( 6 mars, 2011 )

Goûter au profit des enfants déshérités du centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary d’Arafat [Reportage Photos]

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A Arafat, dans le quartier de Meçid El Nourou, en retrait de la route qui mène vers le cimetière de Nouakchott, derrière un îlot de maisons, se dresse une institution: le Centre feu Moulaye Ould Boukhary de l’Ong Ensemble contre la pauvreté et l’enfance déshéritée. Lorsqu’on pénètre à l’intérieur de cette institution, on est vite bluffé par le cadre et l’environnement. 

Le Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary, financé par le Japon, dispose d’un réfectoire, d’un dortoir, d’une cuisine, d’une administration, d’une salle de formation, d’une bibliothèque où séjournent régulièrement des élèves du quartier, d’une salle de consultations gratuitement assurée par le radiologue Brahim Ntaghry, un des membres fondateurs de l’institution. 

Voilà 6 ans que cet institut, au nom de l’enfance déshéritée, a été créé par des cadres mauritaniens issus de diverses catégories socioprofessionnelles. Aussitôt, le projet est vite lancé. Les bénévoles se bousculent à la porte et l’institution peut se permettre d’accueillir sans arrêt des enfants déshérités. 

L’expérience est vite couronnée de succès. Coup sur coup, le Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary reçoit le prix de la FAO pour la nutrition des enfants déshérités en 2OO7 et un autre décerné par la Croix Rouge Italienne à la même année. Au même moment, l’institution reçoit des visiteurs de haute marque comme des ministres de la République, le vice-ministre des affaires étrangères de la République d’Italie. 

Le Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary vit aujourd’hui une période très difficile. Et, malgré le peu de moyens dont dispose cette institution, elle continue tout de même à accueillir des enfants déshérités notamment d’Arafat. 

Le président fondateur de cet institut, Mohamed El Khamess Sidi Abdallahi, s’est engagé depuis quelques temps, dans une course contre la montre pour donner une nouvelle impulsion au Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary qui n’assure plus à ses pensionnaires un repas par jour depuis l’arrêt du projet de nutrition « Orphelins Enfants vulnérables » piloté par le ministère de la Santé. 

Et, aujourd’hui, le défi majeur de l’administration de cette institution qui a pour ambassadeurs de bonne volonté Raghab Alama du Liban et Ousmane Gangué, c’est exactement de pouvoir assurer une prise en charge nutritionnelle aux enfants. 

Ce 2 mars 2011, vers les coups de dix huit heures, le centre est plongé dans une ambiance devenue presqu’inhabituelle. « De temps en temps, on offre des goûters aux enfants », explique Mohamed El Khamess Abdallahi, son président fondateur. Et chaque goûter semble redonner de la vie, de l’harmonie à son institution. 

Ces goûters sont souvent offerts par des personnes de bonne volonté comme à l’image d’Elisabeth Rodach du Lions Club International qui est venue spécialement offrir un goûter aux enfants déshérités du Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary doté également d’une mahadraa où étudient les enfants et une mosquée. 

« Vous avez beaucoup de chance de vivre dans ce quartier où vous avez des mamans qui sont à votre disposition, qui vous éduquent et vous donnent du confort. On essaiera de faire le maximum pour trouver et vous offrir davantage de goûters comme celui d’aujourd’hui », déclare Elisabeth Rodach qui a promis d’assister le centre pour le confort des enfants. 

Le centre compte cinq bénévoles dont deux enseignants qui dispensent, à l’après-midi, des cours de rattrapage en français et en arabe aux enfants assuré par Lalla Coulibaly (la mamie des enfants) et Mohamed Salem Ould Aly. 

Dans ce centre qui accueille entre 5O et 8O enfants, on y trouve des orphelins et des enfants issus de foyers extrêmement pauvres. Chaque jour, après les classes, à l’après-midi, ils viennent plancher dans cet institut dont ils sont devenus si familiers.   

« Des requêtes sont en cours pour assurer au moins un repas par jour aux enfants », indique Mohamed El Khamess Sidi Abdallahi. Malgré qu’il soit débordé, le centre continue à accueillir des enfants déshérités et principalement des enfants orphelins qui ont entre 1 et 10 ans, telle cette fille de 5 ans qui a perdu ses parents et qui traîne avec elle son petit frère âgé d’un an. « Il y’a des cas qu’on ne peut pas refuser et on est obligés de les accueillir », explique-t-il. 

La nuit est tombée depuis une dizaine de minutes et déjà le centre commence à se désemplir petit à petit. Les enfants sont partis rejoindre leurs foyers ainsi que les mères de famille qui bénéficient des services du Centre feu Moulaye Ahmed Ould Boukhary sauf le permanent du centre, Housseynou Ahmed et la gouvernante. 

« Dans un contexte marqué par de fortes disparités sociales et par la persistance de la prévalence de la pauvreté, je suis sûr que tout appui généreux à l’enfance orpheline, frange vulnérable de la population, sera d’un précieux concours pour préserver les acquis et développer de nouvelles activités », glisse, avant de prendre congé, le président du centre et par ailleurs médaillé d’or en tir à la cible à Kampala. 

Aujourd’hui, le centre qui éprouve le besoin d’être soutenu est confronté à une série de contraintes dont principalement l’absence de ressources financières suffisantes pour une prise en charge  conséquente de ses charges et du nécessaire développement de nouvelles activités. 

L’Ong envisage d’ailleurs d’organiser, au mois de mars courant, une soirée de gala avec l’artiste Ousmane Gangué. Puis, un grand concert où des artistes du Mali et du Sénégal seront invités. Les fonds récoltés seront destinés à la réhabilitation du centre Moulaye Ahmed Ould Boukhary et à la nutrition des enfants déshérités. 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 16 janvier, 2011 )

Deux mineures violées, l’une par son oncle par alliance et l’autre par son père

Deux mineures, l’une (sénégalaise) âgée de 16 ans et l’autre (mauritanienne) de 15 ans, ont été violées, la première, par son oncle par alliance et la seconde, par son père, a-t-on appris samedi auprès d’une source proche d’une association de défense des droits de l’Homme mauritanienne, en charge de ces dossiers.

Le viol de la mineure âgée de 16 ans s’est déroulé, jeudi passé, vers 2 heures du matin au Ksar. L’auteur du fait, après avoir été dénoncé par son épouse, a arrêté puis placé en garde à vue à la Brigade des mineurs, en attendant d’être statué sur son sort.

Au sujet de la fille âgée de 15 ans, elle habite à Sebkha. Elle a été séquestrée puis violée par son père. Le viol s’est produit mardi dernier, courant d’après-midi. Le père de la fille a été rapidement interpellé et placé en garde à vue.

Les deux victimes, précise-t-on, ont été reçues au Centre El Wafa pour les conseils et la prise en charge des victimes de violences sexuelles puis accompagnées au Centre Hospitalier National pour l’obtention du certificat médico-légal par un médecin réquisitionné par la police.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 16 janvier, 2011 )

Les violences sexuelles ‘ne doivent pas être tolérées ni acceptées’ selon Zeinabou Mint Taleb Moussa

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Une des leçons à retenir du rapport de synthèse 2010 sur les cas de violences sexuelles à Nouakchott élaboré par l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (A.m.s.m.e.) pourrait être celle-ci : premièrement, les cas par rapport à l’année 2009 ont diminué et deuxièmement, on constate que, comparativement, à l’année précédente, les tranches d’âge 10/15 et 16/18 sont toujours les plus touchées.

Lors de la publication, le 13 janvier, des résultats de ce rapport de synthèse au Centre El Wafa pour les conseils et la prise en charge des victimes des violences sexuelles de l’A.m.s.m.e., sa présidente, Zéinabou Mint Taleb Moussa, a expliqué cette chute du taux de violences sexuelles par la mise en place de programmes de prévention et de sensibilisation qui ont touché presque toutes les catégories socioprofessionnelles menés dans les neuf moughataas de la ville de Nouakchott.

C’est dans les moughataas d’El Mina, d’Arafat, de Sebkha et de Dar-Naim où l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant a enregistré le plus grand nombre de cas de violences sexuelles. Cet état de fait serait consécutif, selon cette Ong, à la particularité géographique de ces zones de forte prédominance des violences sexuelles.

Pour l’année 2009, l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant avait enregistré 205 cas de violences sexuelles. En 2010, cette Ong a enregistré 160 cas de violences sexuelles. Les filles mineures se retrouvent à la tête du peloton (127 cas) suivies des filles mineures domestiques (9 cas) et des femmes adultes (10 cas). Les femmes domestiques ferment la marche avec seulement deux cas. Les garçons mineurs n’échappent pas non plus aux violences sexuelles. Pour l’année 2010, 12 cas ont été enregistrés.

Derrière le profil des agresseurs se cachent des visages du mari de la mère, de l’enseignant, du père, du marabout, du voisin, du boutiquier, du camarade de classe, de l’ami de la famille, de l’employeur domestique, du domestique, du cousin, du vendeur ambulant, du pompiste, du tailleur, du tôlier, du mécanicien, de l’ânier, du taximan, de l’étranger, du délinquant, de l’inconnu et du mari. Au total, cela fait 258 agressions enregistrées pour l’année 2010.

Les victimes des violences sexuelles proviennent la plupart du temps de la Brigade des mineurs, des structures sanitaires, des commissariats de Police et du Centre El Wafa pour les conseils et la prise en charge des victimes des violences sexuelles.

« Lorsque nous les accueillons, nous leur faisons des examens médicaux. Pour le VIH/Sida, jusqu’à présent, on n’a pas eu un cas positif. Mais, en ce qui concerne le virus de l’hépatite B, nous avons eu deux cas positifs », a indiqué Zéinabou Mint Taleb Moussa.

Par ailleurs, en plus des prestations fournies aux victimes par le Centre El Wafa et le suivi médical des victimes, l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant assure le suivi juridique des dossiers.

« Mais, parfois, il y’a des valeurs socioculturelles qui interviennent pour décourager les victimes de porter plainte devant les juridictions. C’est un problème que nous rencontrons et nous faisons tout afin de pousser les victimes à n’avoir pas peur de porter plainte », a expliqué Me El Id Ould Mohameden, avocat à la Cour et chargé du suivi juridique des dossiers au niveau de l’A.m.s.m.e.

Dans le rapport de synthèse de cette Ong, on a noté une forte diminution des arrangements qui se faisaient soit devant la police ou devant le tribunal entre les parents en comparaison avec l’année 2009 où le taux de pourcentage représentait 43%.

Pour l’année 2010, le pourcentage d’arrangement est tombé jusqu’à 41%, un résultat qui s’expliquerait par le fait que les parents des victimes aient compris le besoin de porter plainte. « Il y’a violence mais il n’y a pas de justice. Nous sommes victimes, victimes et victimes. Victimes d’une agression barbare, victimes de mentalités et victimes de l’injustice et de l’insuffisance des lois », a souligné Zeinabou Mint Taleb Moussa.

L’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant vient d’achever une enquête sur les violences sexuelles dans cinq régions de la Mauritanie (Gorgol, Assaba, Brakna, Adrar et Dahlet Nouadhibou). D’après sa présidente, cette enquête montre que ce phénomène est réel en Mauritanie et demeure encore un sujet tabou.

Zeinabou Mint Taleb Moussa a annoncé la création d’une ligne d’assistance téléphonique et d’aide aux enfants qui souhaitent des conseils ou qui sont en danger. Ce numéro vert (80001010) d’appel gratuit mis à la disposition par la Mauritel à l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant sera également ouvert aux femmes victimes de violences. D’ici février, ce numéro vert sera ouvert aux autres opérateurs téléphoniques à savoir Mattel et Chinguittel.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 16 janvier, 2011 )

Meeting de la Coordination de l’Opposition Démocratique à la Capitale

Les leaders de la Coordination de l’Opposition Démocratique (C.o.d.) ont appelé jeudi, lors d’un meeting populaire qui a réuni des milliers de personnes, Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement dirigé par Moulaye Ould Mohamed Laghdaf à mettre un terme à la paupérisation et à la gabegie.

S’exprimant le premier lors de ce meeting, Messaoud Ould Boulkheir a dénoncé la montée des prix et le chômage. Le Président de l’Assemblée Nationale s’est également prononcé sur le sort des rapatriés restés encore au Sénégal et Mali.

Lui succédant sur la tribune, Ahmed Ould Daddah a abondé dans le même sens que Messaoud Ould Boulkheir en dénonçant le chômage qui frappe la jeunesse mauritanienne et les marchés de gré à gré qui, selon lui, ont connu une forte hausse. Par rapport à la cherté de la vie, le président du Rassemblement des Forces Démocratiques a regretté le fait que le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf n’ait rien fait pour amortir le prix des denrées de premières nécessités.

Puis, c’était au tour de Bâ Mamadou Alassane, président du Parti pour la Liberté, la Justice et l’Egalité d’emboucher la trompette en fustigeant les expropriations foncières dont sont victimes les populations de la vallée du fleuve Sénégal et l’arrêt du processus de rapatriement des réfugiés mauritaniens installés au Sénégal.

Le président d’El Wiam, Boidiel Ould Houmeid, a révélé, au sujet de l’augmentation des denrées de premières nécessités, que cela s’expliquerait par la volonté des commerçants qui avaient financé la campagne présidentielle de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a indiqué, à l’heure actuelle, sur un ton ironique, que même les seringues et les sparadraps ne sont plus à la portée des citoyens. Manière pour lui de s’élever contre la privatisation des soins de santé.

Au sujet de la gabegie, Ahmed Ould Sidi Baba a soutenu que les vrais prévaricateurs, se trouvent dans le camp de ceux qui incarnent aujourd’hui le pouvoir, s’inscrivant ainsi en faux contre les allégations de la Coalition des Partis de la Majorité (CPM) qui affirme que l’opposition est composée de Moufcidines.

Le président du l’Union des Forces de Progrès, Mohamed Ould Maouloud a appelé les pouvoirs publics à libérer immédiatement Birame Ould Dah Ould Abeid et ses amis condamnés à six mois de prison ferme par la justice. Il a déclaré qu’il est temps que Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement apporte des réponses claires et rapides aux problèmes que rencontrent les mauritaniens. Cela, a-t-il expliqué, pour éviter à la Mauritanie ce qui se passe actuellement en Tunisie depuis quelques semaines. Le président de l’Union des Forces de Progrès s’est enfin interrogé sur l’utilisation des 50 millions de dollars donnés par l’Arabie Saoudite à la Mauritanie.

Quant à Mahfoudh Ould Bettah a regretté, lui, que l’armée ne soit plus une armée républicaine.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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( 16 janvier, 2011 )

Le lapsus de Mintata Mint Hedeyd provoque des éclats de rire

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Mercredi, dans l’après-midi, lors du meeting de la Coalition des Partis de la Majorité (C.p.m.), la secrétaire générale du Parti Républicain pour la Démocratie et le Renouveau (P.r.d.r.) Mintata Mint Hedeyd a parlé de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, au lieu de Mohamed Ould Abdel Aziz dans un discours qu’elle prononçait.

Ce lapsus de Mintata dont le parti est membre de la Coalition des Partis de la Majorité et reconstruit sur les cendres du défunt Parti Républicain Démocratique et Social (P.r.d.s.) a provoqué des éclats de rire aussi bien chez la foule que chez les autorités présentes à ce meeting. Ce fut un savoureux moment de détente.

Après le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement Mohamed Lemine Ould Aboye, c’est autour de Mintata Mint Hedeyd de se mélanger les pinceaux, grossissant ainsi le Guinness des lapsus.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 16 janvier, 2011 )

La CPM passe en revue les réalisations du gouvernement lors d’un meeting populaire

La Coalition des Partis de la Majorité (C.p.m.) a organisé un meeting populaire ce 12 janvier à la grande place située au sud de l’institut Iqraa situé à coté de la centrale électrique de la Moughataa de Arafat sur la route Nouakchott- Rosso.

Ont pris la parole : Mohamed Yahya Ould Horma (1er vice-président de l’Union pour la République), Mintata Mint Hedeyd (S.G. du Parti Républicain pour la Démocratie et le Renouveau), Kane Hamidou Baba (Président du Mouvement pour la Réforme), Oumar Ould Maatalla (Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat à l’Education Nationale chargé de l’Enseignement Secondaire), Matty Mint Hamady (Ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration) et Ousmane Bâ (S.G. du gouvernement).

Tour a tour, ces leaders politiques, devant plusieurs milliers de personnes, ont fait le bilan des réalisations (infrastructures de base, lutte contre la gabegie et la corruption, amélioration des conditions de vie des populations) de Mohamed Ould Abdel Aziz et du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf présent à ce meeting ainsi qu’abordé les questions de l’heure sur le plan politique, social et économique, ainsi que les perspectives de l’action politique de la coalition des partis de la majorité présidentielle pour l’année courante.

La Coalition des Partis de la Majorité ont demandé au gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf de subventionner les denrées de premières nécessités pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens afin d’éviter ce qui s’est passé récemment en Algérie.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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( 16 janvier, 2011 )

Des femmes se forment aux techniques de plaidoyer et de communication

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Une session de formation en technique de plaidoyer et de communication organisée par l’Association des Femmes Chefs de Famille (A.f.c.f.) s’est ouverte, ce lundi, au Ksar, au siège de cette organisation de la société civile.

S’exprimant à l’ouverture de cet atelier qui prendra fin le 14 janvier, Salimata Sy, qui pilote au niveau de l’A.f.c.f. les activités du programme « Former et Agir en Mauritanie«  financé par l’Union Européenne, a présenté les détails de ce programme portant sur « le renforcement des capacités des associations locales de défense des droits humains en matière de mobilisation sur les droits des femmes ».

« C’est un projet qui est axé essentiellement sur le plaidoyer pour l’amélioration de la législation qui règle ou organise la vie des femmes dans notre pays« , a-t-elle expliqué, précisant aussi que cette session de formation en technique de plaidoyer et de communication sera l’occasion de revenir minutieusement sur « les différents textes nationaux ou internationaux qui organisent la vie de ces femmes à savoir les conventions internationales, les lois nationales, les décrets… ».

« Avant de plaider, il faut savoir d’abord parler. Pour parler, il faut savoir communiquer, cerner son message et identifier sur quoi ce que l’on veut communiquer », a-t-elle lancé aux participantes de cette session de formation assurée par Tijani Ould Mohamed El Kerim, directeur de l’Institut Mauritanien pour l’Accès à la Modernité.

Ce projet regroupe trois autres organisations de défense des droits de l’Homme mauritaniennes dont l’Association des Femmes Chefs de Famille.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 16 janvier, 2011 )

Un homme coincé aux urgences du CHN faute de pince

Un homme d’une trentaine d’années s’est vu, ce lundi, retenu pendant plus d’une quarantaine de minutes aux Urgences du Centre Hospitalier National de Nouakchott parce qu’il n’y avait pas tout simplement de pince dans ce service.

A la suite d’un accident de circulation, cet homme a été rapidement acheminé au Centre Hospitalier National de Nouakchott pour se faire soutirer la bague coincée et enfoncée sur son doigt de son bras gauche ouvertement fracturé.

Il patientera pendant une bonne quarantaine de minutes alors qu’il souffrait d’hémorragie continue avant d’être tiré d’affaire grâce à l’intervention de son patron qui a saisi le chef du service des Urgences.

« Il n’y avait aucune pince encore moins un matériel adéquat pour couper la bague. Selon les infirmiers, les pinces se trouvaient au niveau du bloc opératoire. C’est dans ce service, d’ailleurs, qu’on a pu se procurer d’une pince pour lui tirer d’affaire sans être anesthésié », a expliqué un proche de cet homme.

Au Centre Hospitalier National de Nouakchott, les malades s’offusquent souvent des conditions de traitement des agents de cette première structure sanitaire du pays.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

( 10 janvier, 2011 )

El Hussein Dieng, SG de l’IRA-Mauritanie sur le verdict prononcé contre ses camarades : »Nous ne le reconnaissons pas parce qu’il ne relate réellement pas les faits qui se sont produits à Arafat »

Dieng El Hussein, SG de l'IRA-Mauritanie

La justice vient de condamner à une peine de 6 mois de prison ferme et 500.000 UM d’amende contre Birame Ould Dah Ould Abeid Président de l’IRA-Mauritanie et Maouloud Ould Boubou et une peine de 6 mois avec sursis plus une amende de 100.000 UM pour Dah Ould Boushab, Ali Ould M’Bareck, Cheikh Ould Abidine et Balla Touré.

Le secrétaire général de l’Ira-Mauritanie El Hussein Dieng s’est aussitôt prononcé sur cette décision de justice. Entretien.

Cridem : Le verdict est tombé. Birame Ould Dah Ould Abeid et ses amis ont été condamnés par la justice à une peine de 6 mois de prison ferme. Quel est votre jugement ?

El Hussein Dieng : Ce verdict, nous ne le reconnaissons pas parce qu’il ne relate réellement pas les faits qui se sont produits à Arafat. Il y’a eu une autre approche qui a été faite par les autorités en charge de la justice qui voulaient, coûte que coûte, en découdre avec Birame Ould Dah.

Ce que nous avons pu comprendre, c’est que les droits de l’Homme et la démocratie marchent carrément à reculons en Mauritanie. Et c’est regrettable pour un pays qui a vraiment envie d’avancer. Nous restons fermes sur nos principes. Pour nous, ce qu’on appelle les droits de l’Homme ne sont pas négociables, c’est un terrain sur lequel nous sommes très clairs. Nous allons faire un appel et on verra la suite.

Cridem : Maintenant que Birame Ould Dah et ses amis sont emprisonnés, quelle suite allez-vous donnez à votre combat contre l’esclavage ?

El Hussein Dieng : Il y’a une chose que les gens doivent comprendre et c’est extrêmement important : un problème, lorsqu’il existe dans un pays, on ne doit pas le nier mais on doit avoir le courage de l’affronter avec une volonté politique réelle et trouver des solutions par rapport à ça. Nos amis sont victimes de cette situation.

Nous savons en ce qui concerne l’esclavage que les Harratines, les Négro-mauritaniens comme les Beidhanes ont une partition extrêmement importante pour ce combat afin de mettre un terme à ce problème d’esclavage.

Il y’a des gens qui pratiquent l’esclavage à l’intérieur du pays. Ceux-là ont envie que cette pratique perdure parce que c’est leurs intérêts. Nous avons toujours proposé par rapport à la question de l’esclavage de mettre en place une commission indépendante chargée exclusivement de cette question. Tous les esclaves doivent être libérés.

Le député de Tawassoul Jémil Ould Mansour a eu l’occasion de dire publiquement au Parlement que l’esclavage existe encore en Mauritanie. Mais, il faudrait que les gens aient le courage de l’affronter et cela est valable également pour les autres problèmes qui sont liés à l’exclusion, à l’état foncier, à l’injustice, à l’Etat civil qui est train de se poser avec acuité…

Cridem : Vous avez adressé des lettres à des chancelleries occidentales, africaines et arabes accréditées en Mauritanie de même que mis à contribution certains partis politiques et Ongs. Mais, cela n’a pas pesé sur la balance. Est-ce que votre lutte n’est pas déjà perdue d’avance ?

El Hussein Dieng : La condamnation de Birame nous confirme qu’il a toujours gêné dans ce pays de par son discours. Mais, ce discours est vrai et partagé même au niveau des sphères de l’Etat. Nous rencontrons des autorités nuit et jour qui disent que ce que dit Birame est effectivement vrai. A la place de l’Etat, nous aurions pris ce qu’il y’a d’essentiel dans son discours et essayer de l’étudier, d’en faire vraiment un programme pour les populations.

C’est ce que le gouvernement devait faire. Nous considérons tout simplement que Birame est parti en voyage. Parce qu’il nous a habitués à cela. Qu’il va revenir très bientôt et très fort. Le jour où il sortira, ce jour-là, on organisera un grand meeting à Nouakchott pour montrer que la bataille n’est pas perdue.

Cridem : Quelle est l’invitation que vous adressez aux pouvoirs publics ?

El Hussein Dieng : L’esclavage existe bel et bien en Mauritanie. Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement doivent prendre ce problème par les deux mains et de l’aborder courageusement. Mohamed Ould Abdel Aziz a été élu pour ça. Nous déplorons le fait que certains partis politiques ne se soient pas prononcés sur cette situation comme Adil ou l’Upr qui a mis en place une commission des droits de l’Homme qui n’a rien fait dans ce sens.

Nous aurions aimé que le Président de la République installe une commission indépendante chargée exclusivement de lutter contre l’esclavage et ses séquelles. Birame Ould Dah n’est pas contre les intérêts de la Mauritanie. Nous déplorons le silence des oulémas qui sont en grande partie complices de la situation dans laquelle nous sommes. Nous sommes en train de vivre la cherté des prix.

Dans les mosquées, dans les khotbas, au lieu qu’on évoque les problèmes des populations, on évoque des problèmes antérieurs, qui nous dépassent, qu’on ne vit même pas en Mauritanie. Le Président de la République avait proposé de réformer la justice. Mais, un pays, il faut qu’il soit stable pour le développer. Mais, jusqu’à présent, on n’a pas vu ces réformes judiciaires qu’il avait promises.

Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

( 8 janvier, 2011 )

Une dame licenciée pour refus d’être transférée dans une autre agence de Western Union Parinacom

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Une dame répondant au nom de Hawa Camara, gérante et caissière d’une agence de Western Union Parinacom, depuis le 01 septembre 2008, s’est plaint d’avoir été licenciée sans motif, révélant qu’elle travaillait dans des conditions difficiles, moyennant un salaire mensuel de 30.000UM.

« Je travaillais plus de 12 heures par jour, et sans congés annuels ni repos hebdomadaires. Un jour, mon employeur a décidé de me transférer dans une autre agence située au Carrefour Madrid sans prime de transport alors que je réside au 5ème arrondissement« , a dit Hawa Camara.

 » Après presque deux ans, de bons et loyaux services, et souvent au risque de ma vie, j’ai été licenciée par son employeur, le 27 décembre 2010, sans aucun motif valable », a-t-elle soutenu.

La CGTM qui a été saisie par Hawa Camara s’est offusquée de ce licenciement et estime que cette société aurait seulement prétexté le refus de cette employée d’être transférée au niveau de l’agence située au Carrefour Madrid sans prime de transport pour se débarrasser d’elle.

La CGTM a aussi indiqué que Western Union Parinacom n’a jamais voulu déclarer Hawa Kane au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale après 2 années de services rendus et déclare enfin que le licenciement a été prononcé sans observation des dispositions de l’article 46 du Code du Travail.

« Au niveau des agences Western Union Parinacom, les droits des employées sont constamment bafoués et les lois ne sont jamais respectées »
, a indiqué une source au niveau de la CGTM.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem 

 

 

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