaye   

( 5 septembre, 2010 )

Conférence de presse de l’ONA : Le bras de fer avec les pouvoirs publics continue

Au cours d’une conférence de presse, organisée à l’hôtel Wissal, ce 24 mai 2008, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, bâtonnier de l’Ordre National des Avocats (ONA), a fustigé la main mise du Ministère de
la Justice et du parquet général sur certaines décisions de justice rendues par des magistrats. Cette conférence de presse fait suite à l’avortement du sit-in que devait tenir, dans la matinée du 24 mai, l’Ordre National des Avocats.

 

L’Ordre National des Avocats a dit son ras-le bol  de voir le Ministère de
la Justice et le parquet général continuer à exercer une certaine main mise sur l’appareil judiciaire.  L’interdiction  de tenir  un sit-in pour dénoncer cette situation est venue créer un bras de fer   entre le Ministère de
la Justice et l’Ordre National des Avocats qui se regardent maintenant en chiens de faïence.

 

Derrière cette animosité, la remise en cause de certaines décisions de justice rendues par des juges. « L’Ordre National des Avocats a constaté que certaines décisions de justice devenues définitives particulièrement en matière pénale où nous sommes concernés par les libertés des individus n’ont pas été exécutées alors que les juridictions ont dit leur dernier mot », explique Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny.

 

Ces décisions de justice sont relatives à des acquittements des cours criminelles, des condamnations avec sursis, des libertés provisoires. Face à cette situation, l’Ordre National des Avocats (ONA) a aussitôt saisi le procureur général de
la République par écrit. « Nous avons également essayé de trouver une solution à ce problème sachant que, par ailleurs, on va lui donner une connotation politique mais déterminés que nous sommes à poser ce problème », a soutenu Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny.

 

La balle semble être donc, à l’en croire, dans le camp du parquet général pour trouver une solution à cet état de fait. Le Ministère de
la Justice a aussi été informé dans ce sens. « Nous avons été frappés, dit-il, par l’interprétation que se font ceux-ci (le parquet général et le ministère de la justice, Ndlr) de leur acte (des magistrats, Ndlr). Effectivement, ils (les magistrats, Ndlr) voient dans leurs actions une certaine main mise de la tutelle sur la justice et sur certaines décisions de justice ».

 

Pour lui, c’est grave et inadmissible. « Il ne faut pas compter sur nous pour le soutenir », dit-il. Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny considère que le parquet général et le Ministère de
la Justice n’ont pas le droit de s’immiscer dans certaines décisions de justice rendues par les magistrats. « Il y a des textes qui organisent la justice. En matière pénale, ils sont partie. Et, en tant que partie, ils n’ont que les recours qui sont ouverts à toutes les parties. Sur le reste, ils ont leur devoir qui consiste à appliquer la loi », explique-t-il.

 

Par ailleurs, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny a fustigé l’attitude du parquet général et du Ministère de
la Justice qui ne cessent, depuis quelques temps, de contester certaines décisions rendues par les magistrats. « Si les juges sont laxistes ou si leurs décisions ne sont pas bonnes, il y a des solutions qui sont prévues par la loi. Mais, substituer à tout cela une autorité ou une tutelle du Ministère de
la Justice, nous disons non car ce n’est pas prévu par la loi », affirme Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny qui explique que cela est contradictoire aux principes de l’indépendance de
la Justice et de la séparation des pouvoirs.

 

Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny a réaffirmé enfin que leur action contre l’immixtion du Ministère de
la Justice et du parquet général dans certaines décisions de justice n’a aucun caractère politique. « Ce qu’on défend, c’est l’indépendance de la justice, l’autorité des décisions de justice et l’absence de tutelle du parquet, du ministère public, du pouvoir exécutif sur les juges et les décisions des juges », dit-il. « Nous allons continuer à œuvrer par tous les moyens que nous confère le droit pour dénoncer ce genre de choses et pour que les personnes actuellement en détention arbitraire et abusive soit libérées, pour que telles pratiques cessent et pour à l’avenir qu’on sache que cette tutelle ne peut pas être acceptée », conclut-il.

 

La mise en garde du Ministère Public

 

Dans un communiqué rendu au lendemain de la conférence de presse de l’Ordre National des Avocats, le Ministère Public a mis en garde ce dernier contre d’éventuels « actes nuisibles à la bonne marche de la justice et de son impartialité ».

 

En réaction à la tentative d’organiser un sit-in par l’Ordre National des Avocats, le Ministère Public considère que c’est « une dérive flagrante aux statuts, et au fonctionnement de l’Ordre, ainsi qu’aux moeurs et à la déontologie de la profession d’Avocat ».

 

Du côté du Ministère Public, on soutient, contrairement aux assertions du bâtonnier de l’Ordre National des Avocats, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, que leur sit-in de la matinée du 24 mai finalement dispersé par les forces de l’ordre « reflète leur désir d’impliquer l’Ordre national des avocats dans la lutte politique qui n’a rien à voir avec son rôle juridique tel quel est fixé par la loi ».

  

Babacar Baye Ndiaye   

 

 

( 28 février, 2009 )

Petit Centre:Une vingtaine de professeurs vacataires renvoyés sans motif

Le torchon brûle entre Bonaventure le directeur de l’établissement scolaire privé «Petit Centre» et ses professeurs vacataires. Tout serait né d’une demande d’augmentation du taux d’horaires. Insatisfaits, ils ont décidé, pensant qu’ils vont obtenir gain de cause, de cesser volontairement et collectivement leurs cours.

A la suite de cette grève, Bonaventure prît la décision de congédier ces professeurs qui sont au nombre d’une vingtaine. «Le fait de demander son droit le plus absolu ne constitue point un mal », explique M. Wane Mamadou, professeur d’Histoire et Géographie et d’Instruction Civique.

Lui aussi, il fait parti des professeurs vacataires congédiés par Bonaventure. Depuis, les cours au «Petit Centre» sont au ralenti. Et ces professeurs d’accuser le directeur de l’établissement qui, au lieu de chercher à éviter cette grève, a envenimé la situation.

Selon leurs assertions, Bonaventure n’aurait pas toléré qu’ils se constituent en délégation pour défendre leurs intérêts. Du coup, il les a renvoyés illico presto de l’établissement sans motif. Cette manière forte utilisée par leur employeur n’a pas été du goût de ces professeurs qui ont aussitôt décidé de boycotter les cours jusqu’à ce que leur direction revienne à de meilleurs sentiments.

Cette vingtaine de professeurs vacataires, de toutes disciplines confondues, sont entre l’enclume et le marteau. D’ailleurs, l’un des professeurs, en l’occurrence M. Wane Mamadou, contacté à se sujet, n’a pas dissimulé leur crainte de perdre leur poste et du coup de se retrouver dans la rue comme chômeur.

Ils ont aussi laissé entendre que leurs mensualités ne sont pas des plus enviables comparées à celles de leurs collègues des autres établissements scolaires privés de Nouakchott. Au «Petit Centre», un professeur vacataire est payé 800 UM à l’heure. «On a demandé à notre directeur en la personne de Bonaventure s’il ne peut pas proposer mieux que les autres écoles privées, il n’a qu’à s’aligner sur les tarifs horaires », a rappelé Wane Mamadou.

Pour ces professeurs, M. Bonaventure ne veut pas entendre parler d’augmentation ou de rehaussement de leur niveau de vie et de leurs conditions de travail. Ils regrettent une telle attitude de la part de leur directeur qui n’a pas voulu satisfaire leur demande.

Tout ce que ces professeurs réclament, c’est l’augmentation du taux d’horaires à 200 UM. C’est ce point qui constitue la pomme de discorde entre la direction du «Petit Centre » et les professeurs vacataires. Car, sur ce point, M. Bonaventure a opposé son niet catégorique.

Autre décision ayant suscité l’ire de ces professeurs et leur mouvement de grève: la fusion des classes par M. Bonaventure. Cela n’arrange pas d’ailleurs l’affaire de ces professeurs qui se voient ainsi leurs horaires diminuer et par conséquent leurs salaires. Ils y voient un véritable manque à gagner. «C’est vraiment odieux », dit M. Wane Mamadou.

Du côté de ces mêmes professeurs, on ne comprend pas pourquoi leur direction campe sur sa position alors que dans d’autres établissements, c’est ce taux qui est en vigueur. Pour la plupart d’entre eux, ils ont servi plus de deux ans au «Petit Centre».

Blessés dans leur conscience professionnelle, ces professeurs vacataires semblent suspendus à la rencontre entre la présidente des parents d’élèves et la direction du «Petit Centre » qui décidera de leur sort. Ces professeurs risquent aujourd’hui leur emploi pour avoir demandé leurs droits ! Dans quel pays sommes-nous ?

Babacar Baye Ndiaye 

( 27 février, 2009 )

M. Bassel Torjeman sur le sommet de Doha: »Le monde arabe a joué une mauvaise carte »

A la suite de la décision du gouvernement mauritanien de geler ses relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël comme l’a toujours demandé l’opinion publique mauritanienne, M. Bassel Torjeman, conseiller à l’ambassade de l’Etat de Palestine à Nouakchott, a salué cette initiative qu’il a qualifiée de courageuse.

Il a fait cette déclaration ce 17 janvier au cours d’une soirée organisée par des hommes politiques mauritaniens tels que Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall, Moustapha Ould Abeiderrahmane, Boïdiel Ould Houmeïd… Cette soirée rentrait dans le cadre des manifestations de soutien à la suite des bombardements de l’armée israélienne qui avaient fini par susciter l’indignation et l’émoi à travers le monde.

M. Bassel Torjeman, tout en appréciant à sa juste valeur cette décision courageuse prise par le gouvernement mauritanien de geler ses relations diplomatiques avec Israël, n’a pas manqué de souligner les coups de foudre que risquerait la Mauritanie de la part des Etats-Unis par exemple déjà hostiles au coup d’Etat du 6 août 2008. « On sait très bien que cette décision prise par le gouvernement mauritanien est une décision très difficile car elle intervient dans un moment très délicat de l’histoire de la Mauritanie. On sait qu’il y a beaucoup de problèmes et on demande à tout le peuple mauritanien de soutenir cette décision de leur gouvernement », a-t-il affirmé.

En outre, il a battu en brèche la position de certains responsables palestiniens ayant participé au sommet de Doha, à Qatar, réservé à la situation qui prévaut dans la bande de Gaza. Il a accusé ces derniers d’avoir adopté une position qui n’allait pas dans le sens des intérêts du peuple palestinien. D’ailleurs, pour lui, le jeu n’en valait pas la chandelle.

Après 22 jours de trêve, Israël a décidé d’observer un cessez-le-feu unilatéral. Mais, du côté du Hamas, on a rejeté une telle décision émanant du cabinet israélien. Pendant ce temps-là aussi, la diplomatie internationale s’active pour trouver une solution à cette guerre entre l’Etat hébreu et le Hamas.

Pour autant, la guerre n’est pas encore finie puisque le Hamas continue à lancer des roquettes en direction d’Israël qui a fait savoir, lui aussi, qu’il répliquerait si le Hamas s’aventurait dans un tel exercice.

Le bilan est lourd. Pendant trois semaines, l’armée israélienne n’a pas cessé de pilonner la bande de Gaza. Conséquences : il y a eu plus de 1.200 morts, des centaines de milliers de blessés et plus de 10.000 maisons complètement détruites. « Le peuple palestinien est en train de payer le prix de cette guerre folle qu’Israël mène », se désole M. Bassel Torjeman. « Il n’y a pas eu aucune réaction pour dire non au massacre contre le peuple palestinien. Le monde entier a fermé les yeux comme si de rien ne se passait », fulmine-t-il en s’interrogeant sur l’expectative des grandes démocraties de la planète.

Au sujet du cessez-le-feu unilatéral décidé par l’Etat hébreu, M. Bassel Torjeman, tout en le qualifiant de « décision très positive » a laissé entendre que c’est un prétexte pour Israël de mieux se préparer. »L’Etat d’Israël, depuis sa création en 1948, a toujours été un Etat agressif », dit-il.

Pour lui, ce n’est pas cette trêve qui va résoudre la situation à Gaza. Ainsi donc, il en appelle à l’Etat hébreu de respecter la résolution de l’ONU de 1860 qui préconise l’arrêt immédiat des massacres dans la bande de Gaza. « La cause palestinienne doit être au-dessus de tous les clivages arabo-arabes », dit-il.

La question palestinienne divise le monde arabe. D’ailleurs, le sommet de Doha s’est terminé en queue de poisson au grand dam des populations palestiniennes. « Le monde arabe a joué une mauvaise carte », regrette M. Bassel Torjeman en réaction à ce qui s’y est passé.

Babacar Baye Ndiaye 

( 20 novembre, 2008 )

Baba Tandian: »Je suis désolé de ce qui est arrivé à Sidi »

« Ce qui est arrivé à Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ne devait jamais arriver », a tenu Baba Tandian, propriétaire du « Groupe Tandian Multimédia », au cours d’une conférence presse, en réponse au coup d’Etat du 6 Août 2008. 

Il a apporté des précisions sur les propos qu’il avait tenu à l’encontre de Khattou Mint El Boukhary, l’ex-première laquelle est accusée par l’actuel pouvoir d’avoir bénéficié illicitement des fonds publics de l’Etat. Il est revenu aussi sur les mobiles du coup d’Etat né, selon lui, de la mésentente entre Khattou Mint El Boukhary et Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Sur un plan purement économique, il a endossé la responsabilité de l’échec du président Sidi sur son ancien Premier Ministre Zéine Ould Zéidane qu’il accuse de n’avoir pas été à la hauteur de sa mission, surtout pour un économiste de sa stature. Par rapport aux milliards supposés détournés par Khattou Mint El Boukhary, Tandian Baba a apporté des clarifications en faisant savoir qu’il s’agissait tout simplement de « la simulation » et non des accusations fortuites portées envers elle. Et qu’il n’a pas de problèmes particuliers avec l’ex-première dame. 

Concernant le procès qui l’oppose à la fondation KB finalement ajourné, Tandian Baba a fait savoir que les avocats de la dite fondation ont demandé le report dudit procès au mois de Janvier prochain. En raison de l’absence de Me Lô Gourmo, actuellement en France où il est professeur de Droit. 

Relativement à son interview accordée à son journal « Le Matin » en date du 8 août 2008, il a précisé que ce n’était pas une volonté délibérée de dénigrer ou de faire de la diffamation envers Khattou Mint El Boukhary. «Moi, la première dame, je ne la connais pas. Je l’ai vue une fois. C’était à Dakar pour accueillir son mari. C’était la première fois, je la voyais. C’était la dernière fois que je la voyais », précise-t-il. Suffisant donc pour lui de refuser tout colportage envers la première dame que lui prêtent certaines langues déliées.  

                  babatandian.jpg 

Par rapport aux marchés qu’on lui prête d’avoir gagné en Mauritanie, il a dégagé d’un revers de la main les accusations faites contre lui. De même que ses supposés liens avec un homme d’affaires mauritanien très célèbre. «Moi, je n’ai jamais eu de marchés à la présidence. Je n’ai jamais bénéficié de largesses de personne. Jamais ! », se défend-il. Par contre, «pendant les élections, toutes les affiches que vous avez vues en l’occurrence Sidi et Zéine ont été imprimées chez moi », rajoute-t-il en exhibant simultanément les portraits de Sidi.  

«Ce qui est insolite, c’est que la moitié des affiches a été payée par moi-même et l’autre par un ami du président », dit-il en faisant savoir qu’il a participé à la campagne de Sidi à qui il a donné 50 millions d’ouguiyas. Ironie du sort, c’est à l’hôtel Khalima où il a tenu sa conférence de presse qu’il l’avait remis ce chèque. Il a révélé aussi que c’est lui qui a financé les affiches de Zéine à hauteur de 100 millions. 

Baba Tandian a fait savoir à l’assistance qu’il va porter plainte contre certains journaux locaux qui l’accusent d’avoir participé à la descente aux enfers de Sidi Mohamed Ould Cheikh. «Qui m’a vu participer à la destabilisation de Sidi », s’interroge-t-il. 

La guerre entre Baba Tandian et la fondation Kb semble ouverte. Désormais, «Le Matin se réserve maintenant le droit d’enquêter, d’écrire sur la fondation, sur ses dirigeants et ses avocats. Et surtout de faire connaître aux sénégalais qui est Khattou Mint El Boukhary. Les investigations se feront en Mauritanie, au Niger et au Koweït. Nous avons les moyens de notre politique », a-t-il révélé. 

Babacar Baye Ndiaye  

( 16 octobre, 2008 )

Deuxième marche du FNDD: Les forces de sécurité plus présentes que les manifestants !

La deuxième marche du Front National pour la Défense de la Démocratie prévue hier a été dispersée par les forces de l’ordre déployées dans tous les lieux sensés abriter les manifestations. Pour tromper la vigilance de la police, des groupes de manifestants ont tenté de s’ébranler à partir du garage  d’Arafat dans le quartier d’El Mina.  

Là, ils ont été repoussés par des éléments de la garde nationale dépêchée pour la circonstance en renfort. A coup de matraques et de grenades lacrymogènes, les militants du Front National pour la Défense de la Démocratie ont quitté les lieux abandonnant dans leur débandade des pneus brulés et des projectiles qui encombraient les lieux. Dans tous les autres endroits de la ville, la situation était calme. 

Tous les points présumés pouvant servir de regroupements aux sympathisants du Front National pour la Défense de la Démocratie qui réclame toujours le retour à l’ordre constitutionnel et le rétablissement de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi dans ses fonctions de Président de la République, ont été quadrillés par la police  mobilisée  très tôt pour prévenir toute tentative du Front de mettre à exécution son mot d’ordre de marcher. 

Et, jusqu’à 17 heures 30, hier, en parcourant les artères du centre-ville, on n’a pas remarqué l’ombre de manifestants ainsi que de celle des responsables du Front National pour la Défense de la Démocratie.  

De temps à autre, la police faisait des patrouilles pour réprimer la moindre tentative de déstabilisation du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. D’autant plus que le Wali  de Nouakchott  n’avait pas autorisé cette marche annoncée toute la semaine par le Front National pour la Défense de la Démocratie déterminé  cette fois-ci à défier les policiers. Occasion ratée en raison de l’inégalité des armes. Et, pourtant, les manifestants, pierres à la main, étaient déterminés et prêts à marcher et affronter la garde nationale venue au secours pour renforcer les éléments de la police. Certains se demandaient même en ironisant où étaient passés les responsables du Front National pour la Défense de la Démocratie qui s’égosillaient qu’ils allaient cette fois-ci sortir dans la débandade.  

Faut-il le souligner, cette marche intervient à une période où le Front National pour la Défense de la Démocratie traverse une crise interne depuis quelques jours. Plutôt qu’un effet d’annonce, cette marche était  peu probable d’avoir lieu  eu égard aux violentes réprimandes de la semaine dernière par la police.  

L’ardeur du Front National pour la Défense de la Démocratie semble subitement retomber comme un soufflet après l’initiative proposée par Messaoud Ould Boulkhéir pour sortir de la crise actuelle. Est-ce un signe un relâchement? 

 

Babacar Baye Ndiaye 

( 7 octobre, 2008 )

Marche du FNDD violemment réprimée par la POLICE

Comme la guerre de Troie, la manifestation tant attendue du 5 Octobre du Front National pour la Défense de la Démocratie n’a pas finalement eu lieu. Cependant quelques partisans de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ont tenu à marcher pour exprimer toute leur désapprobation au coup d’Etat du 6 août 2008. La junte militaire au pouvoir dirigée par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz a ressuscité les vieilles méthodes de la répression dignes d’un Etat policier. Un dispositif sécuritaire très important a été déployé au centre ville de Nouakchott pour faire capoter toute tentative de marche de protestation du Front National pour la Défense de la Démocratie. Dès 16 heures, une poignée de manifestants composée d’une centaine de personnes annonçait les couleurs en scandant le nom de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi en prenant d’assaut le carrefour de l’hôpital National de Nouakchott, sous le regard intrépide des policiers nerveusement armés de matraques et de grenades lacrymogènes. Les policiers ne mirent pas assez de temps pour éparpiller ces manifestants à coups de grenades lacrymogènes. Devant ce spectacle désolant, des pick up remplis de policiers, au moins cinq, ont été appelés pour renforcer le dispositif sécuritaire.  A 16h 15, il n’y avait pas encore l’ombre d’un responsable du Front National pour la Défense de la Démocratie. «C’était en quelque sorte prévisible, souligne un manifestant du nom de Mohamed Abdallahi Ould Baba. C’était prévisible que les leaders du FNDD ne s’exposent pas à une police plus soucieuse de violer les libertés fondamentales que de protéger les citoyens. » 

Hier, Nouakchott a vécu une chaude journée entre d’une part des manifestants qui réclamaient le retour à l’ordre constitutionnel et d’autre part des policiers déchaînés comme il est de coutume dans ce genre de manifestations. Des disputes se sont engagées entre les éléments de la police et certains manifestants. Certains manifestants furent brutalisés même certains journalistes, venus faire leur métier, n’ont pas échappé à la «lessive » légendaire de nos policiers. Face à la persistance des manifestants qui occupaient l’axe reliant le carrefour BMD et l’Hôpital National de Nouakchott, les policiers ont fini par perdre leur sang-froid. Et lorsque nos policiers se déchaînent, bonjour les bavures.  Des scènes choquantes se sont produites durant cette répression. On a vu certains manifestants, sous l’effet des matraques, marcher à quatre pattes. Accéder à l’Hôpital National de Nouakchott, c’était presque faire le chemin de la Croix. Pendant presque une heure d’horloge, ce fut une véritable chasse aux manifestants que se sont livrés les policiers. Cela n’a pas manqué d’écœurer certains manifestants. «Cette junte est là pour la répression, dit Abdallahi Moctar Fall. Ils sont en train de fatiguer le peuple qui est là pour manifester sa désapprobation à la junte. Le peuple mauritanien n’a pas besoin de cette junte. Il veut le retour à la légalité. C’est cela qui fait exactement bouger la junte. Ce qu’est en train de faire la police dénote de la pure répression. » 

 

Babacar Baye Ndiaye 

( 7 octobre, 2008 )

Retour de Sidi:Les responsables du FNDD ne démordent pas !

Les responsables du Front National pour la Défense de la Défense mis en place au lendemain du coup d’Etat militaire dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz ont dressé un bilan positif de leur marche de protestation violemment réprimée par les forces de l’ordre, dimanche dernier. Tour à tour, dans leurs interventions, de Amar Ould Yali(APP) à Ba Mamadou Alassane(PLEJ) en passant par Mohamed Ould Maouloud(UFP), Boïdiel Ould Homeïd(Adil) et Jémil Ould Mansour(Tawassoul), les responsables du Front National pour la Défense de la Démocratie, devant des militants venus leur apporter confort moral, ont rappelé leur détermination à poursuivre leur lutte visant le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi dans ses fonctions de Président de la République de Mauritanie. Cela fait deux mois qu’il est toujours en détention surveillée. Et, depuis quelques temps, ses proches n’ont pas eu de ses nouvelles. A part, celles fournies par les émissaires de l’Union Africaine, durant leur dernier passage à Nouakchott. Cette situation «est une anomalie », selon Boïdiel Ould Homeïd qui a demandé ipso facto la libération de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. 

La sortie massive des populations de Nouakchott à l’occasion de la marche du 5 octobre dans diverses zones de la capitale traduit, selon les responsables du FNDD, un refus de leur part de dire non au coup d’Etat du 6 août 2008 et à la junte militaire, au pouvoir depuis exactement 2 mois. Ils ont appelé la communauté internationale à exercer davantage de  pressions sur la junte militaire jusqu’au retour à la légalité constitutionnelle. Sur ce point, Mohamed Ould Maouloud a demandé à l’Union Européenne de faire respecter les 24 engagements pris par les militaires durant la période de transition. Tout en se désolant des actes de provocations et d’humiliations dont furent victimes leurs militants, à l’occasion de la marche du 5 octobre dernier, les leaders réunis autour du Front National pour la Défense de la Démocratie se sont réjouis du fait que la marche n’ait pas connu de dérapages grâce à  leur sang-froid et de leur retenue vis-à-vis de la police qui a utilisé à profusion des grenades lacrymogènes et des tasers. Ils ont appelé également les forces armées à s’abstenir de toute ingérence dans le bras de fer qui leur oppose au HCE et surtout de ne pas accepter d’être instrumentalisées par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Durant cette conférence de presse, il a été annoncé que les avocats de la fondation KB, objet d’enquête d’une commission sénatoriale, qui devaient se rendre hier à Dakar, ont été empêchés de sortir du territoire national. Leurs passeports furent confisqués. Les raisons de ce refus n’ont pas été avancées par les responsables du Front National pour la Défense de la Démocratie qui ont donné cette nouvelle qui, si elle est avérée, vient de confirmer les velléités du Haut Conseil d’Etat de restreindre les libertés publiques. 

 

Babacar Baye Ndiaye 

( 17 juin, 2008 )

Passif humanitaire : A quand une commission d’enquête ?

La Coordination des Victimes de la Répression a fêté ce 14 juin sa première année d’existence. A cet effet, elle a organisé une conférence-débat au cours de laquelle, elle a annoncé la création d’un Observatoire pour le Règlement du Passif Humanitaire qui va regrouper l’Aide aux Veuves et Orphelins des Militaires Mauritaniens, la Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens et l’Organisation contre la Violation des Droits de l’Homme et le Comité Directeur des Communautés Réfugiées au Sénégal. 

Dans la déclaration distribuée en marge de cette célébration, on peut lire : «S’agissant du passif humanitaire, rien n’est encore officiellement entamé. Des propositions retenues pendant les JNC, aucune n’a connu une orientation claire ». Ces propositions concernent la création d’une commission indépendante composée de personnalités d’envergure nationale reconnues pour leur compétence, leur probité, leur intégrité et leur patriotisme ; la création d’une Commission nationale telle que proposée par le document officiel du Comité interministériel ; l’élargissement de la commission proposée dans le document de travail, aux représentants des victimes, aux organisations de défense des droits de l’Homme et à des personnalités indépendantes. 

Aux yeux de la Coordination des Victimes de la Répression, le gouvernement n’a pas respecté les propositions retenues lors des Journées Nationales de Concertation du 20 au 22 novembre 2007. En plus de cela, la COVIRE a fustigé leur mise à l’écart dans le traitement du passif humanitaire. Et par rapport au retour des déportés, «beaucoup de manquements ont été observés, notamment dans l’organisation des opérations de rapatriement et la prise en charge pour l’installation d’urgence », lit-on dans la déclaration attribuée par la Coordination des Victimes de la Répression. 

«On a fait beaucoup de tambour et de trompette autour du retour des réfugiés. Mais, en réalité, ce qui se passe va mal », a révélé Ngaïdé Alioune Moctar, coordonnateur de la COVIRE. «Il est temps que tout le monde se soude et resserre les coudes autour de ce problème pour le régler », a-t-il lancé tout en relevant les problèmes d’habitat, de santé…auxquels sont confrontés les réfugiés revenus. La Coordination des Victimes de la Répression est donc visiblement déçue de la situation actuelle qui prévaut dans les camps des mauritaniens rapatriés.    

Témoignage de Lô Moussa Mamadou, rescapé militaire 

Il fut adjudant. C’était avant 1989. Il est devenu aujourd’hui le président du Collectif des Rescapés Militaires, créé en 1991 à la suite des événements de 1989. Pendant cette période, il servait à Rosso comme Inspecteur de transmission. Il n’était pas le seul à être appréhendé. Il y avait aussi Dia Daouda, Dieng Abdoul Razak, Sow Amadou Dème. Tous des adjudants arrêtés le même jour par un capitaine de leur base militaire. Ce dernier avait reçu l’injonction de la part de l’Etat major de les arrêter. 

Ce capitaine  avait reçu l’ordre de les tuer au cas où ils voudraient s’opposer à leur arrestation. A leur grande surprise, ce capitaine les a rassurés en leur disant qu’il ne leur ferait pas de mal. Ils furent transportés à un lieu tenu secret. 

Pendant 3 jours, ils ont vécu toutes sortes de supplices et d’humiliation, sans boire ni manger. Par la suite, ils furent envoyés à Béila. Ici aussi, les tortures vont reprendre. Les méthodes utilisées étaient effroyables. 

Par exemple, de 21 h à 4 h, ils étaient enterrés sauf leur tête qui pendait au sol. Ceux qui ne pouvaient pas résister longtemps périssaient immédiatement. De temps à temps, on glissait leur tête dans une position inclinée dans un fût plein d’eau. 

Pendant 6 mois, ils ont vécu l’enfer à Béila. De là, ils furent transférés à Jréida. Ce fut aussi le même accueil. Et le calvaire continuait de plus belle jusqu’à leur transfert à Nbéika. 

Aujourd’hui, après avoir été accusés à tort lui et ses compagnons, Lô Moussa Mamadou ne demande qu’une seule chose, qu’on les rétablisse dans leurs droits et surtout qu’on mette en place une commission d’enquête indépendante pour que toute la lumière soit faite sur cette période. 

Babacar Baye Ndiaye 

( 9 juin, 2008 )

Fonction Publique: Formation linguistique au profit de 200 agents et planification pour un futur institut des langues au sein de l’ENA

Le Ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, monsieur Moustapha O. Hamoud, a présidé hier à l’Ecole Nationale d’Administration, le démarrage d’une session de formation linguistique au profit de 200 agents de l’Etat. Cette formation qui va durer deux mois portera sur le français, l’anglais et l’arabe. 

Celle-ci rentre, en effet, dans le cadre du processus de réformes de l’administration publique mauritanienne  engagé par les pouvoirs publics.  

Le but aussi de cette formation est de répondre aux besoins de formation linguistique des agents de l’administration. «La réforme de l’administration et sa modernisation constitue en effet l’un des axes essentiels du programme du président de la république et de l’action du gouvernement », a rappelé le directeur de l’Ecole Nationale d’Administration.  

«Les autorités mauritaniennes sont conscientes du besoin incontournable de disposer d’une administration publique moderne répondant aux exigences du développement économique et social du pays conformément aux principes de la bonne gouvernance » a-t-il poursuivi en soulignant que son école jouera un rôle important dans al réalisation du renforcement des capacités des ressources humaines de l’Etat mauritanien.  

Faire en sorte qu’au moins chaque fonctionnaire maîtrise deux langues, c’est l’obsession des pouvoirs publics qui ont fait appel à l’expertise française et américaine. Aujourd’hui, selon  les statistiques fournies par le ministère de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, plus de 2500 fonctionnaires veulent se mettre à niveau rien qu’en français. Cette demande du gouvernement  mauritanien n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Car, les gouvernements français et américain ont manifesté leur volonté de soutenir cet ambitieux projet linguistique. 

Cette formation linguistique n’est qu’une première pierre à l’édifice du futur Centre de Langues de l’Ecole Nationale d’Administration. Dans ce cadre, le Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres a été sollicité pour la réalisation du Centre de Langues de l’ENA. D’ailleurs, une première mission est déjà venue à Nouakchott. L’ambassadeur de la République française à Nouakchott a promis que son pays apportera des moyens budgétaires significatifs avec la mise en place d’un projet pluriannuel du Fonds de Solidarité Prioritaire. Une partie de ce fonds, a-t-il précisé, sera entièrement destinée au Centre de Langues de l’ENA et à la formation linguistique des agents de l’Etat.  

Lors de son discours, le directeur de l’école nationale d’administration a affirmé que son école sera un partenaire essentiel dans la réalisation de cette initiative de par sa double mission qui consiste à assurer d’une part, une formation administrative de base à des diplômes de l’enseignement général et préparant à l’exercice d’un emploi minimal et d’autre part, un renforcement de la qualification des personnels de l’Etat afin d’adapter leur connaissance administrative à un environnement évolutif, de remplir pleinement sa mission et faire face aux nouvelles exigences d’une administration efficace et performante s’appuyant sur un personnel suffisamment formé pour produire des prestations de qualité de manière efficiente. 

La création du Centre de Langues de l’ENA permettra ainsi de renforcer les capacités des fonctionnaires en al matière afin de faciliter leur formation. Cependant, «tous ces efforts risquent d’être vains s’ils ne sont pas accompagnés de programmes destinés à la maîtrise des langues et de la communication.(…). Cette préoccupation trouve un début d’exécution grâce à ce projet pilote initié par le ministère de la fonction publique et de la modernisation de l’administration et qui se concrétisera définitivement à partir d’octobre avec la mise en place d’un programme annuel et la disponibilité de professeurs permanents », a rassuré le directeur de l’Ecole Nationale d’Administration. 

L’enjeu est donc de taille puisque l’objectif de cette formation linguistique va permettre aux agents de participer à l’amélioration de leur ministère, à renforcer al cohésion sociale et identitaire du pays tout en augmentant leurs compétences et leurs connaissances. 

Babacar Baye Ndiaye 

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