( 14 octobre, 2007 )

Journée mondiale de la Santé mentale

Le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) en Mauritanie, à l’occasion de la «journée mondiale de la santé mentale du 10 octobre dernier, Docteur Kéita Bah, a estimé que «les boule versements que provoque le déplacement d’un nombre important de personnes charrient les désordres mentaux ».

«La région africaine en général et la sous-région ouest africaine en particulier ont connu leur lot de conflit et de catastrophes qui ont provoqué des déplacements des populations entières et dont les séquelles sur la santé mentale restent encore de nos jours perceptibles » a-t-il indiqué.

Selon lui, «les soins de santé mentale doivent s’adapter aux défis des situations socioculturelles » et surtout principalement en tenant en considération «la diversité culturelle, raciale et ethnique des individus » et à en croire toujours le docteur Kéita Bah, l’Organisation Mondiale de la Santé, dans ses efforts pour amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible, appuiera les systèmes de soins à répondre à ces nouveaux défis. Et d’après les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé, 50% des migrants présentent des troubles de santé mentale allant des désordres mentaux chroniques au traumatisme et à la dépression.

Récemment, une enquête du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé a relevé que ces maladies constituent un problème sérieux de santé publique puisqu’elles sont en effet responsables de 13% de la morbidité et qu’elles sont aussi à la base de 33% des invalidités. C’est dans ce contexte que l’Organisation Mondiale de la Santé a développé une stratégie mondiale et régionale pour promouvoir la santé mentale.

 «Cette stratégie, a souligné le représentant de l’OMS en Mauritanie, vise à aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre des politiques, des plans d’actions et des mesures législatives en vue d’assurer des soins de santé mentale au niveau communautaire, notamment par le développement des ressources humaines. »

Et pour mieux connaître et contrôler ces maladies mentales en Mauritanie, l’OMS a appuyé la formation du personnel de santé dans la ville de Nouadhibou, mis à la disposition des structures concernées des médicaments de santé mentale destinés aux personnes les plus vulnérables ainsi qu’une mise sur pied d’une ligue pour la lutte contre l’épilepsie et la prise en charge des maladies épileptiques.

Babacar Baye NDiaye

( 8 octobre, 2007 )

Enseignants des écoles privées formés par l’ANAPEJ:Plus de trois mois d’arriérés de salaires

Depuis 8 heures, ces enseignants des écoles privées formés par l’ANAPEJ attendent que le Directeur Général de la dite agence les reçoit pour les fixer sur leur sort. En effet, voilà plus de trois mois qu’ils courent derrière leurs salaires. Mais à chaque fois, c’est la même chanson qui leur est servie : il faut patienter. Mais jusqu’à quand semblent-ils se demander.

«Nous avons négocié. Nous avons tout fait pour obtenir nos droits. Mais en vain !». Ces propos de désespoir sont de Thiam Abderrahmane, délégué des enseignants des écoles privées formés par l’ANAPEJ. «Certains d’entre nous sont restés plus de trois mois sans toucher leurs salaires d’autres six mois » nous rencarde-t-il. Peut-on penser que la Mauritanie est un pays où on ne respecte pas les droits les plus élémentaires des travailleurs ?

En effet, depuis le mois de juillet dernier, tous les jours, ces enseignants sont là, assis sous les arbres en cette période de Ramadan. Pourtant, ils sont allés voir leur ministère de tutelle qui les a promis de tout faire pour les rétablir dans leurs droits pour lesquels ils sont en train de réclamer depuis plusieurs mois.

«Nous avons vu la Ministre de l’Education Nationale, le Secrétaire Général dudit ministère. Nous avons soulevé tous ces problèmes qui sont actuellement en instance. Ils nous ont promis d’apporter et de trouver des solutions à nos problèmes. ».

Même son de cloche au niveau de l’inspection de travail de Nouakchott qui n’a rien fait pour eux. «C’est nous qui nous plaignions à aller à chaque fois qu’il y a des cas avérés, nous nous déplaçons à l’inspection du travail mais en réalité, ils n’ont rien fait en notre faveur.

D’ailleurs, ils ne peuvent rien faire contre les écoles privées. C’est un lobby» affirme Thiam Abderrahmane apparemment dépité par la situation.

Pendant ce temps-là, leur dossier traîne toujours au niveau de l’ANAPEJ qui refuse de les rencontrer ou renvoie toujours leur rencontre avec ces enseignants aux calendes grecques. Ces jeunes enseignants sont liés avec les écoles privées par des contrats de travail signés par l’ANAPEJ dans le cadre de sa lutte contre le chômage en Mauritanie.

Mais selon les termes de Thiam Abderrahmane, les services de l’ANAPEJ n’ont pas respecté les clauses du contrat qui les lient avec eux. Ce contrat qui est un contrat à durée indéterminé a été mal ficelé, une sorte de contrat maison selon lui. «Nous ne sommes plus disposés à travailler avec eux dans ces conditions(l’ANAPEJ, note de la rédaction).

Nos intérêts sont occultés. Nous avons demandé la révision du contrat c’est à dire revenir à la case de départ. C’est mieux que de travailler dans ces conditions » dit Thiam Abderrahmane sur un ton menaçant. En vain, ils sont entrés en contact avec l’ANAPEJ. «Nous le faisons chaque jour.

C’est pourquoi, les gens sont mobilisés. Depuis quelques mois, tous les jours, nous venons ici. On nous avance des raisons budgétaires et financières à chaque fois. Le plus important pour nous c’est le contrat signé avec les écoles privées. Il s’est trouvé que ce contrat occulte les intérêts des enseignants.

Par conséquent, nous ne trouvons pas un terrain d’entente qui puisse faire que les enseignants et les directeurs d’école puissent travailler sereinement ».

Ainsi, si la situation empire, ces enseignants préféreraient rompre avec les écoles privées que de continuer à travailler dans ces conditions de travail où ils passent le plus clair de leur temps à réclamer leurs droits devant des responsables qui ne veulent rien entendre de leurs détresses et de leurs supplications.

 Avec un salaire mensuel de 42.000 UM, ces centaines de jeunes réclament des conditions de travail décent à défaut de leur non-intégration dans la fonction publique. «Les enseignants sont mis dans de telles conditions de travail. On peut dire que ce sont des conditions extrêmement difficiles parce qu’on les fait travailler sans salaire. Ils ne sont payés à temps et sont souvent harcelés. »

Ces enseignants font aussi face aux directeurs d’écoles privées qui se disent ne pas être en mesure de pouvoir les payer parce qu’ils n’ont pas assez de moyens financiers pour couvrir leurs salaires. Car, en effet, la moitié des salaires de ces enseignants est prise en charge par l’ANAPEJ et l’autre moitié par les écoles privées.

 

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

Promotion de la femme mauritanienne:Les prémices d’un renouveau

Notre Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, serait-il devenu le Président des femmes mauritaniennes, leur avocat, leur Ami ?

Car, depuis quelques temps, depuis qu’il est devenu Président de la République, il ne cesse de surprendre les hommes, tous les jours, sa pugnacité de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, de montrer qu’il n’est pas fesse-mathieu en terme de progrès, de promotion et d’émancipation féminine.

Après leurs nominations aux postes d’ambassadrices, les voilà maintenant promues aux postes de walis. Des précédents dans l’histoire politique et sociale de notre pays qui vient de sortir d’une époque d’obscurantisme et de fanatisme qui a toujours entravé la bonne marche de la République, de notre état et de notre peuple.

La promotion des femmes de plus en plus accentuée sonnerait-elle le glas d’une époque? Nos femmes, longtemps marginalisées et enchaînées dans des clichés infondés, seraient-elles en train de vivre dans le meilleur des mondes ?

La seule fausse note- incompréhensible et impardonnable !-c’est qu’il n y a pas eu parmi toutes ces nominations officielles esquissées ces derniers temps modernes, des femmes issues de la communauté négro-mauritanienne.

Sans aucun esprit de sectarisme ni aucune idée revendicatrice, c’est pour signifier simplement que la Mauritanie n’appartient pas uniquement à une seule communauté. C’est pour dire aussi, qu’au moment où la problématique sur la réconciliation nationale suscite beaucoup de débats, d’engouement et d’inquiétudes simultanément, il faut pratiquer et promouvoir une politique non discriminatoire et égalitaire qui constitue des gages d’intégration et de justice.

Ceci dit, non «avec cœur », Monsieur le Président de la République, continuez sur cette lancée de gloire pour faire rêver nos femmes, surtout celles qui se battent inlassablement et de manière convaincue pour leur reconnaissance et leur acceptation dans les sphères de décision de l’administration !

En tout cas, ce ne sont pas les associations de défense des droits de la femme mauritanienne qui ne vont pas ovationner des deux mains et des deux pieds. La femme mauritanienne est aussi capable d’accomplir de bonnes choses contrairement à ce que pensent certains esprits malveillants.

D’ailleurs, la compétence n’est pas l’apanage exclusif de l’un ou l’autre des deux sexes. C’est une question de jugement du reste relatif.

Aujourd’hui, personne ne pourra reprocher au Président de la République l’attention particulière qu’il porte ou qu’il est en train de porter sur la femme mauritanienne. Ce qu’elle n’a jamais osé rêver. On est tenté de brailler «Enfin ! Les femmes ont-elle trouvé leur véritable avocat ?» en la personne du Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi himself qui est en train de bouleverser -c’est une impression- les mœurs et les traditions et les coutumes séculaires.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi serait-il un Président iconoclaste ? Les historiens sans doute nous apporteront des éclaircissements à cette question ?

 

Babacar baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Assainissement : Enfin, les autorités ont trouvé chaussures à leurs pieds !

«Dragui-transport ». C’est cette société française désormais qui se chargera de l’assainissement du centre-ville de Nouakchott et de Ksar. Pour les autres localités de Nouakchott ou de l’intérieur du pays, elles peuvent encore patienter.

 

En terme de création d’emplois, l’état peut bien se frotter les mains car hormis l’assainissement dont elle aura en charge, cette société créera plus de 600 emplois permanents.

 

Même si le montant de l’accord signé entre les autorités et la société «Dragui-transport » membre du groupe français «Pizzorno Environnement » n’a pas été dit. Maintenant, les privilégiés des quartiers chics de Nouakchott peuvent pousser «un Ouf de soulagement !».

La gestion de l’assainissement doit aussi concerner les collectivités locales qui ont assurément un rôle à jouer dans ce secteur où c’est le capharnaüm qui fait ravage dû principalement à une absence d’études sérieuses et viables.

 

Cette gestion ne doit pas être considérée comme un «domaine réservé ou exclusif» autrement dit, il ne faut pas faire endosser toute la responsabilité à la Communauté Urbaine de Nouakchott qui ne dispose pas suffisamment de moyens financiers et techniques pour pouvoir répondre aux exigences et aux besoins des populations de Nouakchott en terme d’assainissement.

 

C’est pour cela qu’on parle de décentralisation pour un peu alléger les domaines d’intervention de l’état et surtout responsabiliser les collectivités locales dans certaines prises de décisions qui ne doivent impliquer qu’elles-mêmes.

 

Cette fois, espérons que la bonne solution a été trouvée et que Nouakchott longtemps abandonnée à elle –même va enfin se présenter comme une ville propre dans un environnement salubre. Et c’est une honte pour l’image du pays de voir notre capitale où tout est concentré patauger dans les ordures.

 

La capitale Nouakchott est la seule capitale des capitales de l’Union du Maghreb Arabe où les problèmes d’assainissement sont récurrents parce qu’il n y a jamais eu dans ce domaine des signes qui montrent réellement que les autorités ont à l’esprit et au cœur l’assainissement de la ville de Nouakchott.

 

Et malgré les efforts qui ont été toujours consentis dans ce secteur très malade par les pouvoirs publics, notre capitale n’a pas changé et les problèmes sont restés les mêmes voire plus préoccupants.

 

La problématique de l’assainissement ne devrait même pas constituer un obstacle pour nos autorités car l’agglomération de Nouakchott n’est pas très vaste de même que sa population qui est très restreinte contrairement à d’autres capitales de la sous région où le taux de pourcentage en terme de chiffres est très élevé.

 

Les populations de Nouakchott sont tellement indisciplinées et dénuées de l’esprit de citoyenneté et de civisme qu’il faudra à cette société du temps et de la patience pour venir à bout du problème de l’assainissent.

 

Le développement urbain ce n’est pas seulement l’affaire des pouvoirs publics. C’est aussi celle des citoyens qui doivent en premier lieu montrer leur adhésion au projet de tout développement urbain.

 

Babacar Baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

Submersions au sud de la Mauritanie : SOS en faveur des populations

Depuis quelques jours, les populations du sud de la Mauritanie vivent un calvaire dramatique pour ne pas dire dans un enfer, consécutif à d’importantes quantités de pluie enregistrées ces derniers jours.

Alors que même nous avons encore en mémoire les images choquantes de la ville de Tintane complètement submergée, alors que même la situation dans cette moughata a semblé excéder les pouvoirs publics et les autorités locales pour xyz raisons, voila que d’importantes quantités de pluies viennent encore de tomber sur les wilayas du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha rendant presque ces localités inaccessibles ou difficiles à vivre.

Déjà, selon certaines informations, les dégâts seraient assez importants : beaucoup d’habitations effondrées, d’importantes familles déplacées, trois personnes gravement blessées. Les populations semblent être oubliées par les autorités de la République qui tardent encore à tirer la sonnette d’alarme, à se mobiliser en temps réel pour secourir ces populations désemparées.

Il semblerait aussi que les autorités locales n’ont pas estimé ou senti la nécessité de sonner l’alerte ni de mobiliser les aides alimentaires et médicales pour secourir les sinistrés.

Ce qui est curieusement incompréhensible. Même si déjà, sur place, la fondation de la première dame, madame Khattou Bint Boukhary et le commissariat à la protection sociale et à la sécurité alimentaire sont sur pied d’œuvre pour alléger les souffrances des populations consécutives aux dernières intempéries en leur distribuant des produits alimentaires, des vêtements, des tentes, les lenteurs constatées dans le traitement de cette situation sont assez inquiétantes.

On se rappelle encore qu’au lendemain des intempéries qui avaient submergé la moughata de Tintane, tout le gouvernement (presque enfin!) s’était mobilisé en premier lieu le Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi himself.

Même notre marine nationale, notre gendarmerie nationale, notre police nationale et notre garde nationale s’étaient mobilisées et impliquées dans les secours.

On se croyait même dans un tournage de film digne des américains. C’est pour dire que notre gouvernement avait vraiment mouillé le maillot comme disent les sportifs.

Ce n’est pas aller trop vite en besogne en pensant que le gouvernement n’accorde pas d’attention sur ce qui se passe là-bas ou dédramatise la situation qui prévaut actuellement dans le sud du pays!

Ou alors -c’est souvent le cas- il attend que la situation devienne catastrophique, lui échappe, se pourrisse ou le transcende pour qu’il réagisse promptement.

Babacar baye NDiaye

( 7 octobre, 2007 )

L’affaire de la drogue : où en sommes-nous ?

Celle-ci défraye encore la chronique. Pour preuve, les saisies se suivent. La drogue suscite beaucoup d’inquiétudes, d’interrogations, de supputations créant beaucoup de remous dans l’opinion.

Au vu de la lenteur judiciaire qui entoure cette affaire peut-on donc penser qu’elle a été classée dans la layette des «affaires indésirables » ? Ou alors les autorités en charge de cette affaire sont-elles en train de faire un travail de fourmi pour pouvoir appréhender les personnes concernées de près ou de loin par cette affaire ? La question taraude les esprits de tous les mauritaniens : où en est l’affaire ?

Jusqu’à présent, ils n’ont rien compris de cette affaire nébuleuse, leur lanterne n’étant pas toujours éclairée. On se demanderait même si elle ne serait pas purement et simplement étouffée par les pouvoirs publics qui, pourtant, au début de son éclatement avaient affiché leur ferme volonté de «faire toute la lumière », leur détermination à remuer ciel et terre pour trouver les responsables qui avaient introduit frauduleusement ces importantes quantités de drogue dans notre pays et de les traduire en justice qui qu’ils soient.

Certainement, ce n’était pas un spectacle de chahut que nous offraient les pouvoirs publics. Car, depuis lors, les mauritaniens n’ont rien «entendu » sur cette affaire.

Même si, il y a eu des suspects qui ont été appréhendés, nous serions tentés de croire que nous sommes en train d’assister à un étouffement «complice » de cette affaire extrêmement complexe et encombrante parce que tout simplement, selon certaines rumeurs, certaines présomptions, beaucoup de personnalités, de grandes personnalités, civiles, politiques ou militaires, bien connues, seraient mêlées jusqu’à la moelle de leurs os dans cette affaire.

Nous savons tous que ce ne sont pas les pauvres qui font ou feront entrer d’importantes quantités de drogue dans le pays par le biais des frontières, du port ou de l’aéroport.

Nous savons aussi que des pots de vin sont souvent reçus par les responsables de ces sites pour faire passer invisiblement la drogue. Dans ce pays, par le biais de ce commerce illicite, beaucoup de personnes sont devenues millionnaires ou milliardaires.

Nous cacherait-on des vérités fracassantes dans cette affaire ? Des têtes vont-elles tomber ? Pour le moment, rien ne présage qu’on assistera à l’implosion de la vérité vue les lenteurs et les «obstacles » qui obstruent cette affaire dense de mystères.

Sauf si les autorités accéléraient le pas en mettant les bouchées double. La drogue, c’est une affaire, un cercle de réseaux hyperstructurés difficiles à démanteler.

Mais là n’est pas le véritable problème. D’où les questions suivantes : les autorités vont-elles faire profil bas au détriment de la vérité ? Où vont-elles combattre l’enrichissement illicite de cette catégorie qui s’enrichit d’un coup de baguette magique ?

Les autorités en charge de cette affaire auraient-elles desserré le poing ? Tout porte à le croire sauf si…on nous disait où en est l’affaire ?

 

Babacar Baye Ndiaye

( 7 octobre, 2007 )

La tuberculose

Nos populations sont de plus en plus victimes de la maladie tuberculeuse et de ses complications. Une maladie grave et qui peut toucher les poumons ou toutes les autres parties du corps mais aussi une maladie qui peut se guérir.

« En Mauritanie, 6000 nouveaux cas environ sont attendus chaque année et moins de 4000 sont dépistés annuellement par les services de santé ». le constat du programme national de lutte contre la tuberculose est d’autant plus alarmante que d’ores et déjà dans le monde 3 millions des décès sont dus à la tuberculose. Entre 8 et 9 millions de personnes y souffrent de la maladie. En Mauritanie à en croire les études hospitalières cette situation traduit que plusieurs sujets sont atteints par cette maladie sans pouvoir bénéficier des soins gratuits de prise en charge des cas de tuberculose par manque d’information ou par ignorance. Parce que la maladie tuberculeuse n’a plus aucun secret pour la médecine et qu’un suivi médical respecté peut guérir définitivement le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales milite pour une prise de conscience des populations. « Les pouvoirs publics ont mis en place au niveau de chaque centre de santé les moyens nécessaires pour le dépistage et le traitement de tous les cas suspects ou atteints de la maladie tuberculeuse : des laboratoires pour le dépistage, de médicaments gratuits pour le traitement et des personnels formés sur les stratégies nationales et internationales de prise en charge des cas », précise Sadna Ould Baheida Ministre de la Santé et des Affaires Sociales. La mortalité élevée tient au retentissement de la maladie sur plusieurs organes. Parmi lesquels : les poumons, les os, les ganglions, les reins, le cerveau, le cœur, etc. Un problème d’autant plus crucial que la bacille de la tuberculose se propage dans l’air lorsqu’une personne atteinte de tuberculose pulmonaire tous ou éternues. Une autre personne peut alors inhaler la bactérie qui se fixe dans ses poumons. La transmission peut alors se faire par voie sanguine vers les autres appareils de l’organisme. Les études faites sur la tuberculose sont préoccupantes. Elles soulignent une grande méconnaissance de la maladie tuberculeuse et de ses conséquences…90% des Mauritaniens ne se sentent pas menacés par cette maladie, plus une personne sur trois pense qu’elle ne concerne que des populations à risque, et un sur quatre pense qu’il y a de moins en moins de contamination ! En aucun cas, nous ne pouvons affirmer que l’épidémie est contenue. Selon les données les plus récentes, chaque année, on enregistre plus de 6000 nouveaux cas et moins de 4000 seulement sont dépistés annuellement par les services de santé. De plus en plus on assiste à un relâchement très inquiétant que la prévention et une expansion de la maladie au sein de toute la population. Non seulement les Mauritaniens pensent ne pas être menacés par la tuberculose mais presque un sur trois croit à tort qu’il n’est pas une personne à risque ! Avec le soutien du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales, de l’Organisation Mondiale de la Santé, du PNUD et du Global Fund, le Programme National de Lutte contre la Tuberculose a souhaité établir une meilleure prise en charge de la maladie en Mauritanie et se donner les moyens de la guérir. Oui ! La tuberculose est une maladie qui se guérit. Les antibiotiques antituberculeux utilisés ont permis à des milliers de personnes atteintes de tuberculose de guérir définitivement. A cette occasion, un manuel de sensibilisation a été élaboré et diffusé au niveau de toutes les composantes de nos populations.

Babacar Baye N’Diaye
Le Rénovateur Quotidien

( 7 octobre, 2007 )

Journée Mondiale des Enseignants

Une manifestation célébrée dans la sobriété

Le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) a célébré dans la sobriété vendredi dernier la «Journée Mondiale des Enseignants» sous le thème «des enseignants et des enseignantes de qualité pour une éducation de qualité». Non seulement, il n y a pas eu de manifestation officielle pour célébrer cette journée dédiée aux enseignants du monde entier mais celle-ci est passée inaperçue dans notre pays. Le Ministère de l’Education Nationale a brillé par son absence. Méconnaissance ou omission involontaire ? Ou alors a-t-il estimé inopportun de célébrer cette journée ?

Le Président de l’Internationale de l’Education (I.E.), Thulas Nxesi, a estimé dans son discours lu par le Secrétaire Général du SNES, Idoumou Ould Boudide à l’occasion de cette Journée Mondiale des Enseignants que «des ressources humaines et financières supplémentaires devront être investies si l’on veut parvenir à une éducation publique gratuite et de qualité d’ici 2015».
Le Président de l’I.E. a profité de cette journée pour tirer la sonnette d’alarme car la situation en matière d’éducation surtout des enfants est assez critique. «Plus de 70 millions d’enfants sont encore privés de leur droit fondamental à l’éducation » a-t-il indiqué et selon lui, «au-delà de l’objectif de permettre à tous les enfants d’aller à l’école, nous devons aussi faire diminuer la taille des classes de 80 enfants ou plus à un niveau acceptable de 40 enfants ». Il a également attiré l’attention sur la situation de l’éducation qui prévaut actuellement en Afrique où «les systèmes d’éducation publique font face à de multiples défis».
La célébration de la «Journée Mondiale des Enseignants» de l’année 2007 organisée sous le patronage de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) intervient en Mauritanie dans une circonstance assez caractéristique marquée par certaines décisions esquissées par le Ministère de l’Education Nationale visant à muter la trombine du système d’enseignement mauritanien miné par des années de statisme : test du 23 et 24 juillet dernier destiné à évaluer le niveau d’enseignement en Mauritanie, transparence dans les candidatures pour le recrutement des DREN et des IDEN et enfin les critères précis dans l’élaboration des choix des postes d’affectation.
Les syndicats se sont confrontés à une absence de dialogue avec leur Ministère de tutelle qui a pris à certaines occasions des décisions unilatérales. A titre d’exemples, nous pouvons citer les critères de choix des DREN et des affectations. Néanmoins, les syndicats ont salué l’esprit d’ouverture de l’actuelle Ministre de l’Education Nationale madame Nebghouha Mint Mohamed Vall.
Le thème de la journée mondiale des enseignants et enseignantes de cette année a mis l’accent sur le lien entre les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des enfants.
«Dans de nombreux pays, les enseignants reçoivent à peine un an de formation initiale voire moins. Pire encore, dans des pays comme le Niger, la plupart des enseignants et enseignantes du primaire ne reçoivent qu’une formation de quelques semaines et sont ensuite considérés comme des enseignants diplômés» fait remarquer Thulas Nxesi qui considère cette situation complètement inacceptable et d’ajouter «sans formation adéquate, il est tout simplement impossible de délivrer le programme d’enseignement de haute qualité que nous voulons donner et auquel tous les élèves ont droit». En outre, le Président de l’I.E. a exigé des gouvernements qu’ils appliquent les recommandations de l’UNESCO/OIT relative à la condition du personnel enseignant et procèdent aux investissements publics nécessaires pour que les enseignants puissent faire leur travail de manière correcte et professionnelle.
Certes, la Mauritanie souffre d’une pénurie d’enseignants qui est défi entre autres auquel fait face notre système d’éducation publique qui doit permettre en effet que tous les enfants aillent à l’école pour que l’objectif du millénaire pour le développement sur l’éducation soit réalisé. Mais, la réalisation de cet objectif passe incontournablement par un environnement de travail décent, des salaires permettant de vivre dans de bonnes conditions, un traitement égal et équité des droits pour les femmes, un développement professionnel initial et continu, une implication dans l’élaboration des politiques et une négociation collective pour défendre et renforcer les droits des enseignants.
En marge de cette journée mondiale des enseignants, le SNES a tenu à l’endroit de ses membres un exposé informatique sur les dernières décisions prises par le Ministère de l’Education Nationale ainsi que sur le contenu des négociations avec le Ministère de tutelle.

Babacar Baye Ndiaye
ducdejoal@yahoo.fr
Le Rénovateur Quotidien

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