( 2 octobre, 2007 )

Youssou N’Dour, musicien surdoué et militant

Youssou N’Dour, musicien surdoué et militant

Elégant, affable, efficace, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour, 48 ans, figure au palmarès des cent personnalités les plus influentes de la planète publié chaque printemps par le Time Magazine. « J’ai vu Youssou être l’objet d’une attente croissante et devenir sans effort un leader africain de premier plan. Il a imaginé avant tout le monde de lancer des campagnes pour l’élargissement des nouvelles technologies, il s’est engagé dans un combat contre le paludisme, a milité à l’Unicef. Il est pour moi une source d’inspiration, pas seulement comme artiste, mais comme individu », écrivait le chanteur Peter Gabriel pour présenter dans l’hebdomadaire américain du 14 mai celui qu’il découvrit à Dakar en 1984. Youssou N’Dour, qui a commencé sa carrière musicale à l’âge de 14 ans, y était déjà célèbre et adulé.
Youssou N’Dour, musulman de confrérie mouride, est un chanteur populaire, un gamin à la voix d’or né dans la Médina de Dakar, il gère des affaires et s’implique dans l’humanitaire, mais pas seulement. De timide et introverti qu’il était en dehors de la scène à ses débuts, il est aujourd’hui devenu le porte-parole d’une Afrique urbaine et économiquement consciente.
Ainsi, début juin, il était au G8 d’Heiligendamm, près de Rostock, en Allemagne, avec ses amis Bono (chanteur de U2) et Richard Branson (fondateur de Virgin). Du voyage également, Sir Bob Geldof, promoteur du Live Aid en 1985 contre la famine en Ethiopie, puis du « Live 8″ en 2005, série de shows télévisés planétaires montés pour exiger des puissants l’abolition de la dette des pays les plus pauvres. Youssou N’Dour avait alors été le seul chanteur africain à figurer dans les concerts « nobles » de Paris ou de Londres.
Les présidents présents à Rostock, dont Nicolas Sarkozy pour la France, n’ont pas manqué de se laisser photographier aux côtés de ces stars du show-biz, une aristocratie à laquelle, bizarrement, Youssou N’Dour appartient. « You », en effet, vit, travaille à Dakar. Il aurait pu toute sa vie vendre un nombre de disques proportionnel à la connaissance mondiale du wolof.
Mais le musicien surdoué a su décupler ses forces de vente par un incontestable talent, et par un gracieux système d’alliances : duo de charme avec Neneh Cherry (7 Seconds, standard absolu), appui confraternel du cinéaste américain Spike Lee, puis flirts avec la musique arabe, notamment dans Egypt, hymne à l’islam tolérant enregistré au Caire, et récompensé en 2005 par un Grammy Award américain, malgré le choc irakien, alors que, en 2003, il avait annulé sa tournée américaine en signe de protestation. Le voici acteur, rejouant la tragédie de la traite négrière dans le rôle de l’esclave-poète Olaudah Equiano pour Amazing Grace, du Britannique Michael Apted, à sortir prochainement.
Nouvelle cause : le Darfour. Le 6 juillet, en ouverture du festival de jazz de Montreux, il organise une marche en bordure du lac Léman, au côté du rapporteur spécial de l’ONU Jean Ziegler. « Pourquoi Montreux ? », lui demanda la plate-forme d’informations suisse Swissinfo. « Pour moi, le contraste entre Montreux – avec ses belles voitures et ses gens arborant des airs de fête – et le Darfour, avec 200 000 morts et plus de 2 millions de réfugiés, montre que ce monde est déséquilibré. C’est choquant, c’est vrai, mais cela pousse surtout à réfléchir. Le Darfour pose un problème à la fois ethnique, religieux et politique, qui a trait au terrorisme et à l’islam. » Je veux, nous disait-il en juin à Paris, emmener au Darfour des artistes et des intellectuels africains.
La rumeur voudrait que Youssou N’Dour soit mûr pour entrer en politique : il serait candidat à la députation, à la mairie de Dakar, à la présidence de la République du Sénégal, à celle de l’Union africaine… Mais, invité en mai à la grande « party » qui réunissait les cent personnalités de l’année retenues par Time Magazine, il en revient sceptique, chamboulé et gêné : « On a l’impression que, dans ces milieux-là, on peut décider du sort du monde. »
A Dakar, pourtant, la polémique va bon train : sous le baobab Youssou, aucune herbe ne repousserait. Il serait l’ami des présidents, intime d’Abdou Diouf, puis d’Abdoulaye Wade, toujours du côté du manche. Youssou N’Dour possède un studio d’enregistrement, Xippi, un label de disques, Jojoli, une boîte de nuit, le Thiossane, deux fondations humanitaires. Il a créé Joko, un réseau d’accès à Internet pour les plus démunis. Il possède une radio, Radio Futur Medias, un journal, L’Observateur (60 000 exemplaires par jour), regroupés au sein du groupe Futur Medias, qui emploie 104 personnes. Il a des projets de télévision, parce que « les Africains doivent créer leurs médias ».
Son récent divorce à l’amiable d’avec sa première femme, Mamy Camara, a alimenté les gazettes, autant que le procès en diffamation que lui a intenté Karim Wade, le fils du président, après la révélation, dans L’Observateur, d’un trafic de devises de plusieurs millions de dollars l’impliquant. Youssou N’Dour avait soutenu sans réserve ses journalistes. « Les médias, c’est difficile, commente le directeur de la publication, on dit toujours : c’est Youssou qui dit que… Mais non, je découvre le journal chaque matin, c’est un challenge. »
Ce patron de presse inhabituel insiste : « Les Africains ne sont pas forcément bien informés. En 1985, quand je demandais à ma mère ce qu’était l’apartheid, elle ne savait pas. Alors, j’ai écrit la chanson Nelson Mandela. Aujourd’hui, j’ai des amis qui me demandent qui est le président du Darfour ! Nous devons obtenir de vraies informations et les mettre en commun avec les peuples du continent. » Dès 1985 (pour exiger la libération de Mandela), les concerts ont été la première arme de ce père de sept enfants. Au printemps 2005, avec l’organisation internationale Roll Back Malaria (RBM), il organise l’Africa Live à Dakar, contre le paludisme, avec, en octobre, retrouvailles à Genève pour le 60e anniversaire des Nations unies avec Peter Gabriel, Tiken Jah Fakoli, Stephan Eicher, Gilberto Gil et Kofi Annan.
« Il fallait prendre cette maladie au sérieux. En pleine crise de paludisme, les Sénégalais disaient, avec une grande légèreté : je suis un peu « sibirou ». Aujourd’hui, le discours a changé. On sait qu’il y a près de 3 millions de morts du paludisme par an. Je m’étais fixé un seuil de 3 milliards de dollars pour lutter contre cette maladie et notamment acheter des moustiquaires. » Il dit avoir réuni 1,4 milliard. ( source : le monde)

( 2 octobre, 2007 )

« Il y a beaucoup de frustrations derrière cette image d’unité et de tranquillité »

Boubacar Ould Messaoud, Secrétaire Général de SOS Esclaves

Criminalisation de la pratique de l’esclavage, règlement du passif humanitaire, situation des droits de l’homme en Mauritanie, l’affaire Alioune Sow…Boubacar Messaoud, président de S.O.S Esclaves, revient sur ces grands dossiers épineux toujours pendants et auxquelles doivent s’atteler les nouvelles autorités afin de leur trouver des solutions consensuelles et urgentes.

Le Rénovateur : Cela fait des années qu’on en parle, est-ce qu’on va s’acheminer une fois pour toutes sous le régime de Sidi vers la criminalisation de la pratique de l’esclavage en Mauritanie ?
Boubacar Ould Messaoud : Des engagements ont été pris par les partis politiques durant la période préélectorale et pendant même la période du second tour des présidentielles. Le Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi nous a dit lors de l’audience qu’il nous a accordé récemment qu’il va présenter les jours à venir devant l’Assemblée Nationale une loi caractérisant et criminalisant la pratique de l’esclavage en Mauritanie.
Le Rénovateur : Le 9 juillet 1981, une ordonnance a été prise pour abolir la pratique de l’esclavage en Mauritanie. Mais dans la réalité, il n’ y a jamais eu un décret d’application. Qu’est – ce qui explique ce manque de volonté politique ?
BOM : Il provient du fait que la classe politique se sent concernée, solidaire et plus ou moins dépendant de ce système. Tout le monde se défend d’être esclavagiste mais en réalité beaucoup en tirent des profits. Ça c’est la première remarque. D’autre part, il y a un non dit sur le plan de l’information. Les mauritaniens ont toujours considéré que l’esclavage était justifié et légitime du point de vue religieux. Mon expérience personnelle me conduit à dire que la majorité de nos oulémas sont solidaires de la pratique de l’esclavage. Ces derniers considèrent donc qu’un acte contre la pratique de l’esclavage serait un acte à leurs yeux injuste. On a fait une loi et on leur a reconnu des droits. Comment donc prendre une telle loi sans se décrédibiliser vis-à-vis de l’opinion internationale ? Ce décret devait définir les modalités d’application à savoir qui indemniser, comment indemniser et jusqu’où va l’indemnité. Pour notre part, il serait hors de question d’indemniser les maîtres. Il serait plutôt question d’indemniser les esclaves parce qu’ils ont été victimes pendant des siècles d’une exploitation injuste considérée comme un crime contre l’humanité.
Le Rénovateur : Vous connaissez parfaitement le dossier du passif humanitaire, à votre avis, constitue-t-il une véritable menace pour la sécurité et la cohésion nationale du pays ?
BOM : Effectivement, je considère que c’est une véritable menace pour l’unité nationale parce que les victimes du passif humanitaire sont nombreuses. C’est un grand problème. Tout mauritanien conscient doit être préoccupé non pas parce que cela constitue une menace pour le pays mais c’est une question tout simplement de justice. Il n’est pas certainement souhaitable qu’on fasse la chasse aux sorcières et qu’on développe des sentiments de revanche vis-à-vis de qui que ce soit. Il serait bon de reconnaître d’abord les faits et de trouver les voies et moyens permettant une réconciliation nationale autour de ce problème. Il faut reconnaître ce mal parce qu’il a été fait au nom de l’Etat mauritanien, de la République par des gens qui avaient l’autorité sur les forces armées et la sécurité. On est en train de vouloir occulter ce drame. Alors qu’il y a eu des crimes, des morts, des gens qu’on a enterrés vivants, certains qu’on a pendus, d’autres qu’on aurait écartelés dit-on. Ces choses là ne peuvent pas être oubliées. Il faut partager avec les gens leurs détresses et au moins les indemniser. Cette question doit être prise en charge dans sa globalité. Tous ces gens-là, jusqu’à preuve du contraire, sont des mauritaniens.
Le Rénovateur : Récemment, vous avez été saisi de l’affaire Alioune Sow. Où en est actuellement le dossier ?
BOM : Je veux d’abord être précis. Je ne sais pas si cet enfant s’appelle Alioune Sow ou Mohamed Ould Brahim. Je ne prends pas de position ni pour les haratines ni pour les poulars. Ce n’est pas mon rôle. Je pense que ce garçon là est une victime. Si effectivement, il a été volé ou perdu à un moment donné, c’est un crime monstrueux mais je n’ai aucune preuve de cela et je n’accuse personne. Il est victime dans la mesure où il n’a rien à voir avec tout cela. Présentement, il est confié à la Caritas qui a un centre d’accueil plus approprié à la garde des enfants qui ne sont pas gardés contre leur volonté mais qu’on garde simplement parce qu’ils sont objet de litige.
Le Rénovateur : Quel est l’état actuel de la situation des droits de l’Homme en Mauritanie ?
BOM : Elle est le résultat de ces années d’injustice qu’on a vécu sous le régime de Taaya. La transition a apporté beaucoup de bémol. Il y a eu beaucoup de choses qui ont évolué. Il y a le fait que les organisations de défense des droits de l’Homme ont été reconnues. Il y a eu des amnisties. Les dernières élections nous ont paru relativement correctes et transparentes par rapport à ce que nous avons connu au temps de Taaya. Nous pensons que les problèmes de ce pays sont liés au manque de volonté politique. Nous ne sommes pas réfractaires au progrès. Ce sont ceux qui nous dirigent qui sont des dictateurs. Il faut que la classe politique ait le courage de poser les vrais problèmes, de prendre des décisions de progrès. Si aujourd’hui, on avait criminalisé l’esclavage, on verrait bien que beaucoup de mauritaniens qu’on ne soupçonnait même pas seront les premiers à s’investir pour que les mauritaniens soient libres et égaux.
Le Rénovateur : En tant qu’association de défense des droits de l’Homme, qu’est ce que vous préconisez dans le règlement définitif du passif humanitaire et de la pratique de l’esclavage ?
BOM : La pratique de l’esclavage, je pense, prospère encore dans l’impunité qui est un élément d’encouragement et de maintien du système esclavagiste. Il faudrait qu’on fasse suffisamment de sensibilisation pour déconstruire le socle sur lequel repose l’esclavage en Mauritanie. Il faut des campagnes de démolition de la justification religieuse de l’esclavage dans l’esprit des gens. Il faudrait aussi que les tenants de la religion se prononcent, qu’il y ait de véritables débats et des programmes de mise à niveau de ces anciens esclaves. Si nous voulons que cela produise des effets, il faut que cela se fasse de manière consciente et volontariste.
Le Rénovateur : Sans la résolution sérieuse de ces dossiers épineux, pensez-vous que la réconciliation nationale serait-elle possible ?
BOM : La réconciliation nationale ne sera pas possible sans la résolution définitive de ces dossiers, sans l’engagement franc des hommes politiques. Tout ce qu’on fait aujourd’hui, à mon avis, ressemble à de la comédie. On vit ensemble mais c’est très superficiel. Derrière cette image d’unité et de tranquillité, il y a beaucoup de frustrations. Je pense qu’il faut mettre nos problèmes sur la table et en discuter parce que nous sommes unis par la force des choses. On ne peut pas être divisés par la couleur de la peau ni par la langue.
Le Rénovateur : Récemment vous avez été reçu par le Président de la République. Vous a-t-il dévoilé les mesures qu’il va prendre par rapport à toutes ces questions ?
BOM : Le Président de la République nous a bien conforté en nous disant que sur le problème de l’esclavage que la décision est prise de faire une loi le caractérisant et le criminalisant. Il nous a promis que tous les cas d’esclavage que nous aurons à soumettre seront traités jusqu’au bout. Pour ce qui est du passif humanitaire, il a essentiellement parlé des déportés. Il a promis dans 6 mois que ce problème soit réglé et qu’une commission nationale va s’occuper du rapatriement des déportés. Pour ce qui est du passif humanitaire, c’est une question plus complexe et les pouvoirs publics sont entrain de réfléchir sur les modalités d’engager le processus. A cet égard, nous demandons la reconnaissance des associations des victimes puisqu’elles sont les principaux interlocuteurs.
Le Rénovateur : Par rapport à tout cela donc, qu’est-ce que vous répondez aux victimes qui ne croient pas aux rétablissements de leurs droits ?
BOM : Nous comprenons leur désespoir. Tout ça c’est encore des discours, des promesses. Nous allons travailler pour que cela se traduit dans les faits. Ce n’est pas parce que je suis membre d’une commission nationale que les choses vont être réglés illico non ! Il y a un projet et il faudrait qu’il soit concrétisé.
Le Rénovateur : L’ancien Président du CMJD le colonel Ely Mohamed Val a dit dans son interview à Jeune Afrique que parler de ces problèmes c’est tenter le diable. Pensez vous qu’un jour que ces dossiers vont connaître des solutions ?
BOM : Moi je pense qu’ils trouveront des solutions. Mais le diable c’est quoi. Il y a des gens qui ont peur de leurs ombres. Ils savent mieux que quiconque ce dont ils ont peur. Contrairement à ce qui se dit parfois, personne ne cherche à dramatiser les choses. Il n y a jamais eu de tentative, d’attaque encore moins d’agression contre les tortionnaires. Le diable on le tente parce qu’on refuse de reconnaître les crimes qu’on a commis. Moi, je dis à Ely que c’est ceux qui refusent de les reconnaître qui veulent tenter le Diable mais pas ceux qui en parlent.

Interview réalisée par Babacar Baye NDiaye

( 2 octobre, 2007 )

The Black Clock

A leur actif, dans leur discographie, deux albums : «A Song for You » sorti en octobre 2006 et «Life Confection » sorti en juin 2007.

Le week end dernier à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, The Black Clock, sous l’initiative de l’ambassade des états unis en Mauritanie, ont offert un concert gratuit. Ils ont été dans notre pays dans le cadre des relations culturelles américano-mauritaniennes.

Beaucoup d’enfants suivent, souvent, les traces de leurs géniteurs. Ils s’écartent très rarement du chemin que leurs parents voudraient qu’ils arpentent.

Seth Sharp n’a pas échappé à cette volonté parentale. Sa mère, Francis Mc Alpbe Sharp, une actrice et une chanteuse américaine l’a fait découvrir très tôt la musique classique, les ballets.

Elle lui donna l’envie de s’essayer dans la musique parce qu’il assistait régulièrement à ses répétitions. Les années passèrent et Seth Sharp devenu adulte se découvrit des aptitudes musicales innées.

Sa mère, malgré qu’elle le portait encore dans son ventre, continuait à jouer des pièces de théâtre sur scène. « C’est de là sans doute que j’ai contracté le virus de la musique. A bas age, j’accompagnais souvent ma mère à ses répétitions » confie-t-il avec beaucoup d’émotion.

The Black Clock est un groupe de jeunes musiciens américains qui font de la World Music avec un zeste de Jazz, de Soul, de Funk, de Blues, de Gospel et de la Musique Classique.

Un parfum de diversité pour toucher un maximum de public. «J’aime mettre beaucoup de genres dans ma musique » avoue Seth Sharp, lead vocal du groupe.

Il y a des événements dans notre vie qui nous marqueront à jamais, des événements qui resteront toujours gravés au fond de notre mémoire. Pour Seth Sharp, ce fut quand il a chanté à la Maison Blanche pour le Président des Etats Unis, Bill Clinton.  

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Et l’autre événement s’est déroulé à Brazzaville au Congo quand lui et sa bande ont joué devant plus de 18.000 spectateurs hyper enthousiasmés. D’ailleurs, il a écrit un morceau exclusivement dédié à Brazzaville.

Seth Sharp est un musicien qui tient beaucoup à la mélodie, à l’amour et à l’espoir. Parfois même il se permet des chants religieux (gospel) même s’il sait que tout le monde n’est pas religieux.

Petiot, avoue-t-il, il était «vraiment timide » sauf quand il chantonnait. Des moments de bonheur et de déceptions, il en a rencontré de toutes les couleurs comme tout le monde dans sa vie.

Mais Seth Sharp sait très bien ce qui l’attend «dans l’industrie musicale qui est très difficile et très complexe car il y a beaucoup de requins dans ce business et il faut savoir parlementer avec eux pour réussir ».

Et si, jusque là, il n’a pas été la proie de ces «bestioles», c’est grâce en grande partie à sa sœur qui est avocate.

Seth Sharp qui se dit très heureux d’être en Mauritanie qu’il trouve pépère est là par l’intermédiaire d’une compatriote travaillant à l’ambassade américaine de Paris qui lui a proposé d’aller jouer en Afrique.

Etablis en Island où ils sont mieux connus qu’aux états unis, The Black Clock est à leur deuxième voyage en Afrique. Au début de l’aventure, c’était uniquement Seth Sharp qui faisait ses concerts seul en Island.

Au fil du temps, il sentit la nécessité de créer son propre groupe qui existe depuis 2006. Depuis lors, c’est devenu Seth Sharp and the Black Clock, un nom de groupe assez particulier.

« La première fois que j’ai joué avec mon groupe en Island, il n y avait pas de nom pour la bande. Il y a quelqu’un qui a demandé le nom du groupe…Un moment je marchais rêveur et d’un coup j’ai entendu des gens glapir «Black Clock ! », «Black Clock ! », « Black Clock !»…je me suis dit que c’est l’appellation qu’on va donner à notre bande » raconte Seth Sharp l’air très ému.

Marié ? «Je n’ai pas le temps pour me consacrer à cela. Pour le moment, je suis marié avec ma musique » dit-il avec beaucoup d’humour dans un accent français hilarant et jovial.

Et pourquoi pas aussi pas de présence féminine dans son groupe ? « J’ai cherché une femme mais je n’ai pas trouvé. Je suis triste qu’il n y ait pas la présence féminine dans mon groupe » regrette-t-il.

Ses stars préférées, disons plutôt ses icônes ne sont autres que Michael Jackson, Stevie Wonder et Jennifer Holiday, des mégas stars dont les chansons ont beaucoup bourdonné dans ses oreilles et l’ont admirablement influencé.

Certainement, il rêve déjà, un jour, de faire comme elles, de suivre leurs traces : conquérir le monde ! A leur actif, dans leur discographie, deux albums : «A Song for You » sorti en octobre 2006 et «Life Confection » sorti en juin 2007.

Babacar Baye Ndiaye

( 2 octobre, 2007 )

Structures sanitaires

Qu’attend le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales ?

Depuis sa nomination comme ministre de la Santé et des Affaires Sociales, Monsieur Mohamed Ould Raghany tarde toujours à annoncer les couleurs. Alors que beaucoup de maux continuent de gangrener la bonne marche des structures sanitaires de plus en plus désertées par les professionnels de la Santé au profit des cliniques privées ou bien ouvrent parallèlement leurs propres cabinets. Pas étonnants d’en apercevoir presque à chaque coin de la rue de la ville de Nouakchott !
Vous l’avez sans doute constaté ou remarqué. Hormis, le Centre National Hospitalier de Nouakchott qui est notre fleuron en termes d’infrastructures sanitaires, nos structures sanitaires laissent à désirer ou vont mal. Toutes «pataugent», «vivotent», sont aux abois et infestées par des virus qui ont la vie dure dans notre pays : gabegies, corruptions, recrutements de complaisance, déficit en personnel, insuffisance du plateau technique…
Conséquence d’une politique expectative ou manque de volonté ? De toute évidence, les structures sanitaires du pays ne sont pas souvent au niveau des besoins des populations. Pas de réformes annoncées ou esquissées ! Que des promesses à bâtons rompus ! C’est toujours le statut quo. Pour sortir ces «structures sanitaires» de leur sénilité, de leur décrépitude, bref pour les restructurer ou les moderniser, il faudra certes investir des milliards d’ouguiyas dans ce secteur parmi les plus mal au point du pays. Sans compter d’en créer dans les localités qui n’en disposent pas et qui porte préjudice à ces populations.
La situation de ces structures sanitaires est alarmante à plus d’un titre. Par exemple à Nouakchott, les nombreux patients qui fréquentent «l’hôpital national» se soucient ou se préoccupent sans doute de leur souffrance mais certains d’entre eux ou leurs accompagnants ne manquent souvent pas de décrier les conditions de séjour, d’accueil et de traitement à leur égard. Du manque de laboratoires modernes et performants à certaines contraintes comme l’absence de spécialistes dans certains services de l’hôpital en passant par l’absence de formation et d’encadrement, les maux dont souffrent nos structures sanitaires sont légion.
Nonobstant leurs indemnités de logement, de motivation, de garde, d’autres indemnités inhérentes à leur profession, sans parler de leur salaire mensuel que l’état mauritanien les banque, nos médecins crient misère et s’estiment être mal payés. Que dire alors des infirmiers, des sages-femmes, des garçons ou des filles de salle qui passent tout leur temps à pleurnicher comme des marmots.
L’autre mal dont souffrent nos structures sanitaires est en fait une tare typique des pays sous développés. Elle a pour nom le «je-m’en-foutisme». Le personnel tant administratif que soignant viennent au travail à n’importe quelle heure et rentrent quand ils veulent selon leur bonne humeur. Aujourd’hui, c’est un constat d’échec. Toutes les structures sanitaires sont endettées. Pire encore, on a constaté une dégradation manifeste et progressive à tout point de vue avec une prise en charge des malades défaillante et basée sur on ne sait quels critères de choix. Très peu de structures sanitaires connaissent un plateau technique relevé. Résultats d’une politique sanitaire à bâtons rompus et qui a par ailleurs accouché d’une souris. C’est une chimère de nous faire croire qu’il y a une nette amélioration dans ces structures sanitaires, que d’importants efforts ont été consentis dans ce secteur ! Si tel était le cas d’ailleurs, on n’en serait pas à gribouiller encore sur ce que tout le monde sait déjà. Les démunis n’ont pas droit aux soins médicaux les plus élémentaires. En outre, les pouvoirs publics s’en gaussent de leurs préoccupations. Et pourtant, ils savent mieux que quiconque qu’ils sont là grâce à eux, leurs voix.
Dans le secteur de la santé, les difficultés sont réelles. Certaines structures sanitaires ne sont pas loin de l’agonie ou sont dans de beaux draps. D’autres par contre souffrent d’une mauvaise gestion, de problèmes de trésorerie, du manque de moyens matériels et financiers, de ruptures de médicaments. Comme pour dire que nos structures sanitaires souffrent de plusieurs maux et si les solutions tardent à voir le jour la situation risquera de durer et de perdurer ?
L’état doit entamer des réformes d’urgence et mettre ces structures sanitaires sur les bons rails afin qu’elles puissent répondre aux besoins des populations principalement démunies.
Babacar Baye NDiaye

( 2 octobre, 2007 )

Populations de Tintane: Le chemin de la Croix continue encore…Mais pour combien de temps ?

Trois semaines après les importantes quantités de pluie tombées sur Tintane, les populations de cette Moughata, seules avec Dieu et leurs chapelets, se débattent pitoyablement, semblables à des proies, pour survivre, échapper à la mort, à la faim et aux maladies, sous le regard impuissant des autorités locales apparemment excédées par la situation qui risque de durer et de perdurer si on ne tire pas sur la sonnette d’alarme. Et rapidement !

Les autorités, à vrai dire, s’étaient-elles préparées à ce genre de situation imprévisible ?
Pas vraiment, car aucun mécanisme de prévention ou de gestion des catastrophes naturelles n’a été mis en place.

Première grande erreur des pouvoirs publics qui ont omis que gouverner, c’est prévoir. Ainsi donc, faute de fonds propres et disponibles (incompréhensible !), de moyens logistiques d’intervention rapide, la Mauritanie s’est tournée vers la communauté internationale laquelle ne tarda pas à se manifester promptement. C’était la seule solution devait-on s’attendre.

En plus, les finances publiques n’ont pas prévu ce genre de catastrophe qui engendre souvent beaucoup de mobilisation financière. Et pour ce faire, deux conférences de presse sont tenues sur-le-champ, l’une par le ministère de la culture et de la communication, l’autre par le ministère de l’économie et des finances, respectivement le 10 et le 11 août.

La situation à Tintane a-t-elle excédé les pouvoirs publics ?

Actuellement, dans cette Moughata, ce n’est pas le beau temps. Les populations sont en train de vivre une (des) situation(s) trépidante (es) pour ne pas dire un temps exécrable.

Eau, électricité, vivres,…les besoins des populations semblent excéder les pouvoirs publics qui avaient pourtant lancé un SOS international en faveur des populations de Tintane.

Un mois presque après le drame, les choses n’ont pas évolué d’un iota ni d’un pouce pour xyz raisons qui n’ont pas encore été élucidées par les autorités aussi bien locales que centrales. Serions-nous sur un «terrain glissant » ?

Boule de mystère ! En plus de cela, les autorités doivent faire face aux divergences tribales entre Sidi Mahmoud d’une part, Lahlal et Dawali d’autre part. Autant d’ingrédients explosifs !Sans oublier les aides qui ne parviennent pas à leurs destinataires. Et les autorités semblent bivouaquer sur leur position : elles sont en train de dédramatiser la situation alors que c’est inquiétant surtout en termes de conséquences et de diagnostic.

Les populations de Tintane se remettront-elles de cette tragédie qui les a instinctivement bouleversées ?

Une chose est sûre et évidente : elles n’omettront pas de si vite cet état de fait. Aujourd’hui, Tintane n’existe que de nom pour ne pas dire complètement rayée de la carte.

Mosquées, écoles, marché, maisons, mairie, dattiers, voitures,…les eaux de pluie ont tout pris et emporté à la fois. Depuis les pluies du 7 août, c’est une autre ville, une autre mode de vie qui a vu le jour. Personne ne comprend. Personne n’a compris. Ce fut très rapide comme un éclair.

 Devant cette vaste étendue d’eau impassible, on ne peut qu’être éberlué. On dirait que Dieu a voulu nous donner, nous êtres périssables, une leçon de grandeur. Que rien ne peut LUI résister !

Vu la situation désespérée dans laquelle vivent ces populations, ce n’est pas encore demain la veille. Quand est-ce que cette vaste étendue d’eau va-t-elle disparaître sous les yeux désemparés des habitants de Tintane ? Dans deux mois, six mois, un an, deux ans…difficile d’y répondre.

Des camps à ciel ouvert

Les camps…il y a ceux qui ont été installés par les pouvoirs publics pour accueillir les populations sans abri. Mais pour combien de temps encore ? C’est la grande question.

Il y a aussi d’autres camps satellites montés en toutes pièces et sans autorisation par d’autres personnes. C’est le cas, à Aguini Ataleb Abdallah, un village situé à 5 km de Tintane et un peu partout aux environs de Tintane.

Comme on peut s’y attendre, dans ces genres de situation, tout le monde couine. Tout le monde profite de cet état de fait exceptionnel et circonstanciel pour se déclarer victime. Mais rassure le maire de Tintane, Saadna Ould Jeddou, il sera mis sur pied un comité pour recenser tous les sinistrés et tout ça dans une éthique de transparence !

Cependant, a-t-il reconnu, il sera très difficile de distinguer les sinistrés sans un recensement précis et surtout sans tenir compte de l’avis des populations qui connaissent mieux le terrain. Dans ces camps, plus d’une dizaine de personne, papa, maman, grand-père, grand-mère, petits enfants cohabitent sous une seule tente dans une promiscuité indescriptible et incroyable.

La desserte en eau n’est pas régulière et elles (les populations) peuvent rester des jours sans se doucher. Pas de toilettes ni de lumière. Des cas de choléra commencent à apparaître. Un médecin pour un camp de plus de 1000 âmes ! Côté sécurité, selon un responsable militaire d’un des camps visités, ils veillent(les militaires) sur les populations comme du lait sur le feu.

Ce n’est pas demain la veille pour les populations
Alors qu’on parle tous les jours de milliards donnés par-ci, des médicaments donnés par-là, Tintane, la meurtrie fait beaucoup parler d’elle. Pour ses populations de cette Moughata, toujours en quête d’assistance sérieuse, le chemin de la Croix continue encore…

Et par ailleurs, la première pause du futur site de relogement, prévu provisoirement dans le sud-est de la ville tarde à voir le jour. De toute évidence, ce projet peut prendre du temps. Sur cette question, la poire est divisée en deux. Certains ne veulent pas entendre parler de relogement ou de reclassement provisoire.

Ils préconisent la reconstruction de la ville. Sur ce, des études ont été menées. Ce sont celles-ci seulement qui pourront déterminer ou non de la reconstruction de la ville de Tintane.

En attendant qu’il se concrétise, les populations de Tintane combattent pour leur survie quotidienne qui ne sera pas de tout repos.

Babacar Baye Ndiaye

( 2 octobre, 2007 )

Corruption et gabegie:Deux maux qui gangrènent toujours notre administration

Ces deux maux très fréquents dans notre administration sont des paramètres parmi entre autres qui expliquent aujourd’hui et en grande partie notre retard économique et social. Et pour sortir du sous-développement anachronique, il est ressort du gouvernement d’être inflexible en mettant en place des mécanismes efficaces de lutte contre la corruption et la gabegie.

La lutte contre la corruption et la gabegie passe sans doute par la mise en place d’un système judiciaire composé d’hommes et de femmes indépendants, responsables et probes capables de juger certains fonctionnaires de l’Etat qui ont commis des manquements ou délits dans l’exercice de leur fonction.

Pour ce faire, le gouvernement avait fait voter une loi sur la transparence financière visant à combattre la gabegie dans notre pays. Est-elle toujours respectée ? En Mauritanie, les lois sont souvent faites pour distraire l’opinion publique. Et d’autre part, entre l’adoption et l’application d’une telle loi, il y a un pas que nos hommes politiques ne franchissent jamais. La Haute Cour de Justice qui a été mise en place à cet effet veillera-t-elle scrupuleusement au respect de la transparence financière ?

A des degrés dissemblables, la corruption et la gabegie en Mauritanie touchent presque tous les démembrements stratégiques de l’Etat. De la douane à la police nationale en passant par l’appareil judiciaire et les industries extractives, ce phénomène des temps modernes difficile à combattre semble défier les barrières restrictives. Ainsi donc, certaines sociétés nationales, Air Mauritanie par exemple, ont souffert de mauvaise gestion économique.

Chaque directeur général se croyant tout permis allant même jusqu’à transformer cette compagnie en entreprise familiale et l’argent détourné au su de tout le monde sans que des sanctions ne tombent sur la tronche de ces gaspilleurs.

Il fallait s’y attendre : cette situation dramatique a mené inexorablement notre compagnie aérienne à la faillite programmée résultat d’une mauvaise politique de gestion économique catastrophique.

Autre lieu de la survivance et de la promotion flagrante de la corruption : le système judiciaire. Dans son dernier rapport publié la semaine dernière, Transparency International indique que l’influence et l’ingérence directe du pouvoir exécutif dans le processus judiciaire, à travers des menaces, la corruption et l’intimation des juges, sont récurrentes en Afrique.

Le rapport souligne qu’en Afrique, le manque de critères objectifs dans la nomination des membres de la justice et le contrôle de leur salaire et conditions de travail semblent de plus en plus manifestes.

«L’Afrique est l’une des régions où l’on a une perception plus sombre de la corruption judiciaire. La plupart des pays africains perçoivent le système judiciaire comme corrompu » fait remarquer le Vice-président de Transparency International, Akere Muna qui rencarde qu’une personne sue cinq qui ont affaire avec la justice avoue avoir payé un pot-de-vin.

La justice et la police sont comme deux larrons. Récemment, un rapport confidentiel de l’inspection générale d’état a révélé une implication policière dans l’affaire de la drogue de Nouadhibou. Certaines défaillances notées au niveau des forces de sécurité et des services de l’aéroport de Nouadhibou semblent montrer que notre police nationale n’échappe pas à la corruption, autre raison parmi tant d’autres expliquant le développement de la drogue dans notre pays.

En outre, mis à part ceci, notre police nationale est regardée d’un mauvais œil et décriée de plus en plus par les citoyens qui pensent que nos roussins- des corrompus éternels- ne servent plus l’Etat mais sont là uniquement pour se servir. Et comble de l’ironie, la corruption policière se passe maintenant à ciel ouvert et au su de tout le monde.

A coté de la corruption judiciaire et policière, la corruption administrative plus complexe et souvent faite sur des promotions de tout acabit. La corruption dans l’administration détruit la bonne marche de notre société et de ses fondements. Tout se passe dans la manipulation. Sans parler des appels d’offres, des aides internationales, des recrutements de complaisance qui se font à tous azimuts !
L’autre mal qui a sapé et qui sape toujours la société mauritanienne : les détournements de fonds publics.

On se rappelle encore des déclarations du PM à l’Assemblée Nationale faisant état d’un déficit budgétaire de 70 milliards d’ouguiyas. Là aussi, notre armée nationale, nos ministères, nos sociétés nationales, aucun démembrement de l’état n’y échappe.

Pour la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement(CNUCED) qui vient de publier la semaine dernière son rapport, sur 400 milliards de dollars qui s’échappent du continent africain, un tiers aurait pour origine les détournements de fonds publics.

Afin de résorber cette fuite des capitaux, l’organisation internationale préconise une amnistie fiscale temporaire en vue de rapatrier ces fonds en Afrique.

«Je pense que l’idéal serait d’arriver à faire revenir cet argent et à l’injecter dans des investissements productifs, ce qui aurait pour effet d’augmenter le taux de croissance, de créer davantage d’emplois et aussi de régler la pauvreté » à en croire un expert de la CNUCED.

Il s’agira aussi selon cet expert de favoriser les investissements dans les secteurs privilégiant la création d’activités annexes. «Pour caricaturer un peu, les investissements sont concentrés dans les secteurs comme les secteurs des miniers, le pétrole. Maintenant, il faut recommander de pouvoir sortir de ce schéma pour diversifier les investissements dans d’autres secteurs, surtout s’assurer que là on met de l’argent, c’est des secteurs qui vont avoir des effets sur d’autres secteurs. Par exemple, les pays pétroliers pourraient investir dans la pétrochimie, la pétrochimie a beaucoup d’applications(…) ».

Il appartient au gouvernement, dans la lutte contre la corruption et les détournements de fonds, de mettre au point des mécanismes efficaces. Par exemple, dans le domaine des industries extractives qui ont une importance stratégique dans notre économie nationale, pour favoriser la transparence financière et la bonne gouvernance économique, notre pays a mis en place l’Initiative sur la Transparence des Industries Extractives afin d’éviter l’opacité qui entoure souvent les transactions dans ce domaine.

Babacar Baye Ndiaye

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