( 4 octobre, 2007 )

Dur, dur d’être enfant de la rue!!!

Les enfants sont l’avenir d’une nation a-t-on coutume de dire. Ce n’est pas certainement ces enfants dont la tranche d’âge varie entre 7 et 15 ans qu’on associerait à ce principe séculaire.

Car, ces enfants de la rue vivent des situations dramatiques et inhumaines victimes souvent de malnutrition, d’accidents de la route, de violences, de toutes les corvées imaginables de la part de leurs «tuteurs ».

Ces enfants ne sont point protégés par les lois de leur République et leur droit à un avenir sain n’est point respecté. Qui ne les a pas vus, au bord des carrefours, des mosquées, des marchés en train de tendre lamentablement leurs mains droites en bravant parfois des situations scabreuses et mortelles. Ces images choquantes ne devraient laisser personne indifférente.

Les bonnes paroles ne viendront pas à bout de la mendicité des enfants tout court. Seuls un changement viscéral des mentalités et un engagement politique fort peuvent y parvenir.

Ces enfants aux regards pitoyables sont livrés à eux-mêmes, contractant souvent des maladies d’une autre époque, se débattant contre la mort ou vivant dans des conditions d’hygiène et de vie insalubre et exécrable. Ces enfants de la rue rencontrent tous les supplices de la vie, ignorent l’épanouissement et la joie de vivre.

La lutte contre la mendicité des enfants de la rue doit s’inscrire dans une campagne de sensibilisation, dans une lutte plus globale contre la pauvreté. Faudrait-il que nos législateurs votent une loi caractérisant la mendicité comme un délit ?

Encore faudrait-il associer les organisations qui défendent le droit des enfants et surtout combattre le mal par la racine à savoir en conscientisant les parents qui continuent d’envoyer leurs enfants «dans la gueule du loup » ? Car, à vrai dire, dans ces supposées «écoles coraniques », l’unique chose que les «maîtres » apprennent aux enfants durant leur séjour, c’est comment mendier.

Les enfants restent des enfants et il nous appartient de les tracer un avenir meilleur que celui lequel leurs parents les a jetés inconsciemment. Aidons-les à sortir de ce canevas et ne soyons pas complices de cette situation écœurante !

Babacar Baye Ndiaye

( 4 octobre, 2007 )

Les misères d’une presse!

Une fois n’est pas coutume. Si l’on fouinait dans les misères du métier de journaliste, dans les misères d’une certaine presse écrite de la RIM. Si, pour une fois, on confessait sans retenue, sans détours et à cœur ouvert, la vie des journalistes de cette presse écrite c’est à dire ses souffrances qui lui empêchent de vivre mieux dans le meilleur des mondes possibles. Objectivement, à quelques exceptions près, quel est cet organe de la presse écrite qui émerge vraiment, évolue clairement, bref s’en sort ?

Quelle est cette presse, qui peut se targuer d’être dans des conditions confortables ? Quel est ce journaliste qui peut s’enorgueillir d’avoir trouvé une autosuffisance financière ?

La preuve, beaucoup d’entre eux exercent d’autres fonctions parallèles. Ils sont instituteurs, professeurs et je ne sais quoi davantage. Parce que, il faut le dire, les salaires sont misérables et ironie du sort, les patrons se sucrent sur le de leurs employés(les journalistes).

Nous le savons tous : les journalistes vivotent, souffrent et ne sont point mis dans des conditions dignes de ce nom. Quittons maintenant ce chapitre pour parler de la liberté de presse et d’expression qui n’existe que de surface. Il n y pas véritablement de presse entièrement libre du moment où nous avons «la trouille » de publier ce que nous pensons et devons dénoncer. S

ur un autre front, le journaliste n’échappe pas aux coups de gueule de certains milieux politico-affairistes. Aux risques de poursuites judiciaires voire même d’emprisonnement.

Pour preuve : les journalistes subissent parfois des menaces de mort, des intimidations de toute nature. On les empêche, je ne sais pour quels motifs, d’accomplir convenablement leur métier.

D’un autre côté, entre le pouvoir et la presse, c’est souvent l’éternelle impossibilité de la cohabitation du chat et du chien. Cette presse écrite là, dont on claironne à longueur de journée son rôle primordial, ne vit que de misères, de miettes. Pas des ventes comme le croient certains.

Mais des abonnements. Et là aussi, ce n’est pas facile de percer pour certains. Il faut avoir des atomes crochus pour en bénéficier. Les subventions et les cartes de presse professionnelles promises par l’état tardent à voir le jour. Pendant ce temps là, que fait la HAPA ?

A vrai dire, nous pratiquons un journalisme d’amateur et rien n’est fait pour être dans «l’air du temps ». On ne développe pas une entreprise médiatique sans faire suivre les moyens. Pas n’importe lesquels ? Même pour aller à un reportage c’est la croix et la bannière.

Et le comble dans tout ça, c’est que parfois plus de deux journalistes sont obligés de se partager le même appareil photo, le même baladeur enregistreur. Comment peut-on faire du bon journalisme dans ces conditions ? En tout cas, ce n’est pas demain la veille. Toutes nos chaussures sont éculées et poussiéreuses…Zut !

Babacar Baye Ndiaye

( 4 octobre, 2007 )

Khattou Bint Boukharry!

L’épouse du chef de l’Etat, Khattou Bint Boukharry, tient incontestablement une position prééminente auprès de son mari, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Président de la République.

Consciente donc des actions qu’elle doit mener sur le front humanitaire, elle a créé, elle aussi, sa propre fondation qui porte d’ailleurs son nom. Cette fondation présentement s’active auprès des populations de Tintane pour apporter sa contribution. Mais la fondation est-elle une solution à la réduction de la pauvreté ?

Personne ne remet en doute que madame Khattou Bint Boukharry, première dame de la Mauritanie ait, elle aussi, sa fondation.

Qu’elle ait la magnanimité d’assister les populations démunies, de contribuer efficacement et personnellement au développement économique et social du pays, de lutter sans relâche contre toute forme de violences envers les femmes et principalement les enfants !

Qu’elle apporte son contrefort aux handicapés et aux personnes âgées ! Qu’elle veuille aider les populations sinistrées victimes de catastrophes naturelles comme elle est en train de le faire à coté des populations de Tintane ! C’est fort bien.

Elle n’est pas la première et ne serait pas la dernière à le faire. Car, c’est presque une coutume institutionnalisée. Toutes les premières dames ont leur fondation ou leur association. Ces fondations, la plupart du temps, ont un but essentiellement humanitaire.

Comment établir un cadre de proximité entre le Président de la République et les couches défavorisées ? Cette action revient à la première dame, madame Khattou Bint Boukharry qui doit véhiculer le message humanitariste du chef de l’Etat.

De tout le temps, les premières dames ont joué des rôles incontournables dans les affaires présidentielles et nationales, du fait de leur statut particulier de première dame. Cette situation leur confère donc une certaine ascendance décisionnelle et des prérogatives que ne leur confèrent ni la constitution ni la loi. Mais ceci ne crée-t-il pas des immixtions de prés ou de loin dans la gestion des affaires de l’Etat.

S’il est vrai que nous sommes dans une République qui garantit la liberté d’expression et la liberté de presse, s’il est vrai aussi que nous pratiquons la bonne gouvernance et la transparence financière, il serait bon d’éclairer la lanterne du citoyen lambda sur la fondation elle-même.

Son utilité véritable ? S’il a un rôle politique à jouer ? d’où proviennent les fonds de la fondation. Les enquêteurs de la fondation sont-ils banqués et par qui ? Sur quels critères ont-ils été choisis ?

A combien s’élève son budget ? Est-elle juridiquement légale c’est à dire reconnue par le ministère de l’intérieur ? A-t-elle un rôle politique à jouer ? En tout cas, on ne peut dissocier l’action de la première dame et celle de son mari dans certaines affaires. Autant d’interrogations. Et mieux vaut aller chercher des fantômes que d’attendre des réponses claires.

La Mauritanie n’est pas encore un eldorado pour se permettre certaines dépenses ou charges financières. Cette fondation gagnerait à ne pas reproduire les mêmes maladresses de certaines associations dont les deux tiers des fonds sont détournés par des êtres en chair et en os, des responsables sans préoccupations morales et sans pudeur ni scrupule.

La première dame avait-elle une fondation ? Non ! Alors pourquoi d’être la première dame pour avoir sa fondation. La raison est très simple et compréhensive. C’est que maintenant, l’argent est disponible, coule à flots. On peut en faire ce qu’on veut sans contrôle ni audit. D’ailleurs, quel est cet inspecteur de l’Etat qui aura le culot, osera de fourrer son nez dans cette fondation ?

On n’y peut rien. C’est comme ça. Ça fait parti des arcanes de l’Etat

Babacar Baye Ndiaye

( 3 octobre, 2007 )

Enclavement, l’autre grand mal dont souffre la Mauritanie!

Qu’on ne se leurre pas ! On ne peut pas prétendre développer la Mauritanie, la mettre sur des rails qui ne ripent pas, sans pour autant que le gouvernement ne s’attelle pas aux problèmes d’enclavement et ceux inhérents aux infrastructures qui font terriblement défaut.

Les belles idées, c’est alléchant sans doute. Les beaux discours font rêver et espérer un avenir meilleur incontestablement. Cependant, il faudrait que nos hommes politiques, en premier lieu les ministres, boulottent pour les populations qui se font du mouron à chaque fois que l’hivernage s’installe dans notre pays car, complètement coupées du reste de la Mauritanie.

Certaines localités du pays vivent un véritable casse-tête pendant la période des pluies dû à leur enclavement. Et pourtant, chaque jour, nous entendons des paroles du genre «la Mauritanie a les côtes les plus poissonneuses au monde», «nous avons un sous sol qui regorge de mines et de fer», «nous avons le pétrole».

Certes, nous avons tout ça, mais où en est-on aujourd’hui ? Où est-ce qu’on a mis tout cet argent gagné en signant des contrats juteux. Des contrats signés parfois dans des conditions peu transparentes !

A ce que nous voyons, il n’a pas été au demeurant utilisé à bon escient ni profité aux populations encore moins servi pour développer le pays économiquement et socialement. A quoi ont servi toutes ces ressources naturelles ? Tous ces milliards ?

Si les populations ont des problèmes de transport, si les populations n’ont pas accès à l’eau potable. Si les soins de santé sont onéreux. Si elles n’ont pas un accès facile aux connexions électriques.

Notre retard dans tous les domaines est décevant et patent. Dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les secteurs de l’éducation, de la Santé, les infrastructures routières et tutti quanti ont besoin des injections financières considérables pour les sortir de l’agonie où elles se sont retrouvées par le truchement d’hommes politiques corrompus et véreux.

En effet, beaucoup de localités à cette période pluvieuse sont difficilement accessibles. Les seules et rares localités qui échappent à ce calvaire ce sont celles qui se trouvent sur les routes butinées. Les conséquences d’une telle situation -ironie du sort, c’est toujours la même situation- sont énormes. Un préjudice pour ces populations souvent confrontées à des problèmes et épouvantables !

Pas étonnant d’entendre souvent qu’une femme enceinte a succombé au moment où on l’acheminait vers une structure de santé. Ce casse-tête touche aussi les enseignants principalement du cycle fondamental qui servent souvent dans des localités complètement enclavées et privées de routes, d’écoles dignes de ce nom et de structures sanitaires entre autres. Il n y a pas que les problèmes politiques qui doivent marquer l’action du gouvernement.

Babacar Baye NDiaye

( 2 octobre, 2007 )

Amélioration de la desserte en eau potable dans la Moughata de Teyarett

L’eau c’est bien connu de tout le monde est une ressource indispensable à la vie. Conscient de cette situation, le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie a entrepris un vaste programme dans le cadre de l’amélioration de la desserte en eau potable dans la Moughata de Teyarett qui ne dispose pas encore suffisamment de centres de pompage ou d’adduction d’eau.

Nouakchott, par ailleurs capitale, est devenu par la force des choses une métropole de presque d’un million d’habitants. Ce programme ambitieux financé à hauteur de 190.717.233 UM par l’Association Internationale de Développement (IDA) vise à atténuer les souffrances des populations et les pénuries d’eau dont souffre régulièrement cette Moughata populeuse où deux tiers de sa population n’ont pas accès à l’eau potable de manière régulière.

Dans cette Moughata, à l’image des autres zones périurbaines de Nouakchott, très peu de foyers sont raccordés à des conduites d’eau. En outre, ce programme permettra à grande échelle de répondre aux besoins d’eau potable des populations de cette Moughata de Teyarett.

De manière générale, l’alimentation en eau potable vise directement à la réalisation de l’objectif 7 des Objectifs du Millénaire pour le Développement auxquels la Mauritanie a souscrit depuis 2000.

Le principal défi à relever sera de réduire de moitié le pourcentage de la population de cette Moughata qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable mais aussi à améliorer sensiblement la vie des habitants de cette zone périurbaine de Nouakchott.

Mises à part toutes ces considérations d’ordre rationnel, le gouvernement mauritanien devra aussi penser aux autres localités du pays dans ses politiques structurelles. Ce n’est pas uniquement dans la ville de Nouakchott où doivent se concentrer tous les efforts de développement économique et social qu’entreprend le gouvernement.

Combien sont-elles ces populations qui courent à la recherche de ce liquide précieux considéré aujourd’hui dans notre pays comme un produit de consommation luxueux ? Combien sont-elles ces familles qui ne sont pas abonnées aux services de la SNDE du fait des coûts d’embranchement très élevés ?

L’accès à l’eau potable passe aussi par l’atténuation des frais de raccordement qui ne sont pas souvent à la portée de ces populations aux faibles économies. Certes, le gouvernement a élaboré des politiques stratégiques en matière d’eau potable visant à réduire les inégalités persistantes dans ce domaine.

Ce n’est un secret pour personne, les habitants de Nouakchott font face de plus en plus notamment en période de forte chaleur à des pénuries. Sans parler de ceux de l’intérieur du pays. Et il urge de trouver les voies et moyens qui permettront de mettre fin à cette situation très souvent dramatique et contrastée par la rareté de ce liquide précieux.

Là dessus, le projet d’Aftout-Es Sahili 2010 qui vise à alimenter la ville de Nouakchott réduira substantiellement et certainement ce phénomène auquel sont habituées maintenant les populations de Nouakchott. Il est du devoir du gouvernement d’assurer un environnement durable à ses populations.

Babacar Baye NDiaye

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