( 16 janvier, 2011 )

Un homme coincé aux urgences du CHN faute de pince

Un homme d’une trentaine d’années s’est vu, ce lundi, retenu pendant plus d’une quarantaine de minutes aux Urgences du Centre Hospitalier National de Nouakchott parce qu’il n’y avait pas tout simplement de pince dans ce service.

A la suite d’un accident de circulation, cet homme a été rapidement acheminé au Centre Hospitalier National de Nouakchott pour se faire soutirer la bague coincée et enfoncée sur son doigt de son bras gauche ouvertement fracturé.

Il patientera pendant une bonne quarantaine de minutes alors qu’il souffrait d’hémorragie continue avant d’être tiré d’affaire grâce à l’intervention de son patron qui a saisi le chef du service des Urgences.

« Il n’y avait aucune pince encore moins un matériel adéquat pour couper la bague. Selon les infirmiers, les pinces se trouvaient au niveau du bloc opératoire. C’est dans ce service, d’ailleurs, qu’on a pu se procurer d’une pince pour lui tirer d’affaire sans être anesthésié », a expliqué un proche de cet homme.

Au Centre Hospitalier National de Nouakchott, les malades s’offusquent souvent des conditions de traitement des agents de cette première structure sanitaire du pays.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

( 10 janvier, 2011 )

El Hussein Dieng, SG de l’IRA-Mauritanie sur le verdict prononcé contre ses camarades : »Nous ne le reconnaissons pas parce qu’il ne relate réellement pas les faits qui se sont produits à Arafat »

Dieng El Hussein, SG de l'IRA-Mauritanie

La justice vient de condamner à une peine de 6 mois de prison ferme et 500.000 UM d’amende contre Birame Ould Dah Ould Abeid Président de l’IRA-Mauritanie et Maouloud Ould Boubou et une peine de 6 mois avec sursis plus une amende de 100.000 UM pour Dah Ould Boushab, Ali Ould M’Bareck, Cheikh Ould Abidine et Balla Touré.

Le secrétaire général de l’Ira-Mauritanie El Hussein Dieng s’est aussitôt prononcé sur cette décision de justice. Entretien.

Cridem : Le verdict est tombé. Birame Ould Dah Ould Abeid et ses amis ont été condamnés par la justice à une peine de 6 mois de prison ferme. Quel est votre jugement ?

El Hussein Dieng : Ce verdict, nous ne le reconnaissons pas parce qu’il ne relate réellement pas les faits qui se sont produits à Arafat. Il y’a eu une autre approche qui a été faite par les autorités en charge de la justice qui voulaient, coûte que coûte, en découdre avec Birame Ould Dah.

Ce que nous avons pu comprendre, c’est que les droits de l’Homme et la démocratie marchent carrément à reculons en Mauritanie. Et c’est regrettable pour un pays qui a vraiment envie d’avancer. Nous restons fermes sur nos principes. Pour nous, ce qu’on appelle les droits de l’Homme ne sont pas négociables, c’est un terrain sur lequel nous sommes très clairs. Nous allons faire un appel et on verra la suite.

Cridem : Maintenant que Birame Ould Dah et ses amis sont emprisonnés, quelle suite allez-vous donnez à votre combat contre l’esclavage ?

El Hussein Dieng : Il y’a une chose que les gens doivent comprendre et c’est extrêmement important : un problème, lorsqu’il existe dans un pays, on ne doit pas le nier mais on doit avoir le courage de l’affronter avec une volonté politique réelle et trouver des solutions par rapport à ça. Nos amis sont victimes de cette situation.

Nous savons en ce qui concerne l’esclavage que les Harratines, les Négro-mauritaniens comme les Beidhanes ont une partition extrêmement importante pour ce combat afin de mettre un terme à ce problème d’esclavage.

Il y’a des gens qui pratiquent l’esclavage à l’intérieur du pays. Ceux-là ont envie que cette pratique perdure parce que c’est leurs intérêts. Nous avons toujours proposé par rapport à la question de l’esclavage de mettre en place une commission indépendante chargée exclusivement de cette question. Tous les esclaves doivent être libérés.

Le député de Tawassoul Jémil Ould Mansour a eu l’occasion de dire publiquement au Parlement que l’esclavage existe encore en Mauritanie. Mais, il faudrait que les gens aient le courage de l’affronter et cela est valable également pour les autres problèmes qui sont liés à l’exclusion, à l’état foncier, à l’injustice, à l’Etat civil qui est train de se poser avec acuité…

Cridem : Vous avez adressé des lettres à des chancelleries occidentales, africaines et arabes accréditées en Mauritanie de même que mis à contribution certains partis politiques et Ongs. Mais, cela n’a pas pesé sur la balance. Est-ce que votre lutte n’est pas déjà perdue d’avance ?

El Hussein Dieng : La condamnation de Birame nous confirme qu’il a toujours gêné dans ce pays de par son discours. Mais, ce discours est vrai et partagé même au niveau des sphères de l’Etat. Nous rencontrons des autorités nuit et jour qui disent que ce que dit Birame est effectivement vrai. A la place de l’Etat, nous aurions pris ce qu’il y’a d’essentiel dans son discours et essayer de l’étudier, d’en faire vraiment un programme pour les populations.

C’est ce que le gouvernement devait faire. Nous considérons tout simplement que Birame est parti en voyage. Parce qu’il nous a habitués à cela. Qu’il va revenir très bientôt et très fort. Le jour où il sortira, ce jour-là, on organisera un grand meeting à Nouakchott pour montrer que la bataille n’est pas perdue.

Cridem : Quelle est l’invitation que vous adressez aux pouvoirs publics ?

El Hussein Dieng : L’esclavage existe bel et bien en Mauritanie. Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement doivent prendre ce problème par les deux mains et de l’aborder courageusement. Mohamed Ould Abdel Aziz a été élu pour ça. Nous déplorons le fait que certains partis politiques ne se soient pas prononcés sur cette situation comme Adil ou l’Upr qui a mis en place une commission des droits de l’Homme qui n’a rien fait dans ce sens.

Nous aurions aimé que le Président de la République installe une commission indépendante chargée exclusivement de lutter contre l’esclavage et ses séquelles. Birame Ould Dah n’est pas contre les intérêts de la Mauritanie. Nous déplorons le silence des oulémas qui sont en grande partie complices de la situation dans laquelle nous sommes. Nous sommes en train de vivre la cherté des prix.

Dans les mosquées, dans les khotbas, au lieu qu’on évoque les problèmes des populations, on évoque des problèmes antérieurs, qui nous dépassent, qu’on ne vit même pas en Mauritanie. Le Président de la République avait proposé de réformer la justice. Mais, un pays, il faut qu’il soit stable pour le développer. Mais, jusqu’à présent, on n’a pas vu ces réformes judiciaires qu’il avait promises.

Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 8 janvier, 2011 )

Une dame licenciée pour refus d’être transférée dans une autre agence de Western Union Parinacom

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Une dame répondant au nom de Hawa Camara, gérante et caissière d’une agence de Western Union Parinacom, depuis le 01 septembre 2008, s’est plaint d’avoir été licenciée sans motif, révélant qu’elle travaillait dans des conditions difficiles, moyennant un salaire mensuel de 30.000UM.

« Je travaillais plus de 12 heures par jour, et sans congés annuels ni repos hebdomadaires. Un jour, mon employeur a décidé de me transférer dans une autre agence située au Carrefour Madrid sans prime de transport alors que je réside au 5ème arrondissement« , a dit Hawa Camara.

 » Après presque deux ans, de bons et loyaux services, et souvent au risque de ma vie, j’ai été licenciée par son employeur, le 27 décembre 2010, sans aucun motif valable », a-t-elle soutenu.

La CGTM qui a été saisie par Hawa Camara s’est offusquée de ce licenciement et estime que cette société aurait seulement prétexté le refus de cette employée d’être transférée au niveau de l’agence située au Carrefour Madrid sans prime de transport pour se débarrasser d’elle.

La CGTM a aussi indiqué que Western Union Parinacom n’a jamais voulu déclarer Hawa Kane au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale après 2 années de services rendus et déclare enfin que le licenciement a été prononcé sans observation des dispositions de l’article 46 du Code du Travail.

« Au niveau des agences Western Union Parinacom, les droits des employées sont constamment bafoués et les lois ne sont jamais respectées »
, a indiqué une source au niveau de la CGTM.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem 

 

 

( 8 janvier, 2011 )

Un père soupçonné d’avoir violé puis sodomisé sa fille

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Un père, soupçonné d’avoir violé et sodomisé sa fille âgée de 17 ans, a été appréhendé puis gardé à vue au niveau de la Brigade des mineurs de Socogim Ps, à la suite d’une plainte déposée par l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant, a-t-on appris mercredi auprès d’une source proche de cette Ong.

Lundi dernier, vers 11h, cette jeune fille a été accueillie par le centre El Wafa de l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant.

Cette jeune fille, dont la mère vit actuellement au Sénégal, était sans cesse abusée sexuellement par son père. Pour se sauver des griffes de ce dernier, elle décida de chercher du travail et trouva refuge auprès d’une femme restauratrice.

« Les week-end, elle ne partait pas chez elle. Sous le poids de la souffrance, elle faisait des crises et pleurait tout le temps. C’est ainsi que sa patronne l’amena à l’hôpital. Et, une fois examiné, elle avait de l’hémorroïde. Elle avouera par la suite que c’est son père qui en est responsable », a indiqué une source proche de l’Ong.

La dame s’est ensuite rendue à la Brigade des mineurs pour porter plainte contre le père de la jeune fille accusé de viol et de sodomie sur mineure avec la contribution de l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 6 janvier, 2011 )

Communiqué du Conseil des ministres du 6 janvier 2011

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Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 06 Janvier 2010 sous la Présidence de Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret instituant une indemnité spéciale au profit des professeurs d’enseignement secondaire exerçant dans les lycées d’Excellence; Le projet institue une prime spéciale pour davantage motiver le personnel enseignant des nouveaux lycées d’Excellence, aux fins d’encourager ce dernier à se consacrer exclusivement à cette tache et pour davantage de qualité;

-Projets de décret portant réorganisation du Baccalauréat National ; Le projet met en place le nouveau dispositif permettant de sanctionner le Baccalauréat National au regard de la Réforme de 1999 et dont la première cohorte d’élèves passe cet examen au cours de la session de juin 2011 ; il permet également aux candidats issus de l’ancien système de se présenter aux examens et ce jusqu’en 2012 ;

-Projet de décret portant modification des règles de fonctionnement du Centre de Coordination et de Sauvetage Maritimes créé par l’article 3 de la loi 2002-04 du 20 janvier 2002 ; Le projet dissout l’?tablissement public à caractère administratif dénommé « Centre de Coordination et de Sauvetage Maritimes » (CCSM) et rattache le nouveau dispositif à une Administration de type  » SERVICE NATIONAL  » ;

< -Projet de décret accordant le permis de recherche n°1015 pour les substances du groupe 2 (OR) dans la zone d’El Khdeira (Wilaya de l’Adrar) au profit de la Société Mauritanian Ressources LTD.

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°1016 pour les substances du groupe 1 (Fer) dans la zone de Lehmami (Wilaya du Tiris Zemmour) au profit de la société Mauritanian Ressources Ltd. Projet de décret accordant le permis de recherche n°1200 pour les substances du groupe 2 (Or) dans la zone de Nsour Nord (Wilaya du Tiris Zemmour) au profit de la société Drake Ressources Limited ;

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°1235 pour les substances du groupe 2 (Or) dans la zone d’Elb Alioun (Wilaya du Tiris Zemmour) au profit de la Soiété Curve Capital Ventures Ltd ;

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°1236 pour les substances du groupe 2 (Or) dans la zone d’Elb Lhrach (Wilaya du Tiris Zemmour) au profit de la Soiété Curve Capital Ventures Ltd

La Ministre des Affaires ?trangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministère de l’?nergie et du Pétrole a présenté une Communication relative à la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH) ;

La communication fait l’historique de la Société et présente le niveau et l’état d’exécution des programmes qui lui sont confiés ; elle informe également du suivi, pour l’Etat , des aspects opérationnels relatifs à la commercialisation du brut de Chinguetti et il reste admis, qu’une insertion plus articulée de la SMH dans le dispositif institutionnel de gestion du secteur des hydrocarbures, doit permettre au pays une meilleure valorisation de ses ressources nationales d’hydrocarbures et son positionnement, à terme, comme acteur dans le secteur à l’échelle régionale ;

Le Ministre de la Santé a présenté une Communication relative à la situation sanitaire dans le pays;

La communication fait le point de la situation sanitaire. La communication informe de la poursuite des activités de surveillance et de contrôle de la situation sanitaire en général et dans la zone Nord en particulier.

Le Ministre de l’?quipement et des Transports a présenté une Communication relative à la participation de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM) au Capital de la société de Transport Public (STP);

La communication informe des dispositions prises pour la participation du secteur privé national au capital de la STP et propose la répartition de ce capital entre l’Etat et l’UNPM.

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté une Communication relative à l’impact de la mise en exploitation de l’AFTOUT et sur la situation de la SNDE ;

La communication présente la situation de la SNDE après deux mois d’exploitation du projet Aftout Essahili et informe du plan d’action envisagé, pour améliorer les conditions d’exploitation et de gestion de l’outil de production ainsi que du relèvement des performances de la société.

Au regard des différentes communications, le Président de la République a rappelé, l’urgence qu’il y a de redresser rapidement et durablement la gestion de l’ensemble des entreprises publiques et sociétés d’Etat, notamment par le rétablissement d’un train de vie conforme à nos réalités et au souci d’une rigoureuse gestion, pour que chacune d’elles puisse jouer le véritable rôle que lui assigne l’Etat.

Il a insisté sur l’efficacité et le rendement de chaque entité pour que cessent les subventions publiques et continues, au demeurant signe d’une gestion mal maîtrisée et ce, pour éliminer à jamais toutes ces pratiques antérieures, contraires à tout changement constructif.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère du Développement Rural :
Société Nationale des Abattoirs :

Directeur Général Adjoint, Mr Abdallahi Ould Mohamed Salem, Vétérinaire ;

Etablissements Publics

Office Mauritanien de Recherches Géologiques :
Direction Générale : Directeur Général, Mr El Hachmy Cheikh Sidaty, Ingénieur géologue, précédemment Directeur Adjoint audit établissement, en remplacement de Mr DIA Silèye appelé à faire valoir ses droits à la retraite

Directeur Général Adjoint : Diomassi Boubou, ingénieur géologue, précédemment chef de département du patrimoine géologique au dit établissement.

( 4 janvier, 2011 )

Selon Mamadou Kalidou Bâ, Birame Ould Dah et ses compagnons n’ont fait que leur travail

Mamadou Kalidou Bâ

‘La loi (sur l’esclavage, Ndlr), nous ne l’avons pas voté et il ne nous appartient pas de l’appliquer mais nous sommes là pour dire aux autorités de l’appliquer’, a précisé dimanche matin dans une conférence de presse le président en exercice par intérim du Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion Mamadou Kalidou Bâ.

« On nous considère aujourd’hui comme des terroristes. On nous tombe dessus. On prend nos camarades que l’on met aux arrêts. Cela sans aucun fondement et après nous subissons un lynchage médiatique qui nous fait passer pour des bourreaux »
, s’est-t-il insurgé.

Mamadou Kalidou Bâ a affirmé que Birame Ould Dah Abeid et ses compagnons n’ont fait que leur travail qui a consisté, selon lui, à assister des victimes de l’esclavage.

Il a ensuite indiqué qu’ils ont « été voir les partis politiques, les parlementaires, des Ongs » mais aussi « adressé des missives aux principales chancelleries occidentales, arabes et africaines » pour les informer de la situation. « Nous allons continuer à faire des marches, des meetings pour exiger la libération de nos camarades et pour dénoncer la continuation de la pratique de l’esclavage et du racisme d’Etat », a-t-il ajouté.

Le Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion va organiser ce mardi, a révélé Mamadou Kalidou Bâ, « une marche de protestation ». « Nous avons introduit une demande légale conformément à la loi qui nous autorise à manifester lorsque nous le désirons. Mais, si, on veut nous en empêcher en n’appliquant pas la loi, nous manifesterons », a-t-il déclaré.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

( 4 janvier, 2011 )

Les réfugiés mauritaniens au Sénégal dans l’incertitutde d’un retour au pays

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Plus de 5.000 réfugiés mauritaniens candidats au retour organisé dans le cadre d’un accord tripartite entre les gouvernements du Sénégal, de Mauritanie et le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), signé en novembre 2007, sont envahis par un sentiment d’incertitude en ce début d’année 2011, a appris lundi la PANA auprès de différentes associations.

Mamadou Wane
, porte-parole du Comité directeur de la Coordination des Associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal, déclare qu’aucune information n’est fournie par la représentation du HCR à Dakar, pouvant rassurer les 5.000 réfugiés mauritaniens qui attendent encore leur rapatriement.

« On ne nous a pas dit que la porte du retour organisé est fermée, mais d’après l’agence onusienne, tout dépendrait des bonnes dispositions du gouvernement mauritanien », renseigne Mamadou Wane.

Des candidats au retour dont fait parti Amadou Habibou Thiam, qui fait partie des candidats au retour, fulmine contre les autorités mauritaniennes, sénégalaises et du HCR qui, selon lui « prolongent indéfiniment notre longue attente« .

Environ 19.000 réfugiés mauritaniens au Sénégal ont été rapatriés vers leur pays entre le 29 janvier 2008 et le 31 décembre 2009.

Une récente vague de rapatriement achevé le 31 décembre 2010 a également permis le retour en Mauritanie de 1.300 réfugiés accueillis sur des sites disséminés dans différentes régions notamment de la vallée du fleuve.

Ces populations avaient été expulsées de Mauritanie à la suite des affrontements inter- ethniques de fin avril 1989, qui avaient fait plusieurs centaines de victimes de part et d’autre du fleuve Sénégal servant de frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal.

Source: CRIDEM avec PanaPress

 

( 3 janvier, 2011 )

Le dossier de nos clients ‘est dans une situation juridique non identifiée’, dit Me Bilal Ould Dick

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Me Bilal Ould Dick, un des avocats de Birame Ould Dah Ould Abeid et de ses camarades détenus, a indiqué dimanche matin dans une conférence de presse que le dossier de leurs clients est actuellement dans une situation juridique non identifiée.

Arrêtés et emprisonnés depuis le 13 décembre 2010, le président de l’IRA-Mauritanie et d’autres militants des droits de l’Homme qui militent au Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion devaient être jugés le 29 décembre 2010.

« Et tout d’un coup, on s’est retrouvé devant deux tribunaux qui ont été institués par le dernier Conseil Supérieur de la Magistrature (réunis le 27 décembre 2010, Ndlr).

Avec l’institution d’un nouveau tribunal correctionnel, notre dossier s’est retrouvé dans une situation juridique non identifiée », a expliqué Me Bilal Ould Dick. « On ne sait pas à qui on doit s’adresser. Cette situation est une situation extrêmement grave. On est dans une situation extrêmement grave sur le plan du droit et de la sauvegarde des droits », a-t-il ajouté.

Me Bilal Ould Dick a précisé que le flagrant délit exige un délai raisonnable à partir duquel une affaire doit être vidée le plus rapidement possible suivant l’article 351 du Code de Procédure Pénale qui dispose qu’une affaire citée en flagrant délit, quand elle est correctionnelle, doit être jugée 4 jours après la comparution devant le procureur de la République.

« Jusqu’au moment où je vous parle, on ne sait pas quel est le tribunal qui est compétent pour statuer sur cette affaire. On ne sait pas est-ce que l’affaire sera vidée l’année prochaine ou est-ce que c’est dans une semaine ou dans un mois. On se sait pas »
, a-t-il déclaré.

Toujours, dans cette affaire, les parents des mineures ont été entendus ce dimanche par le juge d’instruction pour « abandon de foyer et autres infractions probables », selon Me Bilal Ould Dick.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 30 décembre, 2010 )

Communiqué du Conseil des Ministres du 30 décembre 2010

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Le Conseil des Ministres s’est réuni Jeudi 30 Décembre 2010 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants:

- Projet de loi relatif à la définition des conditions de qualification de constatation et de répression du vol de l’électricité. Le présent projet de loi vient renforcer notre législation pénale par un dispositif mieux adapté à la répression du prélèvement illicite d’électricité avec pour finalité de mettre fin aux problèmes de sécurité récurrents à ce phénomène ainsi qu’aux pratiques de vol et de piratage qui prolifèrent à grande échelle dans notre pays et qui engendrent un manque à gagner énorme à l’opérateur en charge du service public d’électricité, au point de compromettre la réalisation de ses objectifs.

- Projet de loi portant contrat type d’Exploitation – Production. Le présent Projet de loi vise à compléter la mise en place d’un cadre législatif clair, cohérent et attractif pour les activités pétrolières à travers un Contrat Type d’Exploration-Production, en remplacement du contrat type de partage de production de 1994.

Il prend en compte les pratiques internationales en la matière et tire les leçons de l’expérience de notre pays en termes de négociations et de mise en oeuvre des contrats pétroliers au cours des dernières décennies.

- Projet de loi relatif à l’aide publique à la presse privée Mauritanienne. Le projet institutionnalise l’aide publique à la presse par la mise en place d’un « Fonds d’aide publique à la presse privée » et définit ses mécanismes de gestion conformément aux dispositions de l’article 31 de l’ordonnance 2006-017 du 12 juillet 2006 sur la liberté de presse.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants:

- Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n° 2003-010 en date du 24 février 2003 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Commission Nationale des Hydrocarbures.

Le projet permet de faire participer un représentant du Ministère chargé de l’Energie à travers la Direction Générale des Hydrocarbures Raffinés en vue d’un suivi approprié et d’une meilleure coordination des activités.

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Neuropsychiatrique.

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre National d’Orthopédie et de Réadaptation fonctionnelle.

Le Premier Ministre a présenté une Communication relative à la tenue prochaine des Etats Généraux de l’Education.

Cette communication met l’accent sur l’importance que revêt cet événement en tant qu’étape fondamentale vers la réalisation effective du Programme du Président de la République relatif à la promotion du système éducatif mauritanien.

Elle propose une série de mesures pour le bon déroulement de l’événement à travers la mise en place d’un dispositif de pilotage comprenant une commission nationale, des directoires d’ateliers régionaux et nationaux, aux fins de gérer la participation de l’ensemble des parties prenantes en vue d’obtenir des résultats à la hauteur de nos ambitions.

Rappelant l’importance de ces Etats Généraux pour notre pays, le Président de la République après avoir souligné le dysfonctionnement et le manque d’adaptation avéré du système éducatif par rapport aux besoins et aux enjeux de développement de notre pays, a invité l’ensemble des intervenants dans ses Etats Généraux à se servir de cette opportunité pour que, dans un large consensus et loin de toute politisation et ou instrumentalisation, cet événement soit un cadre novateur devant permettre d’asseoir les bases d’une véritable réforme du système éducatif capable de relever les défis de lutte contre la pauvreté, de chômage et de fournir au pays une expertise et des compétences variées dans les domaines des sciences et techniques, seules à mêmes de conduire un développement économique et social véritable.

La Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Santé a présenté une communication relative à la situation sanitaire dans le pays.

La communication fait le point de la situation sanitaire du pays, des mesures prises en matière de prévention et de protection sanitaire des populations

En fin le Conseil a pris la mesure individuelle suivante:

Ministère Délégué auprès du Ministre d’Etat à l’Educaton Nationale, à l’Enseignement Supérieur et à la recherche Scientifique, Chargé de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Nouvelles Technologies:

Cabinet du Ministre:
Secrétariat Général:
Il est mis fin aux fonctions de Mr Mohameden Ould Sidi dit Bedenna, précédemment Secrétaire Général.

 

( 29 décembre, 2010 )

Le CSSA préoccupé par le problème foncier dans les wilayas du Trarza, du Brakna du Gorgol et du Guidimakha

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Le Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire (C.s.s.a.) qui regroupe l’ACORD, l’AMAD et le FONADH s’est élevé lundi, dans une conférence de presse, contre « les attributions des concessions rurales à des investisseurs étrangers sans concertation préalable avec les populations des terres et les populations riveraines des zones demandées », notant aussi que « les collectivités traditionnelles sont régulièrement expropriées de leurs terres par des spéculateurs en complicité avec l’administration territoriale ».

« Que deviendrait cette frange de la population si toutes les terres cultivées et tous les espaces pastoraux, aires de développement de leur cheptel, leur seront arrachées et données à d’autres ? », s’est interrogé Ndiaye Seydou Négro, représentant du Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire au niveau de la moughataa de Bababé.

« Ces terres dont on exige aujourd’hui une justification administrative, faute de quoi elles leur seront arrachées, sont vieilles de plus de 300 années », a-t-il ajouté.

Ndiaye Seydou Négro a précisé qu’ils ne sont pas « hostiles à quelques initiatives de développement » dans la vallée du fleuve Sénégal. « Mais, nous demandons à ce que tout ce qui se décide pour nous soit d’abord correctement informé, que nous soyons impliqués à tous les niveaux sans intermédiaires et autres qu’on aura nous-mêmes choisis », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Djigo Moussa Abou qui représente le Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire dans la commune de Boghé, a indiqué que ce sera une « immense catastrophe » si l’Etat attribuait les terres qui se trouvent dans cette localité. Il a mis en garde contre les « conséquences éventuelles de ces concessions« , ajoutant que « les problèmes vont se démultiplier » entre les éleveurs et les cultivateurs.

« Il y’a des zones dans lesquelles l’Etat interdit de donner des concessions. Or, c’est précisément, ce qui est en train de se faire. On ne comprend pas que l’autorité administrative soit la première à bafouer, à piétiner les textes de ce pays », affirme Djigo Moussa Abou.

« Il y’a déjà des concessions qui ont été affectées dans nos localités. Cela nous bloque. On n’arrive plus à accéder nos zones de pâturages, de cultures », révèle Gaye Mamadou Amadou, représentant le Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire dans la commune de Darel Barka.

Il a affirmé qu’il y’aurait des « sous-traitants mauritaniens à qui on avait donné des terres qui ont affecté leurs terres à des étrangers ». « Pour joindre nos villages, on a des problèmes. On a empêché, à Donaye par exemple, des gens d’accéder à leur cimetière pour enterrer leur mort », dit-il.

Le Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire a exigé d’ailleurs, dans une déclaration sur le problème foncier, l’application du décret n°2010/080 du 31 mars 2010 notamment les dispositions relatives à la non attribution des concessions rurales dans des zones à haute intensité pastorale et le consentement préalable, libre et éclairé des populations ainsi que leur implication dans la prise des décisions concernant la mise en valeur de leurs terres.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

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